+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Réponse à un chrétien – L’immortalité

Ce cours exposé que nous allons proposer est une réponse aux dires – ou plutôt à un extrait de texte – d’un chrétien sur le web. Il ne s’agit pas d’un blâme vis à vis de cet homme, que nous respectons d’ailleurs pour son âge, mais d’une simple correction de ses dires, que nous considérons comme un pur sophisme. Pour ceux qui veulent un peu de lecture, le texte complet peut être lu ici, et, d’ailleurs sans prétentions et avec respect, nous signalons que ce texte manque amèrement d’objectivité : que des versets qui pourraient faire croire en la mortalité de l’âme, aucune approche antithétique du texte ! L’extrait court que nous allons analyser est le suivant :

Depuis le début de l’histoire humaine, la mort a sans cesse effrayé les hommes qui ont constamment essayé de comprendre ce qui se passe au-delà de cette échéance ultime. Face au néant insupportable, ceux-ci ont toujours tenté de nier la mort en se rattachant à l’idée apaisante d’une survie immédiate. Pour la majorité des hommes de chaque civilisation, l’antique notion d’immortalité de l’âme semble donc avoir été une réponse rassurante – mais imparfaite – à l’angoisse de l’au-delà.

Selon cette conception, l’âme survit tel un « double du vivant ». Ainsi, la mort n’est pas vraiment la mort puisque « la vie » se poursuit sous une autre forme ! Plus ou moins différente selon les peuples – nous nous limiterons à un rapide aperçu historique –, la représentation de la vie de l’âme après la mort du corps a toujours été empreinte de mystère. Et cet aspect a généralement induit la crainte (peur de l’enfer, pensée que l’âme pourrait interagir avec les vivants) dans le cœur des hommes, un sentiment qui aujourd’hui encore dans nos sociétés occidentales, influence considérablement le culte rendu à « l’âme de nos morts » !

Cet extrait du texte est une vraie désolation ! La conclusion qui déclame : « Pour la majorité des hommes de chaque civilisation, l’antique notion d’immortalité de l’âme semble donc avoir été une réponse rassurante – mais imparfaite – à l’angoisse de l’au-delà », n’est rien d’autre qu’un sophisme. On ne peut – oh ! vraiment pas – soutenir que l’immortalité de l’âme n’est qu’une réponse à l’angoisse de l’au-delà, ou encore une espérance fantasmagorique que les êtres humains auraient mis sur pied pour se rassurer. Lorsque nous parlions du manque d’objectivité de l’article, cela était parfaitement fondé. Une question que nous nous posons est la suivante : « Si l’homme a longtemps cru en l’immortalité de l’âme, ce pourrait-il que cela soit dû au simple fait que cette espérance est ancrée dans les profondeurs de son être » ? La question a-telle été étudiée ? Nous en doutons fort ! Pour répondre, relevons que l’être humain se caractérise par des rites funéraires, qui, d’une civilisation à une autre, diffèrent. Peu importe, il y a toujours eu ce respect pour ceux qui nous ont quittés, une certaine espérance ancrée en l’être humain, l’assurant de la survie de l’être cher perdu. Cet élément, au premier abord ne permet pas de prouver quoi que ce soit, mais donne déjà un élément de réponse. Pourquoi l’immortalité (de l’âme) est-elle forcément une réponse à l’angoisse de l’au-delà ? En effet, l’anxiété peut être due à la cessation de plaisir, l’inconnu. Ne dit-on pas de nos jours que la vie est trop courte ? La mort dans notre société semble injuste, l’être humain accepte difficilement que ses projets et ses espérances soient annihilés par la mort. Vivre est un désir qui persiste chez l’être humain et ce, malgré les échecs, les souffrances, les déceptions…

L’homme sait qu’il est mortel uniquement à cause du fait qu’il déjà expérimenté la mort, il l’a vue. Si nous n’avions jamais eu affaire à la mort, si nous ignorions son existence, il est évident que penserions être immortels : ce n’est pas une supposition, c’est un fait indéniable ! un fait logique. Admettre son anéantissement, voilà une chose qui semble inconcevable pour l’esprit humain. Cependant, une question persiste : si l’immortalité est une connaissance intuitive, donc ancrée dans les profondeurs de l’être humain, comment se fait-il que certains hommes la rejettent ? La réponse est simple. Jacques Maritain écrivait : « La connaissance instinctive ou intuitive de l’immortalité peut être niée par notre intelligence ou restée inconsciente d’elle, car notre intelligence est naturellement tournée vers les choses extérieures. »[1] Il est cependant étonnant de voir que ceux qui nient l’immortalité de l’âme, vivent comme tout être humain ; c’est à dire, s’ingénient à trouver une forme d’immortalité. L’Amour, le Bonheur, les idées théologiques ou philosophiques, les œuvres musicales, ne sont-ce pas là une preuve d’immortalité de l’homme ? Assurément ! Et lorsque nous lisons dans le texte ci-dessus sur l’immortalité de l’âme, celui-ci ne sert pas seulement à cette génération qui est la nôtre, mais également à la future, de sorte que, grâce à ce texte, c’est l’auteur qui est « immortalisé » : c’est ce qu’on appelle l’immortalité subjective, «[…] cette immortalité par laquelle nous survivons dans la mémoire, la pensée et l’amour de ceux qui nous ont connus. »[2] Et, fatalement – heureusement devrions-nous dire – la Bible tant sollicitée par l’auteur confirme ce que nous avons établi, à savoir : si l’homme se « sent » immortel, c’est parce que l’immortalité est une connaissance intuitive, et donc inscrite dans les profondeurs de son être. En effet, nous lisons : « Je regarde la tâche que Dieu donne aux enfants des hommes : tout ce qu’il fait convient en son temps. Il a mis dans leur cœur l’ensemble du temps, mais sans que l’homme puisse saisir ce que Dieu fait, du commencement à la fin. » (Ecclésiaste III, 10-11) Si donc l’homme a cru en l’immortalité de l’âme, ce n’est point à cause d’une quelque angoisse, mais bien parce que Dieu a mis dans son cœur la pensée de l’éternité !

Enfin, lorsque nous lisons : « Selon cette conception, l’âme survit tel un « double du vivant ». Ainsi, la mort n’est pas vraiment la mort puisque « la vie » se poursuit sous une autre forme ! », on oublie une chose, pourtant d’une importance capitale ! notre Seigneur Jésus-Christ, parlant de la mort, fait bien une distinction entre la mort de l’âme et celle du corps ! Il nous dit : « Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt Celui qui peut perdre dans la géhenne à la fois l’âme et le corps. » (S. Matthieu X, 28) Il appert, d’après ce verset, que la mort du corps ne signifie pas, ipso facto, celle de l’âme ! au contraire, il affirme une survie de l’âme lors de la mort du corps.

________

  • [1] MARITAIN Jacques, « L’immortalité du soi », in De Bergson à saint Thomas, œuvres complètes, Editions universitaires Fribourg, Suisse, 1989, p. 49
  • [2] MARITAIN Jacques, Ibid., p. 56
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3 commentaires sur “Réponse à un chrétien – L’immortalité

  1. Marie mère de Dieu
    19 avril 2013

    Merci pour cet exposé qui réfute bien – l’erreur logique – qu’a commise l’auteur du texte que vous avez traité. Mais ce n’est pas la seule erreur qu’on peut remarquer ou relever dans ce texte. Il est truffé d’affirmations gratuites, de raisonnements fallacieux et même des hérésies – notamment concernant les auteurs (autorités) auxquels le texte fait appel.
    Parmi ces erreurs, il faut relever ce qui suit. On peut en effet lire :
    « les Ecritures n’emploient jamais l’expression « immortalité de l’âme » ! Si les mots « âme » et « esprit » y apparaissent plus de 1600 fois (13), dans aucun cas, ceux-ci sont qualifiés par l’adjectif « immortel(le) ». Par définition, Dieu seul possède l’immortalité : « le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l’immortalité » (1 Timothée 6.16). Contrairement à lui, tous les hommes sont donc sujets à la mort. »
    Vraiment mais quel manque de perspicacité. Deux affirmations qui conduisent à une conclusion, peu convaincante vu lesdits affirmations. Grosso-modo, les Ecritures n’emploient pas les mots « âme immortelle », alors c’est forcément faux ! Comme erreur de raisonnement, celle-là, on peut également la relever…
    Pire encore. Ce qui est cité en conclusion est une pure hérésie. Le dernier paragraphe affirme :
    Enfin, il serait injuste de ne pas citer Pierre Rabischong – professeur émérite et doyen honoraire de la faculté de Médecine de Montpellier, vice-président de l’Académie mondiale des technologies biomédicales à l’UNESCO – qui tente dans un ouvrage scientifique très sérieux de répondre à la question des origines de l’homme et de son devenir après la mort : « Tout être vivant va à la mort, qui est la fin du fonctionnement des cellules et des organes, avec une extinction irréversible de l’esprit, lié de façon directe et totale avec le cerveau. La survie de la mort est dans la mémoire des vivants. Aucun phénomène spirituel ne peut exister par lui-même sans un système neuronal, qui l’identifie comme tel. […] Les grandes religions monothéistes parlent d’une autre vie après la mort […] Le fait, qu’on puisse, ce qui est toléré par certaines religions, incinérer le corps après la mort le réduisant en cendre, impose d’imaginer une constante de l’individu, qui permettrait, après une période de néant d’une longueur inconnue, sa survie complète, c’est-à-dire consciente. Or il n’y a pas conscience sans cerveau et on peut, à titre d’hypothèse, considérer que la confusion introduite par les philosophes grecs entre l’esprit et l’âme devrait être modifiée profondément en donnant à l’âme une signification différente. L’esprit est un concept biologique. L’âme ne l’est pas. S’il doit y avoir une résurrection, qui en fait devra être une “re-création” d’un corps différent, puisque l’autre aura réellement disparu, il faudra un équivalent de cerveau, pour nous redonner la conscience d’être et de comprendre […] L’âme pourrait donc être une carte d’identité de l’individu unique, que nous sommes tous, une sorte de carte à mémoire faite avec une “puce divine” qui nous inscrirait définitivement dans le code du Constructeur (28). »
    Il serait injuste ? Sérieusement, ce monsieur Pierre Rabischong, a-t-il vraiment compris quelque chose au Christianisme ? « . L’âme ne l’est pas. S’il doit y avoir une résurrection, qui en fait devra être une “re-création” d’un corps différent, puisque l’autre aura réellement disparu, il faudra un équivalent de cerveau, pour nous redonner la conscience d’être et de comprendre »… Grosso modo, le corps ne nous appartient pas. Puisque en principe, nous en aurons un nouveau à la Résurrection. Du coup, notre corps, on peut le vendre, se prostituer etc. Parlant de cerveau, j’espère du moins que l’auteur ne place pas de ce dernier comme « siège de la PENSEE ». Quelle hérésie ! Malheureusement, le corps de la Résurrection sera le MÊME d’avant la mort ! mais avec des caractéristique différentes. Il ne s’agit pas comme le disent certains d’une « re-création » au sens propre du terme. Car, en supposant que l’âme meurt réellement, l’être de la résurrection est UN NOUVEL ÊTRE ! non pas une pâle et mensongère copie du corps précédent – d’avant la mort donc. C’est évident. Je me demande pourquoi le site se nomme « Bouquet philosophique », est-ce une blague ? De la philosophie certes, mais pas de la philosophie acceptée dans le Christianisme.

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