+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

Marie est-elle restée vierge ?

Toutes les autres preuves de la Virginité Perpétuelle de Marie: ici

marie viergeLa question de la virginité perpétuelle de Marie, mère du Christ a suscité des débats passionnants au cours des deux derniers siècles, entre les partisans (les Catholiques), et ceux qui n’adhèrent point à cette idée (les Protestants), pour qui Marie aurait eu une vie sexuelle normale après la naissance du Fils de Dieu, conformément au commandement de Dieu dans le livre de Genèse: « Multipliez-vous ! » Le seul hic, et c’est une question que l’on devrait se poser : peut-on avoir une vie normale après avoir mis au monde LE Fils de Dieu ?Voici donc un sujet qui a bien fait couler de l’encre. Pour certains chrétiens non-catholiques, ce dogme n’est rien d’autre, pour les catholiques, qu’une manière d’aduler la sainte vierge et n’a rien de biblique. Voilà donc une raison qui va nous pousser à peser le pour et le contre, le but étant de montrer que, bien que je soutienne la position catholique, le débat n’est pas près d’être clos.

Un tour historique : l’idée selon laquelle Marie eut d’autres enfants après Jésus fut introduite par Helvidius au quatrième siècle Ap. J.C se basant sur des chrétiens plus anciens tels que Ignace, Irénée, Justin Martyr, Polycarpe ; saint Jérôme répondit à Helvidius qui fut dans l’incapacité d’apporter la moindre réponse. Ainsi, la théorie d’Helvidius fut frappée d’obsolescence pendant plus de treize siècles jusqu’à ce que les « nouveaux savants » – je veux montrer que la théorie d’Helvidius est renouvelée pendant le XVIIIè siècle : siècle des Lumières, de l’apothéose de l’anticléricalisme –, les mouvements protestants dits évangéliques la fasse renaître.

Le premier argument que nous allons étudier est celui qui se trouve en S Luc II,7, dans lequel l’évangéliste parle de Jésus comme « le premier-né ». Les militants de la non-virginité perpétuelle de Marie affirment que cette expression signifie forcément qu’il y a eu un second, un troisième… Ce qui nous interpelle ici, c’est que cet argument est le plus populaire dans les milieux évangéliques, ce qui est d’ailleurs curieux, car c’est également le plus faible de tous. Si Jésus est présenté comme tel, c’est tout simplement parce que l’évangéliste nous prépare à la présentation du Christ au temple. Cela nous rappelle tout simplement le sacrifice prescrit par Moïse pour le rachat des premiers nés – ou encore ceux qui ouvrent le sein. Il n’est par conséquent pas étonnant de lire : « Et lorsque furent accomplis les jours pour leur purification, selon la loi de Moïse, ils l’emmenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la loi du Seigneur : Tout garçon premier né sera consacré au Seigneur [Luc II, 22-23]

Matthieu I, 25 : « Il ne la connut pas jusqu’au jour où elle enfanta un fils… »

Le verbe « connaître », affirmera le non catholique, fait référence aux rapports sexuelles. Ceci est vrai. Toutefois, ce verbe, dans les manuscrits originaux est conjugué à l’imparfait bien que dans les traductions actuelles, il soit au passé simple de l’indicatif; en effet l’évangéliste ne fait qu’insister sur la condition de Marie avant la conception de son fils : c’est bien une des valeurs de l’imparfait : la valeur d’insistance. De plus, il n’est écrit nulle part qu’après Marie eut des enfants…Cette déduction est celle que les non catholiques ont adopté, or l’évangéliste ne l’a point marqué. Dommage ! Il est remarquable de noter que, Calvin, un des pères de la Réforme, ne soutint point la position protestante actuelle. En effet, concernant Matthieu I, 25, il dit: « Certains ont voulu suggérer de ce passage [Matthieu 1, 25] que la Vierge Marie a eu d’autres enfants que le Fils de Dieu, et que Joseph a demeuré alors avec elle plus tard, mais quelle folie que celle-ci ! Car l’auteur de l’évangile n’a pas voulu rapporter ce qui s’est passé ensuite, il a simplement voulu mettre en lumière l’obéissance de Joseph et montrer que Joseph a été bel et bien assuré que c’était Dieu qui avait envoyé son ange à Marie. Il n’a pas, par conséquent, vécu avec elle, ni partagé sa compagnie (…) [1]. Comme nous renseigne le site Chrisus.web, pour ce qui est de l’emploi de la préposition « jusqu’à » en grec (ἕως), cette préposition grecque signifie la constance d’une action jusqu’à un moment donné. Illustrons l’utilisation de cette préposition dans l’Ecriture par deux exemples. Tout d’abord un passage de la Septante : « Elle [Mikal, fille de Saul] n’eut pas d’enfant jusqu’à (ἕως) sa mort » (2 Samuel 6, 23). Nous voyons bien qu’il n’est pas question pour Mikal d’avoir des enfants après sa mort. Et pourtant c’est bien la même préposition qui est employée pour ce verset de Samuel. Citons maintenant l’évangile selon saint Matthieu : « Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à [ἕως] la fin de l’âge » (Mt 28, 20). Nous comprenons bien que le terme « jusqu’à » employé ici ne signifie pas pour autant que le Christ nous abandonnera par la suite. Notons qu’une opposition entre un avant et un après d’un instant « t » et conduisant à un changement d’état ne sera pas induite par la préposition ἕως mais s’exprimera par le contexte de la phrase. A titre d’exemple, relevons ceci « Et voici que l’astre, qu’ils avaient vu à son lever, les précédait jusqu’à ce qu’il vînt s’arrêter au-dessus de l’endroit où était l’enfant. » (Matthieu II, 9)

Continuons avec une argumentation, toute aussi fameuse que les précédentes. Nous lisons : « Celui-là n’est-il pas le fils du charpentier ? N’a-t-il pas pour mère la nommée Marie, et pour frères Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? » [Matthieu 13,55-56]

Pour la plupart, aucun doute ! En effet, le verset nous apprend clairement que Jésus a quatre frères et même des sœurs. Mais, attention à ne pas se hâter… Soulignons d’emblée que la phrase utilisée ici est à la forme interrogative. Pourquoi, vouloir faire d’une interrogation une affirmation ? Ne faisons pas fi du fait que, si pour certains, ce verset affirme l’existence des frères (de sang) du Christ, il faudra également reconnaître dans ce cas qu’il affirme également que ce dernier a un père : puisque le Christ est présenté comme « le fils du charpentier »…Or, d’après les récits évangéliques, Joseph n’est pas le père biologique du Christ, ce dernier fut conçu du Saint-Esprit. La contradiction nous montre que ce verset ne doit pas être pris au sens strict. D’ailleurs, on ne fait qu’émettre une hypothèse (« Celui-là n’est-il pas… »). Le verset ne dit pas : « Celui-là est… ». Si ces frères sont effectivement les frères de sang de Jésus, il nous faudrait accepter que Joseph est le père biologique de Jésus. Or, comme déjà dit, Jésus n’est pas appelé père de Jésus parce ce qu’il fut réellement son père, il était plutôt à ce qu’on croyait, le fils de Joseph [Luc III, 23]. On croyait que son père était Joseph. De là, nous déduisons également qu’on croyait que ces frères et sœurs étaient des frères de sang, d’autant plus que ces « frères » ne sont jamais appelés « Fils ou filles de Marie », alors que Marie est toujours spécifiée comme la « Mère de Jésus-Christ ».

Revenant à la charge, certains montreront que, lorsqu’on parle des frères de sang dans le vocabulaire néo-testamentaire, on utilise toujours le mot grec « Adelphos » ; or, c’est ce mot qui fut utilisé pour désigner les « frères de Jésus ». Cette argumentation ne tient pas en compte le fait que « Adelphos » peut avoir plusieurs significations ; on le rencontre, dans le Nouveau testament, 41 fois avec le sens de frères biologiques, 213 fois dans le sens d’adeptes d’une même religion ; 42 fois dans le sens de membres d’une même communauté… Remarquons que le mot αδελφος (Adelphos) est aussi employé dans la Septante pour recouvrir jusqu’à la parenté par le sang (Gn 14, 14.16 ; 29, 15 ; Lv 10, 4 ; 1 Ch 23, 21-22 ; Tb 7, 4-15). Le Livre des Chroniques démontre l’emploi d’αδελφος comme cousin germain : « Eléazar mourut sans avoir de fils, mais des filles qu’enlevèrent les fils de Qish leurs frères (υἱοὶ Κις ἀδελφοὶ αὐτῶν) » (I Chroniques 23, 22). Le verset précédent nous avait apprit que Qish était le frère d’Éléazar : « Fils de Mahli : Eléazar et Qish » (I Chroniques 23, 21).  Donc les fils de Qish ne sont pas les frères de sang, mais les cousins germains des filles d’Éléazar. À la suite de l’usage de la Septante, les évangélistes ont très bien pu recourir au terme αδελφος pour signifier un concept sémitique plus large que celui d’une fratrie issue d’une même mère. Et même si ces frères avaient été les vrais frères de Jésus, il ne faut pas oublier qu’ils auraient été ses demi-frères, pourtant en grec, il existe des mots pour dire « demi-frère par le père » (homopatôr) et « demi-frère par la mère » (homomêtôr) ; mais les Évangélistes ne l’ont point utilisé.

Après avoir montré qu’il est en effet raisonnable de penser que Marie mère de Jésus est restée vierge, il convient à présent de résoudre une donnée épineuse. On se demande souvent, même dans les rangs catholique, comment est-ce possible qu’une femme après avoir donné naissance à un enfant, demeure vierge. En effet, à l’époque, les césariennes n’étaient point pratiquées ! A ce propos, laissons la Parole au Docteur Angélique, plus connu sous le nom de S. Thomas d’Aquin[2] :

Sans aucun doute, il faut affirmer que la mère du Christ est demeurée vierge même en enfantant. Car le prophète ne dit pas seulement « Voici que la Vierge concevra », mais il ajoute « Elle enfantera un fils. » Et l’on peut en donner trois raisons de convenance.

Cela convenait à ce qui est le propre de celui qui naîtrait, et qui est le Verbe de Dieu. Car non seulement le verbe est conçu dans notre cœur sans le corrompre, mais c’est aussi sans corruption qu’il sort du cœur. Aussi, pour montrer qu’il y avait là le corps du Verbe de Dieu en personne, convenait-il qu’il naquît du sein intact d’une vierge. On lit encore dans un discours du Concile d’Éphèse : « Celle qui engendre la chair seule cesse d’être vierge. Mais parce que le Verbe est né de la chair, il protège la virginité de sa mère, montrant par là qu’il est le Verbe. . . Car ni notre verbe, lorsqu’il est engendré, ne corrompt notre âme, ni Dieu, le Verbe substantiel, lorsqu’il choisit de naître, ne supprime la virginité. »

Cela convient quant à l’effet de l’Incarnation. Car le Christ est venu pour enlever notre corruption. Aussi n’aurait-il pas été convenable qu’il détruisît par sa naissance la virginité de sa mère. Aussi S. Augustin dit-il « Il aurait été malheureux que l’intégrité fût détruite par la naissance de celui qui venait guérir la corruption. »

Celui qui a prescrit d’honorer ses parents ne pouvait en naissant diminuer l’honneur de sa mère.

Un passage de S. Ambroise commente la loi citée par l’Évangile ( Lc 2, 23 )  : « Tout mâle qui ouvre le sein maternel sera consacré au Seigneur. » C’est ainsi, explique Bède, « qu’on parle d’une naissance ordinaire ; il ne faudrait pas en conclure que le Seigneur, après avoir sanctifié cette demeure en y entrant, lui ait fait perdre, en en sortant, sa virginité ». Aussi  » ouvrir le sein  » ne signifie pas comme d’ordinaire que le sceau de la pudeur virginale est brisé, mais seulement que l’enfant est sorti du sein de sa mère.

Tout en voulant attester la réalité de son corps, le Christ a voulu aussi manifester sa divinité. C’est pourquoi il a mêlé les prodiges avec l’humilité. Aussi, afin de montrer la réalité de son corps, il naît d’une femme. Mais afin de montrer sa divinité, il procède d’une vierge. « Un tel enfantement convient à Dieu », chante S. Ambroise dans un hymne de Noël.

Certains ont dit qu’à sa naissance le Christ avait pris la subtilité des corps glorieux, de même qu’en marchant sur la mer il a pris leur agilité.

Mais cela ne s’accorde pas avec ce que nous avons précisé antérieurement. En effet, ces « dots », ou qualités des corps glorieux, proviennent de ce que la gloire de l’âme rejaillit sur le corps, comme nous le dirons plus loin en traitant des corps glorieux. Mais nous avons dit plus haut que le Christ, avant la passion, permettait à sa chair d’agir et de souffrir comme cela lui est propre, et que ce rejaillissement de la gloire de l’âme sur le corps ne se produisait pas. Et c’est pourquoi il faut dire que tout cela a été réalisé miraculeusement par la vertu divine. Aussi S. Augustin dit-il : « Les portes closes n’ont pas été un obstacle pour la masse du corps ou se trouvait la divinité. Il a pu entrer sans qu’elles s’ouvrent comme, en naissant, il avait laissé inviolée la virginité de sa mère. » Et Denys, écrit : « Le Christ produisait d’une manière surhumaine ce qui appartient à l’homme. C’est ce que montrent une vierge qui le conçoit surnaturellement, et une eau fluide qui supporte la charge de ses pas terrestres. »

En définitive, croyez-vous vraiment que Marie aurait pu vivre une vie « normale » avec Joseph, alors cette dernière avait enfanté Le Fils de Dieu qui est Dieu lui-même ? Je pense et crois que non ! La virginité de Marie commença à être mise en doute à partir du XVIIIè siècle, le siècle des lumières, le siècle où l’anticléricalisme battait son plein; le siècle qui a vu la naissance de nombreux mouvements proclamant toutes détenir la Vérité. La plupart des protestants ignorent que les pères de la réforme (Luther, Calvin, Zwingli, Bulliger…) avaient reconnu la virginité perpétuelle de Marie. Cela a toujours une Vérité de l’Église depuis toujours. Terminons donc cet exposé en lisant ces belles lettres du prophète Ezéchiel :

Yahvé me dit : Ce porche sera fermé. On ne l’ouvrira pas, on n’y passera pas, car Yahvé, le Dieu d’Israël, y est passé Aussi sera t-il fermé. [Ézéchiel 44, 1-2]

Que signifie cette porte fermée dans la maison du Seigneur, sinon que Marie sera toujours intacte ? Et que « l’homme n’y passera pas » sinon que Joseph ne la connaîtra pas ? Que signifie : « Seul le Seigneur entre et sort par elle », sinon que le Saint-Esprit la fécondera et que le Seigneur naîtra d’elle ? Et « elle sera fermée », sinon que Marie est vierge avant l’enfantement, vierge dans l’enfantement et vierge après l’enfantement ? Si, comme nous le pensons, Jésus-Christ est Dieu, ce verset ne prouve t-il pas la virginité perpétuelle de Marie… C’est l’évidence même !

_____________________

[1] CALVIN, Sermon sur Matthieu I, 25

[2] S. THOMAS d’Aquin, Somme Théologique, « La virginité de la Bienheureuse Mère de Dieu », question 28

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23 commentaires sur “Marie est-elle restée vierge ?

  1. françois
    16 décembre 2012

    « Dieu me dit: ce porche sera fermé,on ne l’ouvrira pas on n’y passera pas car le Dieu d’Israël y est passé, aussi sera t’il fermé ».si cette citation(ez 44,1-2) s’applique à Marie celle la (ps 69,9-10)s’applique à Jésus, »je suis devenu un étranger pour mes frères,un inconnu pour les fils de ma Mère…(ev Je 7;1-9) « car ses frères non plus ne croyaient pas en lui »…Il y en a une des 2 qui ne vous convient pas….

    • Yesus Kristus azu
      17 décembre 2012

      Avant toute chose, bonjour François ! (et, d’emblée, nous vous remercions pour l’intérêt que vous avez porté à ce blog et cet article).

      Une chose est troublante dans votre commentaire : vous soutenez un drôle de syllogisme, qui s’avère être un faux dans le fond; d’autant plus que l’adverbe « si » (auquel vous faites appel) ne vous aide pas dans la construction logique que vous avez établie. Dans ces cas, la conclusion ne peut être que fausse. Reprenons votre argumentaire : « Si cette citation (Ezéchiel 44, 1-2) s’applique à Marie, celle là (Ps 69, 9-10) s’applique à Jésus… » ==> Attention ! Ezéchiel 44, 1-2 ne s’applique pas à Marie, la citation « s’applique » bien à Marie ET Jésus (Dieu d’Israël dans ce cas). En d’autres termes, ce que vous semblez soutenir (dans un autre sens) c’est que : si la citation de Ez 44, 1-2 ne s’applique pas à Marie, celle de Ps 69, 9-10, non plus ! C’est absurde, c’est certainement pour cette raison que nous avons établie que le raisonnement est erroné…

      Par ailleurs, je serai ravi que vous me montriez comment vous arrivez à appliquer Ps 69, 9-10 au Christ (puisque, techniquement, le verset qui nous intéresse : je suis devenu un étranger pour les fils de ma mère, est inexistant dans le Nouveau Testament), et surtout, qu’est-ce qui vous fait penser que le mot « mère » est à entendre au sens biologique (et non au sens le plus large)? pour ce faire, il convient de savoir de « quels frères » dont il est question en Jean 7, 1-9, puisque nous avons montré que la mère du Christ n’a pas eu d’autres enfants que le Christ. Il est normal qu’une des deux citations « ne me convienne pas », car la manière dont vous vous en servez – pour former un faux syllogisme – est du moins, très peu convaincante. Ne soyez donc pas surpris qu’elles ne « me conviennent pas ». De votre côté, ce que j’ai pu remarquer, c’est que l’article lui, ne vous convenait pas, vous avez certainement voté 1 étoile, ça va de soi…

      Sur ce, j’espère vous lire bientôt. Meilleures salutations.

  2. Jean
    17 décembre 2012

    Corriges moi si je me trompe Henry , je trouve que ce verset que cite notre ami François « je suis devenu un étranger pour mes frères,un inconnu pour les fils de ma Mère…(ev Je 7;1-9) » fait allusion à la même chose que ce verset de saint Jean : « Il est venu chez les siens,et les siens ne l’ont pas reçu. » Jean 1:11, les deux auteurs ne font-ils pas allusion au fait que les frères de jésus c’est à dire les juifs refuserait de le croire et de le suivre.
    Par ailleurs si Marie avait eu d’autres enfants alors je ne comprend pas pourquoi Jésus aurait confié sa mère à l’apôtre Jean et que ce dernier « la prenne chez lui à partir de cette heure » cela serait insensé!!!!

    • Yesus Kristus azu
      17 décembre 2012

      Bonjour Jean, nul besoin de te « corriger »; ce que tu dis est tout à fait correct… J’ai été impressionné par la logique que nous proposait François, d’autant plus que, bien que le Psaumes 69 soit un Psaumes messianique, le verset qui dit : « Je suis devenu un étranger pour les fils de ma mère » n’est JAMAIS cité dans le nouveau testament… Le fait est que, comme tu le dis, les frères dont dont parle ce verset, et si nous devions l’appliquer au Christ, les frères disais-je, ne sont rien d’autre que les Israélites. Mais, à vrai dire, je ne vois pas comment notre ami, prétend ou plutôt, s’arroge le droit d’affirmer que cela s’applique à l’évangile de S. Jean 7, 1-9

  3. François
    17 décembre 2012

    Oui tout d’abord avant toutes choses bonjour cher Henry Saker et compliments pour cette magnifique image de fond … »quand je contemple les cieux ouvrage de tes mains »….
    et bonjour aussi à Jean….

  4. François
    18 décembre 2012

    J’ai tout simplement fait une comparaison de ces 2 citations, je n’ai pas cherché le syllogisme avec ez44,1-2″ et « ps69,9-10. Sur cette porte du temple que serait Marie il ny a pas de renvoie dans le nouveau testament , le ps69,9-10 lui nous conduit bien vers l’évangile de St Jean 7.1-9 « je suis devenu un étranger pour mes frères un inconnu pour « les fils de ma mère ». Bible de Jérusalem « pas même ses frères ne croyaient en lui » , Bible Segond « ses frères « eux » non plus ne croyaient pas en lui »…ces frères là, sont bien plus que de « simples israélites » St Marc 6,1-6 un prophète n’est méprisé que dans sa patrie sa famille « sa maison »…à propos de temple St Jean 2.13-22 Jésus la dit « détruisez ce temple » en 3 jours je le relèverai…il y a bien un temple dont la porte est toujours grande ouverte…Je ne prétend rien je lis…mais bien sûr chacun a sa façon de lire…
    St Jean 2.13-17 psaume69,10…

    • Yesus Kristus azu
      19 décembre 2012

      Bonjour François,

      Il évident que vous n’avez pas cherché un syllogisme entre les deux versets, il n’y avait pas dans votre commentaire une volonté d’enjôler qui que ce soit. Mais, le fait est que vous avez formé inconsciemment un syllogisme (qui est faux) pensant que le raisonnement était correct. Mais ce qui m’étonne, je l’ai déjà souligné, c’est de quelle manière vous appliquez Psaumes 69, 9-10 à Jean 7, 1-9. Sans pour autant nier que le Psaumes 69 est un psaume messianique, il serait par contre erroné de soutenir ou de penser que ce psaume (entier) s’applique au Christ. Car si tel est le cas, il faudrait dire que le verset 6 de ce psaume s’applique au Christ :« O Dieu, tu sais ma folie, mes offenses sont à nu devant toi… »(Ps 69, 6); Le Christ serait-il devenu un « fou » ? évidemment c’est absurde ! Deuxièmement, bien que le verset dix soit repris comme tel dans le nouveau Testament, le verset 9 – sur lequel vous appuyez votre argumentation – est INEXISTANT !

      « car le zèle de ta maison me dévore » (Ps 69, 10) = « Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : « Le zèle pour ta maison me dévorera » (S Jean 2, 17) = « Car le Christ n’a pas recherché ce qui lui plaisait ; mais comme il est écrit : Les insultes de tes insulteurs sont tombées sur moi » (Romains 15, 3) ; le seul souci que nous avons, comme déjà dit, c’est que le verset 9 n’est pas cité dans le N.T. Mais puisque vous dites : « je ne prétends rien je lis… », nous voulons vous signaler qu’il ne suffit pas seulement de lire… Rappelez-vous cher François de ces paroles : « Va vers ce peuple, et dis: Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point » (Actes 28, 26)…

      Reprenons le texte que vous citez ! En Psaumes 69, 8-10, nous lions : « C’est pour toi que je souffre l’insulte, que la honte me couvre le visage, que je suis un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère ; car le zèle de ta maison me dévore, l’insulte de tes insulteurs tombe sur moi. » ; l’utilisation des mots dans une phrase est très importante ! Si vous considérez le verset 10, vous constatez qu’il est introduit par la conjonction de coordination « car », qui n’est rien d’autre qu’une cause à une proposition… mais quelle proposition dans ce cas ? Et bien tout simplement, celle de la phrase précédente ! Le christ souffre, il est étranger pour les fils de sa mère ; C’EST POURQUOI le zèle de la maison de Dieu le dévore. Or, si nous relisons Jean 2, 14-18:  Il trouva dans le Temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de colombes et les changeurs assis. Se faisant un fouet de cordes, il les chassa tous du Temple, et les brebis et les bœufs ; il répandit la monnaie des changeurs et renversa leurs tables, et aux vendeurs de colombes il dit : « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce. »Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : « Le zèle pour ta maison me dévorera. »Alors les Juifs prirent la parole et lui dirent : « Quel signe nous montres-tu pour agir ainsi ? Or, comme nous avons vu, le « zèle de ta maison me dévore » n’est qu’une conséquence du fait qu’il est nié par « les fils de sa mère », et, ici, on a les Juifs qui le questionnent sur le geste qu’il vient de faire. A votre avis pourquoi ? Et remarquez la question : « quel signe nous montres-tu pour agir ainsi » ? Cette question est une question d’incrédules qui ne savent pas qui est le Christ et se demandent quelle autorité lui permet d’agir ainsi. Or, si les Juifs avaient vu en lui le Messie, cette question n’aurait aucun sens ! Il appert donc que, après tout ce que nous venons de lire et de montrer, le verset du Psaumes que vous citez fait référence aux Juifs, qui n’ont pas reconnu le Messie, comme l’a relevé Jean: il est venu chez les siens, et le siens ne l’ont point reconnu »; et on remarque, que le « zèle de la maison le dévore » à cause DES JUIFS, qu’il a dû chasser de la maison de son Père.

      Concernant le fait que le verset de Ezéchiel 44, 1-2 n’est pas « cité » dans le Nouveau Testament, ceci est normal, car il ne s’agit pas d’une « citation » de l’A.T, mais d’un passage que nous plaçons sous l’égide du symbole. Or, le verset que vous citez, pour qu’il puisse être appliqué au Christ, puisqu’étant un verset prophétique, se doit d’être cité comme tel dans l’Ancien Testament, sinon sa valeur ne relève que de la subjectivité de celui qui l’emploie.

      Enfin, sur S. Marc 6, 1-6, l’explication, est me semble t-il, assez bien détaillé dans l’article.

  5. François
    18 décembre 2012

    Après syllogisme on peut aussi s’amuser avec implicite …par exemple « et il ne la connut pas jusqu’au jour où elle enfanta un fils »…c’est a chacun de deviner la suite…remarquez il y a des petits malins qui ont traduit « et sans qu’il la connu elle enfanta un fils…

    • Yesus Kristus azu
      19 décembre 2012

      Il n’est plus question de parler de syllogisme, puisqu’il est faux ! La réponse à la question ici est simple : le verbe connaître, dans les manuscrits originaux, est à l’imparfait ! La valeur de l’imparfait de l’indicatif ? je vous renvoie à vos connaissances, et aux cours que vous avez reçus dans votre enfance ou votre adolescence (sur l’imparfait de l’indicatif.)

      • françois
        20 décembre 2012

        Et il ne la connaissait pas jusqu’au jour où elle enfanta un fils…c’est même mieux que « mais il ne la connut pas jusqu’au jour où elle enfanta un fils »…A l’imparfait de l’indicatif « et il ne la connaissait pas » jusqu’au jour où elle enfanta un fils…je suis sûr que, comme moi, Henry, vous y trouvez beaucoups de douceur, on voit bien Joseph qui , sous les recommandations de l’ange, prit chez lui Marie son épouse, « et si il se gardait bien de la toucher », on le voit bien notre Joseph, entourer Marie de toute sa tendresse…Marie sa bienaimée, Marie son épouse attendait un enfant… Joseph savait qui était cet enfant…je crois bien que là vous êtes d’accord avec moi n’est t’il pas Henry ?… vous le feu ardent …

      • Yesus Kristus azu
        21 décembre 2012

        Bien sûr… Je veux dire, Joseph n’a pas eu le choix, l’Ange le lui avais demandé, puisqu’il voulut répudier Marie. En la répudiant, Marie se serait fait lapider pour adultère. Et si tel était le cas, comment serait né le Sauveur de la Nation ?

  6. françois
    24 décembre 2012

    … il y a des petits malins qui ont traduit – et sans « qu’il la connu » elle enfanta…
    correction: et sans « qu’il l’eût connu » elle enfanta…
    ….Merci Henry ….

  7. dina01
    13 mai 2013

    Moi je n’ai jamais douter de la Virginité de Marie dans le sens, que celle qui à reçu le sauveur en son sein et déjà pure et sans péché. Mais Marie était bien avant pure et sans péché car elle n’aurait pas été choisi pour être la Mère du sauveur, et sa virginité reste pour toujours car ayant reçu le pur de pur Jésus l’agneau de Dieu, Marie ne pouvait commettre d’autre abomination corporelle, on ne peut être pure et devenir après impure c’est compte la conception de la vie. Ce que je veux dire , elle à accepté d’être la Mère du Sauveur pour toujours. Car ce qui est pure et sans péché sauve tout, déjà et ne peut pas redevenir impure.

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  12. kouame
    20 octobre 2016

    la virginité n’est pas plus spéciale que le mariage. Dieu honore les deux

    • Ressources Catholiques
      20 octobre 2016

      C’est vrai que Dieu honore les deux, mais la virginité plus que le mariage:

      « Il [le Christ] leur répondit : Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Car il y a des hommes qui ne peuvent pas se marier dès le ventre de leur mère ; il y en a qui le sont devenus par les hommes ; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne. » (Matthieu XIX, 11-12).

      « Quant aux points sur lesquels vous m’avez écrit, je vous dirai qu’il est bon pour l’homme de ne pas toucher de femme. Toutefois, pour éviter toute impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari. Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari. La femme n’a pas puissance sur son propre corps, mais le mari; pareillement le mari n’a pas puissance sur son propre corps, mais la femme. Ne vous soustrayez pas l’un à l’autre, si ce n’est d’un commun accord, pour un temps, afin de vaquer à la prière; puis remettez-vous ensemble, de peur que Satan ne vous tente par suite de votre incontinence. Je dis cela par condescendance, je n’en fais pas un ordre. Je voudrais, au contraire, que tous les hommes fussent comme moi; mais chacun reçoit de Dieu son don particulier, l’un d’une manière, l’autre d’une autre. A ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu’il leur est bon de rester comme moi-même. Mais s’ils ne peuvent se contenir, qu’ils se marient; car il vaut mieux se marier que de brûler. […] Je voudrais vous voir exempts de soucis. L’homme qui n’est pas marié à souci des affaires du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur. Celui qui s’est marié a souci des affaires du monde, des moyens de plaire à sa femme ; et le voilà partagé. De même la femme sans mari, comme la jeune fille, a souci des affaires du Seigneur ; elle cherche à être sainte de corps et d’esprit. Celle qui s’est mariée a souci des affaires du monde, des moyens de plaire à son mari. Je dis cela dans votre propre intérêt, non pour vous tendre un piège, mais pour vous porter à ce qui est digne et qui attache sans partage au Seigneur […] celui qui se marie avec sa fiancée fait bien, mais celui qui ne se marie pas fait mieux encore. » (I Corinthiens VII, 1-9, 32, 35-38).

      https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2015/03/28/demonstration-de-la-virginite-perpetuelle-de-marie-synthese/

  13. kouame
    20 octobre 2016

    Cessons de vouer notre adoration à quiconque si ce n’est notre Seigneur Jésus

    • Ressources Catholiques
      20 octobre 2016

      Entièrement d’accord.

  14. K.role
    19 novembre 2016

    Ce que je ne comprend pas, notamment en lisant les commentaires, c’est que la sexualité a l’air associée au péché, à l’impureté selon vous! Mais dans le cadre du mariage elle est légitime! Que Joseph ait respecté l’enfant à venir qui était divin, je le comprend tout à fait. Mais je ne vois pas pourquoi Marie serait impure si elle avait ensuite des rapports avec son mari…

    • Ressources Catholiques
      19 novembre 2016

      La sexualité n’est pas impure, elle est juste inférieure à la virginité (Matthieu XIX, 10-12; I Corinthiens VII, 1-9, 32-35 et 38). Or la Sainte Vierge doit être la plus parfaite après le Christ.

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