+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

La Trinité : ‘De l’égalité du Fils avec le Père’

Peu de sujets théologiques n’ont engendré autant de polémiques que le sujet qui porte sur la Divinité du Christ. Très tôt, l’Église, s’appuyant sur les témoignages des apôtres et les prophéties, a reconnu que le Christ est Vrai Dieu et vrai homme. Le sujet est ardu, suscite des incompréhensions chez beaucoup ; a provoqué des divisions – déjà au sein du Christianisme lui-même. La personne du Christ n’a cessé de passionner ; attiser les querelles… L’Église reconnaît un seul Dieu en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit (c’est ce que nous appelons la Sainte Trinité); chaque personne est entièrement Dieu… Que le Père soit Vrai Dieu, la question ne se pose pas, mais quand il s’agit du Fils, des distanciations s’opèrent… Il s’agit donc, sans prétentions quelconque de prouver une fois pour toutes la Trinité (bibliquement et rationnellement), de mener une enquête précise sur cette Vérité.

Avant toute chose, il convient de définir la Trinité, car beaucoup (même dans les rangs catholiques) semblent ne pas connaître ce que c’est. La Trinité dit que Le Père est Dieu, le Fils est Dieu et le Saint-Esprit est Dieu, il n’y a cependant pas trois Dieux, mais UN seul ! Les trois personnes de la Trinité sont distinctes et égales en puissance comme en éternité, partageant la MÊME Nature divine. Donc, le Fils et l’Esprit-Saint sont éternels et ont la même puissance que le Père.

A ce stade, plusieurs problèmes seront dissous. En effet, la plupart sont ignorants de la Trinité car leur point de vue insinue que la Personne du Père c’est la même que le Fils. Ainsi, lorsque vous citez l’évangile de S. Jean, chapitre I, 1 qui dit: « Au commencement était le Verbe. Le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu »; reconnaissant Jésus-Christ le Verbe, certains chrétiens non trinitaires rétorqueront: « Mais, comment peut-on être avec une personne et être cette même personne ? ». L’argument pourrait poser problème au Sabellianisme qui ne reconnaît pas la distinction de personnes en Dieu, selon cette doctrine qui est aussi appelée Modalisme, le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne sont que des aspects de l’Être divin; mais l’argument ne pose aucun problème à un Trinitaire. D’ailleurs, beaucoup de Chrétiens se disent trinitaires, alors qu’au fond, ils défendent le Modalisme (j’avais récemment discuté avec un ami catholique qui maintenait, malgré mes précisions que le Père EST le Fils… ce qui est faux selon la Trinité)… En tant que créatures, nous reconnaissons la Trinité comme un « mystère » qui dépasse notre entendement, mais il serait faux, par contre erroné de soutenir que la Trinité est irrationnelle, loin de là. Car, si l’Église Catholique la maintient, c’est parce qu’avant tout, elle ne s’oppose pas à notre Raison. Certains, notamment dans le Protestantisme libéral, ont profité du terme « mystère », pour conclure que Dieu n’était pas un Être « mystérieux » et que, la Trinité n’est que le fruit de l’imagination des hommes. Cette critique est très courante, mais il convient néanmoins d’opposer le verset suivant : Les choses cachées sont à Yahvé notre Dieu, mais les choses révélées sont à nous et à nos fils pour toujours… (Deutéronome 29, 29)… Après ces quelques précisions, voyons pourquoi le Fils est vraiment égal au Père.

Lors des débats passionnés auxquels se livrent les théologiens, la question de la Trinité est inévitable, surtout les implications de celle-ci. D’abord, la grandeur de Dieu (le Père). Comment penser que le Fils est aussi grand que le Père, alors que lui-même dit : « le Père est plus grand que moi » (S. Jean 14, 28) ? Ou encore, comment comprendre que le Fils est aussi grand que le Père lorsque l’Apôtre Paul nous dit que le Fils se soumettra au Père qui lui a tout soumis (I Corenthiens 15, 28) ? Premièrement, nous reconnaissons le Fils comme vrai Dieu ET vrai homme, ainsi, il apparaît selon le verset de S. Jean 14, 28, que le Fils parle dans sa condition humaine (en tant que vrai homme, il est inférieur au Père). De plus, si ce verset venait à prouver que le Christ est inférieur au Père, il faudra également convenir que les Anges sont supérieurs au Fils, puisque celui-ci a été abaissé au dessous des Anges (Hébreux 2, 9) ; or, le Christ est créateur des Anges, comment comprendre qu’il leur est inférieur, si ce n’est dans la condition humaine ? Deuxièmement, quand on dit que le Fils se soumettra à son Père, il faut comprendre qu’il reconnaît qu’il tient sa force du Père, tout simplement. En effet, qu’est la grandeur du Père si ce n’est sa perfection ? Nous reconnaissons un Dieu « trois fois » saint. Et, puisque le Fils est le Verbe (la Parole de Dieu) et qu’il a été engendré par lui, il convient donc que le Fils soit aussi grand que le Père, car, et puisqu’engendré, il bénéficie totalement de la perfection de la Nature du Père dont nous avons parlé, mettant ainsi en évidence sa grandeur. Il est évident que comme le remarque S. Thomas d’Aquin, pour qu’il y ait une paternité et une filiation, il faut que, par sa génération, le Fils parvienne à posséder en perfection la nature du Père, comme le Père la possède. Donc, le Fils est aussi grand que le Père.

Considérons à présent l’éternité. Le Christ est-il éternel ? On arrive souvent à la conclusion que oui, et que, par conséquent, le Christ a été créé. Il ne faut pas confondre « engendré » et « créé ». Nous affirmons en effet que le Christ est éternel comme le Père. Il paraît en effet absurde de dire que Dieu ait existé sans Son Verbe (sa Parole). De même, beaucoup, voulant montrer que le Christ est une créature, se base sur Proverbes 8, 22 qui dit : « Yahvé ma créée prémices de son œuvre, avant ses œuvres les plus anciennes. » Dans ce passage, beaucoup reconnaîtront la Sagesse de Dieu, et puisque la Sagesse de Dieu est identifiée au Christ (il existe cependant une interprétation nous venant des pères de l’Église, qui soutient qu’il s’agit en réalité du Saint-Esprit), on déduit qu’il a été créé ; mais attention ! Le verbe hébreux (par lequel on traduit ‘créer’) n’est pas le même qu’en Genèse 1, 1. De plus, serait-on assez maladroit de dire que Dieu a « créé » la Sagesse, ce qui implique donc qu’il a, à un moment donné existé sans elle, et que par conséquent il ne serait plus Dieu ? C’est absurde. L’argumentation est d’autant plus boiteuse puisque la Sagesse affirme également (Proverbes 8, 23) : « Dès l’éternité je fus établie… » ! oui, vous avez bien lu ! Établie dès l’éternité. Ajoutons à cela l’évangile de S Jean I, 1 : « Au commencement était le Verbe. Le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu ». Ce qui nous amène à conclure que le Christ est éternel, tout comme le Père.

La Puissance. On conviendra, 1) en lisant l’évangile selon S. Jean 5, 19, que le pouvoir du Fils est inférieur à celui du Père, car nous y lisons : « En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même… » ; 2) que celui qui enseigne est forcément supérieur à celui qui écoute, que celui qui commande est supérieur à celui qui obéit. Or, selon Jean 14, 31, le Fils ne fait que ce que son Père lui a ordonné ; le Fils juge selon ce qu’il entend du Père (S. Jean 5, 30) ; le Père enseigne au Fils (S. Jean 5, 20). Donc la puissance du Père est supérieure à celle du Fils, et donc le Fils est inférieur au Père… La réponse à ces objections est simple. Soulignons d’abord la réponse de S. Thomas d’Aquin (voir Somme théologique, question 42, article 6) qui disait que la puissance d’agir suit la perfection de nature. On le voit bien dans les créatures : plus la nature qu’on possède est parfaite, plus la vertu active est grande. 1) il est très malhonnête de citer un verset tronquer, car nous reconnaissons que le Fils ne peut rien de lui-même ; mais nous reconnaissons que le Fils tient sa puissance du Père, mieux encore, nous reconnaissons en fait que la puissance du Fils est celle du Père ; l’autorité du Fils est l’autorité du Père. Sachant cela, le verset citer prend tout son sens. Lisons-le entièrement :

En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, qu’il ne le voie faire au Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait ; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, à vous en stupéfier. Comme le Père en effet ressuscite les morts et leur redonne vie, ainsi le Fils donne vie à qui il veut. Car le Père ne juge personne ; il a donné au Fils le jugement tout entier. (S. Jean 5, 19-22)

Le verset est clair, le Christ lui même est clair ! Il ne se contente pas de faire ce que le Père fait ou de faire à peu près ce que le Père fait, non, il le fait pareillement. Ceci montre donc que la puissance du Fils n’est rien d’autre que la puissance du Père. Et nous lisons cette comparaison stupéfiante : Comme le Père ressuscite les morts et leur redonne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut : ce qui fait donc de lui aussi puissant que le Père, l’égalité étant mise en évidence ici par les les adverbes comme et ainsi. Pour répondre à la deuxième objection selon laquelle le Père est supérieur car il enseigne au Fils, il faut seulement comprendre que, comme le Père engendre le Fils, il lui communique ipso facto sa science, comme avec la perfection. Il lui communique sa science, sa perfection, sa puissance de toute éternité. Mais alors, comment comprendre Hébreux I, 5 ? Le Père, s’adressant au Fils dit : « tu es mon Fils, moi, je t’ai engendré aujourd’hui…» ; là encore, il ne point confondre les choses. Les musulmans en particulier diront que puisque on parle d’un aujourd’hui, le Christ a donc eu un commencement. Mais, ne soyons pas limités ! Pensez-vous réellement que le aujourd’hui de Dieu correspond au aujourd’hui des hommes ? Sûrement pas ! Le aujourd’hui de Dieu correspond à l’éternité, et comme nous l’avons vu plus haut, la Sagesse du Père a été établie dès l’éternité (Proverbes 8, 23)

En définitive, nous n’avons pas cherché à être le plus exhaustif possible ! La Bible est gigantesque, et des antithèses pourront toujours être proposées, le débat n’est certainement pas clos, et ne le sera d’ailleurs jamais. Nous avons traité de la Trinité, mais uniquement en ce qui concernant l’égalité de personnes (entre le Père et le Fils), dans les jours et les mois qui suivent, nous engagerons d’autres discussions sur le sujet. Ce qu’il retenir c’est que, la sainte Trinité ou du moins les partisans, ont toujours reconnu que le Christ est celui qui reçoit, mais quand il reçoit, c’est pleinement. Ce qui fait que la Puissance du Christ vient du Père, et est cette même Puissance. C’est le Père qui engendre le Fils, et par conséquent lui communique, sa perfection (qui implique grandeur), sa puissance, sa science : ce n’est qu’une voie de conséquence, et ces éléments font donc du Christ, l’égal du Père.

Publicités

4 commentaires sur “La Trinité : ‘De l’égalité du Fils avec le Père’

  1. Baert
    16 juillet 2013

    Le Dogme de la TRINITE est-il biblique ?

    Certains pourraient se demander: ‘Si la Trinité est-elle un enseignement biblique, comment est-elle devenue une doctrine de la chrétienté?’ Pour beaucoup, elle a été formulée en l’an 325, au concile de Nicée.

    En réalité, ce n’est pas tout à fait exact. Le concile de Nicée a bien affirmé que le Christ était de même substance que Dieu, ce qui a posé le fondement de la théologie trinitaire postérieure; mais il n’a pas établi la Trinité, car l’esprit saint n’y était pas présenté comme la troisième personne d’une divinité ternaire.

    Le rôle de Constantin à Nicée

    DEPUIS de nombreuses années, une idée qui se répandait, et selon laquelle Jésus est Dieu, rencontrait une vive opposition, opposition fondée sur les Écritures. Pour tenter de mettre fin au conflit, l’empereur romain Constantin convoqua tous les évêques à Nicée. Une partie d’entre eux seulement, soit environ 300, s’y rendirent.

    Constantin n’était pas chrétien. On dit qu’il s’est converti sur le tard; toutefois, il s’est fait baptiser alors qu’il était mourant. Dans L’Église primitive (angl.), Henry Chadwick dit de lui: “Comme son père, Constantin adorait le Soleil invaincu; (…) on ne doit pas voir dans sa conversion un effet de la grâce (…), mais le calcul d’un chef militaire. Sa compréhension de la doctrine chrétienne ne fut jamais très claire. Néanmoins, il était sûr d’une chose: la victoire au combat était un don du Dieu des chrétiens.”

    Quel rôle cet empereur, qui n’était pas baptisé, donc païen, a-t-il joué lors du concile de Nicée? Voici ce qu’on peut lire à ce propos dans l’Encyclopédie britannique: “Ce fut Constantin qui présida. Il dirigea activement les discussions, et ce fut lui qui proposa (…) la formule capitale qui allait exprimer la relation du Christ à Dieu dans le Credo adopté par le concile, ‘de même substance que le Père’ (…). Intimidés par l’empereur, les évêques, à l’exception de deux, signèrent le Credo, ce que beaucoup firent contre leur gré.”

    Le rôle de Constantin fut donc déterminant. Après deux mois d’un débat acharné entre les évêques, cet empereur païen trancha en faveur de ceux pour lesquels Jésus était Dieu. Pourquoi cela? Certainement pas en raison d’une conviction nourrie par les Écritures. En effet, selon Une brève histoire de la doctrine chrétienne (angl.), “Constantin n’avait pour ainsi dire aucune compréhension des questions que posait la théologie grecque”. Ce qu’il comprenait, en revanche, c’est que la division religieuse était une menace pour son empire, dont il voulait consolider l’unité.

    Au demeurant, les évêques réunis à Nicée ne mirent pas véritablement en place le dogme de la Trinité. Ils statuèrent sur la nature de Jésus, mais non sur le rôle de l’esprit saint. Si la Trinité était une claire vérité biblique, les évêques ne l’auraient-ils pas énoncée à cette époque?

    Ce qui se passa ensuite

    Après Nicée, les discussions se poursuivirent pendant des dizaines d’années. Ceux qui ne voyaient pas en Jésus l’égal de Dieu reprirent même le dessus pendant un certain temps. Cependant, l’empereur Théodose finit par régler la question à leur détriment. Il imposa le Credo du concile de Nicée dans son royaume et, en 381, réunit le concile de Constantinople pour en clarifier la formule.

    Ce concile plaça l’esprit saint sur le même plan que Dieu et le Christ. La Trinité, telle qu’elle est enseignée par la chrétienté, faisait son apparition.

    Cependant, même après le concile de Constantinople, tous n’acceptèrent pas la Trinité. Nombreux sont ceux qui s’y opposèrent et qui furent l’objet d’une violente persécution. Il fallut attendre des siècles pour que la Trinité reçoive une formulation précise au travers des symboles ou Credo. L’Encyclopédie américaine fait remarquer à ce sujet: “L’idée trinitaire atteignit son plein développement au Moyen Âge, en Occident, lorsque la scolastique en entreprit l’explication par la philosophie et la psychologie.”

    Le symbole d’Athanase

    Avec le symbole d’Athanase, la Trinité reçut une définition plus élaborée. Athanase, qui était ecclésiastique, soutint Constantin lors du concile de Nicée. Le symbole qui porte son nom déclare: “Nous [vénérons] un seul Dieu dans la Trinité (…). Dieu est le Père; Dieu, le Fils; Dieu, le Saint-Esprit: et il n’y a pas trois Dieux, mais un seul Dieu.”

    Toutefois, les spécialistes sont unanimes à reconnaître que ce symbole n’a pas été formulé par Athanase. On lit dans la Nouvelle Encyclopédie britannique: “L’Église d’Orient n’a pas eu connaissance du symbole avant le XIIe siècle. Depuis le XVIIe siècle, les biblistes admettent que ce symbole n’est pas dû à Athanase (mort en 373), mais qu’il a probablement été rédigé au Ve siècle dans le sud de la France. (…) L’influence du symbole semble d’abord s’être fait sentir, aux VIe et VIIe siècles, dans le sud de la France et en Espagne. L’Église de Germanie au IXe siècle, et un peu plus tard celle de Rome, l’intégrèrent à leur liturgie.”

    Ainsi, à partir de l’époque du Christ, il a fallu des siècles pour que la Trinité soit acceptée dans l’ensemble de la chrétienté. Qu’est-ce qui, en tout cela, a guidé les décisions? La Parole de Dieu, ou bien des considérations politiques ou de chapelle? Dans Origine et évolution de la religion (angl.), E. Hopkins répond: “La définition orthodoxe de la Trinité qui finit par l’emporter fut essentiellement le résultat des préoccupations politiques de l’Église.”

    L’apostasie annoncée

    Ce lamentable itinéraire de la Trinité fait écho aux paroles de Jésus et de ses apôtres. Ils avaient annoncé qu’après leur époque viendrait une apostasie, une déviation, un abandon du vrai culte, qui durerait jusqu’au retour du Christ. Alors, avant le jour de Dieu, jour de destruction du système de choses actuel, le vrai culte serait restauré.

    L’apôtre Paul a dit que ce “jour” ne viendrait pas “à moins que d’abord ne vienne l’apostasie et que ne se révèle l’homme qui méprise la loi”. 2 Thessaloniciens 2:3, 7.) Il a plus tard déclaré: “Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau, , et (…) du milieu même de vous se lèveront des hommes tenant des discours pervers dans le but d’entraîner les disciples à leur suite.” Actes 20:29,. D’autres disciples de Jésus ont parlé de cette apostasie et du clergé qui “méprise la loi”. Voir, par exemple, 2 Pierre 2:1; 1 Jean 4:1-3; Jude 3, 4

    Paul a aussi écrit: “Un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais au contraire, au gré de leurs passions et l’oreille les démangeant, ils se donneront des maîtres en quantité et détourneront l’oreille de la vérité pour se tourner vers les fables.” 2 Timothée 4:3

    L’Encyclopédie américaine dit à ce propos: “La doctrine trinitaire du IVe siècle ne donnait pas une idée exacte des croyances des premiers chrétiens sur la nature de Dieu; elle en constituait au contraire une déviation.” La question se pose alors: qu’est-ce qui a provoqué cette déviation? — 1 Timothée 1:6.

    Quelle influence?

    Aussi loin que l’on remonte dans l’Antiquité, et ce jusqu’à l’époque babylonienne, on constate qu’il était courant d’adorer les dieux païens par groupes de trois, appelés triades.

    Des siècles avant la venue du Christ et jusqu’après sa mort, l’influence de cette pratique s’est fait sentir en Égypte, en Grèce et à Rome. Après la mort des apôtres, ces croyances païennes commencèrent à envahir le christianisme.

    L’historien Will Durant fait remarquer à cet égard: “Le christianisme n’a pas détruit le paganisme; il l’a adopté. (…) D’Égypte vinrent les idées de trinité divine.” Quant à Siegfried Morenz, il déclare dans La religion égyptienne:

    “[On] faisait de la trinité à la fois une possibilité et un devoir pour les théologiens (…). On réunit donc trois dieux en un seul dont on peut parler au singulier. Mais de cette manière le courant d’influence égyptienne est mis en contact direct avec la théologie chrétienne.”

    À la fin du IIIe et au IVe siècle, en Égypte, des ecclésiastiques d’Alexandrie, tel Athanase, transmirent cette influence par les idées qu’ils formulèrent et qui conduisirent à la Trinité. Ces hommes acquirent eux-mêmes une grande notoriété, si bien que Morenz considère “la théologie alexandrine comme l’intermédiaire entre l’héritage religieux égyptien et le christianisme”.

    Dans la préface de l’Histoire du christianisme (angl.), d’Edward Gibbon, on peut lire: “S’il est vrai que le christianisme a triomphé du paganisme, il n’en demeure pas moins que le paganisme a réussi à corrompre le christianisme. L’Église de Rome a remplacé le déisme pur des premiers chrétiens (…) par l’incompréhensible dogme de la Trinité. Pareillement, de nombreuses doctrines païennes inventées par les Égyptiens et idéalisées par Platon ont été adoptées parce que considérées comme dignes de foi.”

    Selon le Dictionnaire de la connaissance religieuse (angl.), beaucoup de gens disent que la Trinité “est un enseignement corrompu, emprunté des religions païennes et greffé sur la foi chrétienne”. Pour l’ouvrage Survivances païennes dans le monde chrétien, la Trinité est “d’origine entièrement païenne”.

    Voilà pourquoi James Hastings déclare, dans l’Encyclopédie de la religion et de l’éthique (angl.): “Dans la religion indienne, par exemple, nous rencontrons la trinité Brahmâ, Siva, et Visnu; dans la religion égyptienne, la triade Osiris, Isis et Horus…).

    Ce n’est pas seulement dans les religions historiques que nous trouvons l’idée d’une trinité. Signalons particulièrement la conception néo-platonicienne de la Réalité suprême ou ultime” qui est “représentée sous une forme triadique”. Toutefois, quel rapport y a-t-il entre le philosophe grec Platon et la Trinité?

    Le platonisme

    On pense que Platon a vécu de 428 à 347 avant Jésus Christ. Bien qu’il n’ait pas enseigné la Trinité sous la forme qu’elle revêt aujourd’hui, sa philosophie a frayé la voie à cette doctrine. Par la suite, divers mouvements philosophiques qui propageaient des croyances triadiques virent le jour et furent influencés par les conceptions platoniciennes de Dieu et de la nature.

    Le Nouveau Dictionnaire universel de Maurice Lachâtre dit de l’influence exercée par Platon: “La trinité platonique [platonicienne], qui ne fut elle-même au fond qu’une sorte d’arrangement, de disposition nouvelle, des trinités plus anciennes des peuples qui avaient précédé, nous paraît bien être la trinité philosophique, rationnelle, c’est-à-dire la trinité d’attributs qui a donné naissance à la triplicité d’hypostases ou de personnes divines des Églises chrétiennes (…). Cette conception de la Trinité divine du philosophe grec (…) se trouve partout dans les anciennes religions [païennes].”

    La Nouvelle Encyclopédie de la connaissance religieuse (angl.), de Schaff-Herzog, décrit l’influence de la philosophie grecque: “Les doctrines du Logos et de la Trinité ont reçu leur forme à partir des Pères grecs, qui (…) étaient, directement ou indirectement, grandement influencés par la philosophie platonicienne (…). Il est indéniable que cette philosophie a constitué pour l’Église une source d’erreur et de corruption.”

    On lit dans L’Église des trois premiers siècles: “La doctrine de la Trinité est apparue progressivement et relativement tard; (…) son origine est totalement étrangère aux Écritures juives et chrétiennes; (…) elle s’est développée et a été introduite dans le christianisme avec le concours des Pères platoniciens.”

    À la fin du IIIe siècle, le “christianisme” et les nouvelles philosophies inspirées du platonisme étaient inséparablement unis. Comme le dit Adolf Harnack dans son Précis de l’histoire des dogmes, la doctrine de l’Église se trouvait “rivée par des chaînes au sol de l’hellénisme [la pensée grecque païenne]. (…) Elle devint ainsi un mystère pour la très grande majorité des chrétiens”.

    L’Église prétendait que ses nouvelles doctrines étaient fondées sur les Écritures; mais voici ce que dit Adolf Harnack à ce sujet: “En réalité, l’Église reconnut pour légitime la présence dans son sein de la spéculation hellénique des idées et des usages superstitieux des mystères païens.”

    Dans Une déclaration de raisons (angl.), Andrews Norton dit de la Trinité: “Nous pouvons retracer l’histoire de cette doctrine et découvrir son origine, non dans la révélation chrétienne, mais dans la philosophie platonicienne (…). La Trinité n’est pas une doctrine enseignée par le Christ et ses Apôtres, mais une fiction due à l’école des platoniciens tardifs.”

    Ainsi, c’est au IVe siècle que l’apostasie annoncée par Jésus et les apôtres a connu son plein développement. La formation du dogme de la Trinité n’en est du reste qu’une des manifestations, car parmi les autres croyances ou pratiques païennes que les Églises apostâtes ont alors adoptées, on peut citer l’enfer de feu, l’immortalité de l’âme et l’idolâtrie. La chrétienté était entrée dans la période des ténèbres spirituelles qu’annonçaient les Écritures, période qui allait être dominée par un “homme qui méprise la loi”, autrement dit un clergé, de plus en plus puissant. 2 Thessaloniciens 2:3,7.

    Pourquoi les prophètes de Dieu ne l’ont-ils pas enseignée?

    Pourquoi ! Pendant des millénaires, aucun prophète de Dieu n’a-t-il enseigné la Trinité à Son peuple? On aurait pu au moins penser que Jésus, le grand Enseignant, expliquerait ce dogme à ses disciples. Si la Trinité était la “doctrine fondamentale” de la foi, Dieu aurait-il inspiré les centaines et les centaines de pages que représentent les Écritures sans consacrer un peu de cette instruction à l’enseignement de la Trinité?

    Les chrétiens peuvent-ils croire que, des siècles après la venue de son Fils et après avoir inspiré la rédaction de la Bible, Dieu ait approuvé l’introduction d’une doctrine qui avait été inconnue de ses serviteurs pendant des millénaires, qui est un “mystère indicible”, qui “dépasse l’entendement humain”, dont l’origine païenne est reconnue, et qui fut “essentiellement le résultat des préoccupations politiques de l’Église”?

    Le témoignage de l’Histoire est clair: le dogme de la Trinité est une déviation et relève de l’apostasie, hélas !

    baert.c@gmail.com

    • +++Yesus Kristus azu+++
      17 juillet 2013

      Cher Christian,

      Malheureusement, vous ne répondez en aucun POINT à notre exposé ! Votre tour historique n’a permis de rien prouver : cela ne pose pas de problème si une doctrine prend du temps à se DEVELOPPER ! Ce qui n’est pas le cas chez les témoins de Jéhovah qui changent Carrément LEUR DOCTRINE, CAR, DOIS-JE VOUS RAPPELER que ceux-ci croyaient en la Divinité du Christ, croyaient qu’il était le Tout-Puissant ? Qu’adviendra t-il à ceux qui ont cru que Jésus était Dieu ? Ils seront punis par Jéhovah lors de la fin de temps…

      Par ailleurs, j’ai vérifié vos références, et je n’ai pas été surpris lorsque j’ai constaté que je n’ai été renvoyé à AUCUNE référence CREDIBLE : Je ne suis tombé que sur le MÊME copié/collé que vous avez fait : exactement le même discours jéhoviste… Etrange non ? Je m’attendais à tomber sur l’encyclopédie britannique et autres, mais RIEN – absolument rien. Vous devez être le seul à posséder ces références, ce qui est d’ailleurs curieux…

      Parmi les nombreuses références que vous donnez, j’en relève celle-ci : vous dites :

      « Voilà pourquoi James Hastings déclare, dans l’Encyclopédie de la religion et de l’éthique (angl.): “Dans la religion indienne, par exemple, nous rencontrons la trinité Brahmâ, Siva, et Visnu; dans la religion égyptienne, la triade Osiris, Isis et Horus…). »

      Je ne sais pas qui est James Hasting, mais il devrait prendre un peu des cours de culture, il en est de même pour vous : car la Trinité, telle qu’elle est énoncée, ne se retrouve NULLE PART AILLEURS, dans aucune autre religion : même s’il y a des ressemblances de forme : Le fond ne sera jamais le même ! Les Egyptiens ont plutôt une Ennéade – panthéon de neuf dieux et déesses majeurs. Osiris, Isis et Horus n’étaient que des dieux dans ce panthéon qui étaient fermement apparentées par le mariage et le sang (ce qui est d’ailleurs normal, vu que le panthéon est lui même une famille élargie) et qui figuraient dans le même cycle mythique. Ceci est complètement différent de la trinité chrétienne… L’accusation d’une trinité égyptienne est fausse !

      Il faut revoir vos références, et surtout les étudier ! et si cela est possible, nous donner des références précises, pas des références fantômes que vous êtes à posséder

      Dommage Christian, votre croisade anti-Trinitaire échouera à chaque fois ICI !

  2. Jeff
    1 décembre 2013

    La question est t’elle l’égalité du Père et du Fils ou simplement de savoir si la doctrine de la trinité est scripturaire ?

    Le mot trinité ne figure pas dans la Bible, pas plus que l’expression Dieu le Fils ou Dieu le Saint Esprit et le grec de Jean 1:1 ne nous permet pas de traduire exclusivement par  » et la Parole était Dieu » , pas d’article défini  » ho » qui résoudrait le problème d’une façon définitive c’est pourquoi certains trintaires ont rendu ce passage par  » était un être divin » ou bien  » était un dieu » ce qui est exact puisque étant de même nature « homogeneous » ainsi le fils d’un Dieu ne peut être qu’un dieu, tout comme le fils d’un lion est un lion et ainsi de suite.

    Alors si la question porte sur la trinité, il faut lui inclure le problème du Saint Esprit qui n’est pas une personne ou bien nous choisissons de ne parler que de l’égalité Père Fils, en ne se servant que des Saintes Ecritures « Sola scriptura » bla bla bla disiez vous …c’est Pétrol que je viens de découvrir qui a utilisé le terme bibliolâtre, j’avoue que je vais rajoutez cette étiquette à ma collection n’étant que chrétien unitarien j’avoue avoir hâte de converser avcec lui ainsi qu’avec vous, votre arrogance me plait, croiser le fer de temps à autre entretient ma vieille carcasse…même si sous peu je crains fort que le retour du Maître ne nous contraigne à rendre des comptes pour tout ce temps dilapider inutilement à se tirer la bourre pour savoir qui des Kto, parpaillots, orthodoxes ou hérétiques divers pissent le plus loin .

    Je vous laisse les blancs et un pion.

    Veuillez agréer Monsieur, l’expression de mes sentiments etc etc …

  3. Pingback: Pour être moins ignorant en 2014 ! | +++Yesus Kristus azu+++

Réagir à l'article

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :