+†+Yesus Kristus azu+†+

« Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité » (Lactance)

La Bible enseigne l’immortalité de l’âme !

De tous les problèmes théologiques traités au cours de l’Histoire du Christianisme, celui de l’immortalité de l’âme est, et reste indubitablement le plus commenté et celui qui a engendré le plus de polémiques. De nombreuses polémiques car certains théologiens nient l’existence d’une telle notion dans les Écritures saintes. Ils prétendent que la notion d’immortalité de l’âme est avant tout une notion grecque platonicienne, et que celle-ci a infiltré le Christianisme : d’abord avec S. Augustin, ensuite avec S. Thomas d’Aquin. Disons-le sans ambages : une telle argumentation est perfide et entichée d’une impéritie foncièrement déplorable !

Dans cet argument, généralement le plus emprunté chez ceux qui nient l’immortalité de l’âme, nous relevons un vice dans le raisonnement : c’est le post hoc ergo propter hoc. Cette erreur est en effet séduisante car la séquence temporelle y apparaît comme inhérente à la causalité. De fait, l’erreur est de se baser sur l’ordre des évènements seul, sans prendre en considération nombre de facteurs – x ou y excluant la relation. On peut formuler l’erreur comme suit : a arrive avant b, donc a est la cause de b. Ce n’est guère une façon de faire fi de l’argumentaire de ceux qui nient l’immortalité de l’âme, mais le raisonnement est si fallacieux et si abjecte qu’il doit cesser d’être usité à des fins démonstratives. Pour quelles raisons Platon n’aurait-il pas raison lorsqu’il parle de l’immortalité de l’âme ; après tout, n’est-il pas avant tout un homme, et donc créé à l’image de Dieu et possédant par voie de conséquence la chose la plus belle que Dieu ait donnée à l’homme, à savoir l’intelligence ?

Il existe également, mais tout aussi fallacieux que le précédent, un raisonnement selon lequel l’immortalité [de l’âme] n’est que le résultat d’une crainte et d’une angoisse indicibles face à l’étape inéluctable qu’est la mort. Selon ce raisonnement, l’immortalité n’est donc qu’un fantasme humain né de l’anxiété. Or, on doit bien se douter que si une telle espérance s’est développée au fil de l’histoire de l’Humanité, c’est probablement parce cette espérance est ancrée dans les profondeurs de l’être humain. À ce propos, nous lisons, en Ecclésiaste III, 10-11 : « Je regarde la tâche que Dieu donne aux enfants des hommes : tout ce qu’il fait convient en son temps. Il a mis dans leur cœur l’ensemble du temps, mais sans que l’homme puisse saisir ce que Dieu fait, du commencement à la fin. » Si donc l’homme a cru en l’immortalité de l’âme, ce n’est point à cause d’une quelque angoisse, mais bien parce que Dieu a mis dans son cœur la pensée de l’éternité. Tout compte fait, l’immortalité – subjective – par laquelle nous survivons dans la mémoire, la pensée et l’amour de ceux qui nous ont connus[1], n’est-elle pas ce que recherche tout être humain ?

Après cette brève démonstration, mais nécessaire, voyons si la notion d’immortalité de l’âme a pour racine l’Écriture.

La première question que l’on doit se poser est de savoir si, lorsque Dieu créa l’homme et la femme, son but était qu’ils périssent. Aucunement ! S’Il les a créés, c’était bien afin que ces derniers vivent sans jamais connaître la Mort. Mais, malheureusement, la désobéissance eut le dessus sur eux, c’est alors que la Mort s’installa sur terre. On devrait alors se demander si lors de la Mort, c’est l’anéantissement total (corps et âme). Nous répondons par la négative, car aucun passage biblique ne viendra corroborer une telle thèse ! Au contraire, si l’Homme est à l’image de Dieu (Genèse I, 26), on doit bien se douter – ce qui est logique d’ailleurs – que ce dernier n’est pas une image truquée de son Créateur : puisque Dieu n’a pas créé l’homme afin que ce dernier meurt, mais pour l’incorruptibilité car la mort est entrée dans le monde par l’envie du Diable (Sagesse II, 23-24 ; Romains 5, 12) et puisque Dieu ne possède point de matière (le corps chez l’être humain), on doit donc se dire que l’image de Dieu chez l’homme se trouve dans l’âme : rien de fantomatique !

Néanmoins, après ces preuves irréfutables en faveur de l’immortalité de l’âme, il est de ceux qui, aux raisonnements tout à fait flétrissants mésestimant l’œuvre du Tout-puissant (qui créa l’homme à son image), qui affirment que le sort de l’Homme est le même que celui des bêtes. Ils se basent sur Ecclésiaste III,19-20 qui dit : « Car le sort de l’homme et le sort de la bête sont un sort identique[…] la supériorité de l’homme sur la bête est nulle […] tout vient de la poussière, tout s’en retourne à la poussière. » Ils affirment donc, ce passage à l’appui, que l’âme humaine doit être mortelle, puisque l’homme a le même sort que la bête. Mais quel raisonnement ignominieux que voici ! Car, que l’homme ait le même sort que la bête, ceci est vrai quant au corps humain puisque celui-ci fut modelé avec la glaise du sol (Genèse II, 7), tout comme les bêtes furent produites par la terre (Genèse I, 24) : mais ceci concerne le corps et seulement le corps. A propos de l’Homme, Dieu souffla dans ses narine une haleine de vie (II,7), ce qui le différencie de l’animal. De plus, quel serait l’image de Dieu dans l’homme si ce dernier n’est pas du tout supérieur à la bête ? La ressemblance à Dieu n’est-ce pas posséder l’intelligence, la volonté, la puissance… ; l’homme ne doit-il pas dominer sur les bêtes (II, 28) ? Le sort de l’homme et de la bête est identique dans le sens où la matière retourne à la poussière, mais on ne parle que de matière. L’argumentation selon laquelle l’âme humaine périt tout comme celle des bêtes devient caduque puisque nous savons « que la poussière retourne à la terre comme elle est venue, et le souffle à Dieu qui l’a donné » (Ecclésiaste XII, 7). Nous constatons donc que c’est ce qui vient de la terre (le corps humain) qui retourne à la terre, et, ce qui est de Dieu, retourne à Dieu.

Il en est ainsi pour les passages tirés de l’Ancien Testament, on en profite souvent maladroitement pur conclure la mortalité de l’âme : je ne vais pas analyser tous ces passages, mais, relevons qu’il existe un passage qui démantèle complètement le mythe de la mortalité de l’âme. C’est en I Samuel 28 : on apprend que Saül, pris de peur et d’angoisse car Yahvé Dieu ne répondait pas à ses appels conjugués alors qu’une guerre était en cours contre les philistins, est allé voir une nécromancienne afin que celle-ci  évoque Samuel – qui était déjà mort. Le chapitre nous apprend que Samuel est vraiment apparu et a même prédit la mort prochaine de Saül. Or, si Samuel est apparu, c’est bien parce, contrairement à ce que disent certains, l’âme est immortelle. Pour contourner cette Vérité, les négateurs de l’immortalité de l’âme, d’une intelligence flétrie, expliquent que ce n’était pas Samuel, sous prétexte que la nécromancie était formellement interdite (Lévitique 19, 31), mais un démon qui avait pris sa forme. L’ignorance et la mauvaise foi en apothéose : c’est le bien ce qui ressort d’une argumentation pareille, car, il n’est dit nulle part que c’est un démon qui apparut ! Au contraire, la Bible parle de la personne apparue comme étant Samuel… Lorsque la nécromancienne donna la description de celui qu’elle avait vu (« C’est un vieillard qui monte, il est drapé dans un manteau. »), on nous apprend que Saül sut que c’était Samuel et, aussitôt, s’inclina et se prosterna (I Samuel 28, 14). De plus, Celui (Samuel donc !) qui apparut prédit la mort de Saül lorsqu’il lui dit : « Demain, toi et tes fils, vous serez avec MOI – c’est à dire au Schéol (verset 19) ; et ces paroles de Samuel se réalisèrent, puisque Saül et ses fils périrent (I Samuel 31). Ce passage affermit donc ce qui a été établi, à savoir l’immortalité de l’âme. Mais notons que les morts dans l’Ancien Testament étaient en repos, mais la notion de Mort, prendra une dimension nouvelle avec la venue du Christ, qui, une bonne fois pour toutes, va asseoir la notion de l’immortalité de l’âme lui donnant une dimension nouvelle basée sur l’Amour. Gardons à l’esprit la réflexion suivante :

 » Aimer un être, c’est lui dire implicitement : toi, tu ne mourras pas. » [2]

Les saints morts, après la Rédemption connaîtront un sort nouveau : celui de se retrouver en présence du Seigneur. Plus question de se reposer dans le Schéol comme auparavant. Là encore, certains pasteurs, auto-proclamés, ne perçoivent aucune différence entre l’état des morts avant et après la Rédemption. Or, la différence est cruciale ! Jésus rappelle d’abord que ‘Dieu n’est pas un Dieu des morts mais des vivants’(Luc XX, 38), et encore ‘Je suis la résurrection. Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais.’ (Jean XI, 25-26). On ne peut plus clair ! Comme nous l’avons vu plus haut, Dieu n’a pas créé l’Homme pour que ce dernier périsse, mais qu’il vive, car il est un Dieu des vivants et d’amour. Raison pour laquelle le Christ, priant le Père affirme qu’il nous a donnés la Gloire qu’il a lui-même reçue du Père (Jean XVII, 22), et ceci afin que le monde sache que le Père nous aime (Jean XVII, 23) : C’est encre le thème de l’Amour qui est central ! Ayant prié ainsi, Jésus dit encore : « Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire » (Jean XVII, 24). Là encore, on ne peut plus clair ! Cela vient corroborer ce que nous disions tantôt, c’est à dire que la Rédemption donna un ‘souffle’ nouveau à la notion de Mort ! Par quel diable peut-on encore affirmer après cela que l’âme meurt ? Surtout, comme le dit Gabriel Marcel, si on aime un être cela implique l’immortalité; et, puisque Dieu nous aime, il ne désire point que ce qu’il a lui-même façonné par amour soit annihilé, au contraire. N’est-ce pas contradictoire de voir que ceux qui affirment la mortalité de l’âme, prônent également un Dieu d’amour ?

S. Paul, ayant parfaitement compris les paroles du Christ en Jean XVII basées sur l’Amour, peut sans crainte écrire que ‘rien – même pas la Mort – ne nous séparera de l’Amour de Dieu manifesté en Christ le Seigneur’ (Romains VIII, 38-39), et c’est grâce à cet amour que Jésus voulait que nous soyons là où il se trouve, c’est-à-dire au ciel, à cette fin, la Vie c’est le Christ, la mort est un gain, car on se retrouve avec le Christ : ce qui, avouons-le, serait impossible si l’âme mourrait comme l’affirme les hommes sous-estimant l’Amour du Père et niant à cet effet l’immortalité de l’âme. Laissons donc l’apôtre S. Paul conclure :  »[…] Je me sens pris dans cette alternative : d’une part, j’ai le désir de m’en aller et d’être avec le Christ, ce qui serait, et de beaucoup, bien préférable[…] » (Philippiens I, 21-26)

Qu’on se le dise bien : l’âme est immortelle ! Personne n’a de preuves assez solides bibliques pour le nier ! Si ce n’est des interprétations farfelues des Saintes Lettres et de la mauvaise compréhension. Soulignons également que ceux qui nient l’immortalité de l’âme, sous prétexte qu’elle est une notion héritée de la philosophie grecque – argument fallacieux puis-qu’étant un pur sophisme –, se retrouvent souvent dans des situations si inextricables qu’on croirait qu’ils ont perdu la Raison : ils affirment que la Bible ne parle que de la Résurrection, et que celle-ci est une nouvelle création et que, par conséquent, Dieu nous fera un nouveau corps. Ceci est tout simplement calamiteux ! La Résurrection, comme l’entend le langage biblique, ne suppose rien de pareil ! L’homme est un tout ! Si par conséquent il doit être ressuscité, ce sera avec le même corps d’avant la Mort, si tel n’était pas le cas, l’individu ne serait pas le même, puisque le corps fait partie de nous, et ce corps a une Histoire. Bref, nous parlerons de cela dans un prochain article…Retenons simplement que l’âme est bel et bien immortelle.

________________________________________

[1] MARITAIN Jacques, « L’immortalité du soi », in De Bergson à saint Thomas d’Aquin, oeuvres complètes, Editions universitaires Fribourg, Suisse, 1989, p. 56
[2] MARCEL Gabriel, Le Mystère de l’Être, tome II, Foi et réalité, Paris, Aubier, 1981, p. 154-155
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4 commentaires sur “La Bible enseigne l’immortalité de l’âme !

  1. Pingback: Le culte des saints est conforme à la Bible! | +†+Yesus Kristus azu+†+

  2. victoria
    26 janvier 2015

    Bonjour,

    Excellent exposé.

  3. wonder
    2 mars 2016

    bjr ! exposé enrichissant !! pouvez vous m’éclaircir sur le bapteme au nom de jesus Christ ou Au nom de la trinité ? avec verset à l’appui. merci d’avance.

    • Bonjour,
      Nous vous remercions.
      Nous ferons un article sur ce sujet, lorsque commenceront à paraître les articles sur la Trinité. Le Baptême est donné au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Mais le Baptême au Nom du Christ est également valable (à cause, entre autre de l’inséparabilité des Personnes divines), du moment où celui qui le prononce croit évidemment à la Sainte Trinité. Nous préciserons, versets à l’appui !

      A très bientôt et merci de votre intérêt.

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