Quand le cardinal Kasper dérape…


kasperLe synode sur la famille? C’est ce qui anime l’Eglise catholique en ce moment. Ce synode traite notamment des questions brûlantes de notre époque notamment sur l’homosexualité, les divorcés remariés,… Ainsi, pour le cardinal allemand Kasper, les catholiques Africains ne devraient pas nous dire ce que nous avons à faire. Ces paroles du cardinal ont heurté plusieurs Africains qui, est accusé (à juste titre peut-être) de raciste, et même d’homosexualisme. L’interview est d’abord apparu sur le site Zenit. Mais ensuite a été retiré car le cardinal a affirmé qu’il n’avait pas tenu de tels propos. Or, nouveau coup de théâtre, le journaliste qui avait recueilli les propos du pape (ayant constaté que le cardinal mentait), décida de publier l’enregistrement sur son site. Et, malheureusement pour le cardinal, il se trouve qu’il a bel et bien prononcé ces paroles (donc, mensonge, il y a eu : et tout chrétien sait que le mensonge est formellement interdit car il est haï de DIEU). A ce propos, voir sur le site du journaliste : ICI. L’enregistrement condamne le cardinal. Voici l’extrait qui nous intéresse :

What has changed for you, regarding the methodology of this synod? [question from French journalist]

I think in the end there must be a general line in the Church, general criteria, but then the questions of Africa we cannot solve. There must be space also for the local bishops’ conferences to solve their problems but I’d say with Africa it’s impossible [for us to solve]. But they should not tell us too much what we have to do.

Ainsi, nous comprenons que ce cardinal ait été traité d’homosexualisme raciste sur le blog de Yves Daoudal. Une autre chose nous interpelle : le Vatican est décidément infiltré ! Les propos du cardinal peuvent être compris en ce sens que ce dernier fait certainement partie des modernistes, ultra-progressistes… qui prônent une église ouverte au monde, qui accepte et lèche les bottes au nouvel ordre mondial, aux franc-maçons…, afin d’être bien vue du monde ; une église qui s’adapte à la société et à ses folies ! Et surtout, on peut le comprendre, puisque comme on le sait tous : l’Afrique est un continent particulièrement opposé à l’homosexualité (dans plusieurs pays africains, l’homosexualité est pénalisée !), c’est certainement pour cette raison que le cardinal Kasper ne veut pas de leur avis et de leur extrémisme… Car, ces Africains, quant à eux, leur avis en tout cas, sera de toute évidence CONTRE la bénédiction du mariage homosexuel, et autres… Oui, il faut donc le dire : non seulement, les propos du cardinal sont inacceptables, il faut le clamer haut et fort, mais celui-ci s’est permis de mentir…


Voici une traduction proposée de l’interview par Yves Daoudal :

L’homosexualisme raciste du cardinal Kasper

Extrait de son interview à Zenit :

— Le problème est qu’il y a les différents problèmes de différents continents et de cultures différentes. L’Afrique est totalement différente de l’Occident. De même, l’Asie et les pays musulmans, ils sont très différents, spécialement à propos des gays. On ne peut pas parler de cela avec les Africains et les gens des pays musulmans. Ce n’est pas possible. C’est un tabou. En ce qui nous concerne, nous disons que nous ne devons pas discriminer, nous ne voulons pas discriminer sous certains rapports.

Mais est-ce qu’on a écouté les participants africains à cet égard ?

— Non, pour la majorité d’entre eux.

On ne les a pas écoutés ?

— En Afrique, évidemment, où c’est un tabou.

Qu’est-ce qui a changé pour vous, en ce qui concerne la méthodologie de ce synode ?

— Je pense qu’à la fin il doit y avoir une ligne générale de l’Eglise, des critères généraux, mais alors les questions africaines, nous ne pouvons pas les résoudre. Il doit y avoir un espace aussi pour que les conférences épiscopales locales résolvent leurs problèmes mais je dirai qu’avec l’Afrique c’est impossible. Mais ils ne doivent pas trop nous dire ce que nous avons à faire.

*

On notera aussi la fin de l’interview, où le cardinal Kasper ose se référer au développement du dogme selon le cardinal Newman pour justifier ses thèses sur les divorcés remariés et les couples homosexuels :

— Of course, the Pope wants it and the world needs it.

« Bien sûr, le pape le veut et le monde en a besoin. » En anglais, cela rime comme un slogan publicitaire. Où le pape se ferait l’interprète du monde…

Addendum

L’interview a été supprimée du site Zenit en anglais où elle avait été publiée. On peut retrouver le texte sur Rorate Caeli qui l’avait opportunément reproduite dans son intégralité.

PS – Manifestement, l’interview n’a pas été supprimée à cause (ou d’abord à cause) de ce que dit le cardinal Kasper des évêques africains, mais à cause (ou d’abord à cause) du propos dont Zenit avait fait son titre: « Une majorité croissante » (a growing majority) soutient ses propositions. Or c’était le jour même où il apparaissait que non seulement il ne s’agissait pas d’une croissante majorité, mais d’une minorité extrêmement rétrécie. Comme en témoignait de façon spectaculaire le rejet du rapport par le cardinal Dolan, pourtant adepte enthousiaste du « Qui suis-je pour juger » et ouvertement « gay-friendly ».

PS 2 – C’est le cardinal Kasper qui a demandé le retrait de cette interview, démentant formellement avoir tenu les propos qu’on lui prête. Rebondissement sans précédent dans une affaire de ce type, le journaliste qui avait réalisé l’interview met en ligne l’enregistrement de l’interview… (Quant au texte on peut toujours le trouver sur Zenit en cache.)

La vie de Thérèse de Lisieux


Nous vous présentons brièvement celle qui est, selon le pape Pie X, la plus grande sainte des temps modernes. Cette biographie est celle proposée par le site du Vatican.


theresia-van-lisieux.largeTHÉRÈSE MARTIN naquit à Alençon, en France, le 2 janvier 1873. Elle fut baptisée deux jours plus tard en l’église Notre-Dame, recevant les noms de Marie Françoise Thérèse. Ses parents étaient Louis Martin et Zélie Guérin. Après la mort de sa mère, le 28 août 1877, Thérèse s’installa avec toute sa famille à Lisieux.

Vers la fin de 1879, elle s’approche pour la première fois du sacrement de la Pénitence. Le jour de la Pentecôte 1883, elle reçoit la grâce insigne de la guérison d’une grave maladie, par l’intercession de Notre-Dame des Victoires. Formée par les Bénédictines de Lisieux, elle fait sa première communion le 8 mai 1884, après une préparation intense, couronnée par une expérience très vive de la grâce de l’union intime avec le Christ. Quelques semaines après, le 14 juin de la même année, elle reçoit le sacrement de la confirmation, accueillant en toute conscience le don de l’Esprit Saint dans une participation personnelle à la grâce de la Pentecôte.

Elle avait le désir d’entrer dans la vie contemplative, comme ses soeurs Pauline et Marie, au Carmel de Lisieux, mais son jeune âge l’en empêchait. Pendant un voyage en Italie, après avoir visité la Maison de Lorette et la Ville éternelle, au cours de l’audience accordée par le Pape aux pèlerins du diocèse de Lisieux le 20 novembre 1887, elle demanda à Léon XIII avec une audace filiale de pouvoir entrer au Carmel à l’âge de quinze ans.

Le 9 avril 1888, elle entra au Carmel de Lisieux. Elle prit l’habit le 10 janvier de l’année suivante et fit sa profession religieuse le 8 septembre 1890, en la fête de la Nativité de la Vierge Marie.

Au Carmel, elle s’engage sur le chemin de perfection tracé par la Mère fondatrice, Thérèse de Jésus, avec une ferveur et une fidélité authentiques, par l’accomplissement des divers services communautaires qui lui sont confiés. Éclairée par la Parole de Dieu, éprouvée très vivement par la maladie de son père bien-aimé, Louis Martin, qui meurt le 29 juillet 1894, elle avance vers la sainteté, inspirée par la lecture de l’Évangile, plaçant au centre de tout l’amour. Dans ses manuscrits autobiographiques, Thérèse nous a laissé non seulement les souvenirs de son enfance et de son adolescence, mais aussi le portrait de son âme, la description de ses expériences les plus intimes. Elle découvre et communique aux novices qui lui sont confiées la petite voie de l’enfance spirituelle; elle reçoit comme un don spécial la charge d’accompagner par le sacrifice et la prière deux « frères missionnaires ». Elle pénètre toujours plus le mystère de l’Église et sent croître en elle sa vocation apostolique et missionnaire, pour attirer tout le monde à sa suite, saisie par l’amour du Christ, son unique Époux.

Le 9 juin 1895, en la fête de la Très Sainte Trinité, elle s’offre en victime d’holocauste à l’Amour miséricordieux de Dieu. Elle rédige alors le premier manuscrit autobiographique qu’elle remet à Mère Agnès le jour de sa fête, le 21 janvier 1896.

Quelques mois après, le 3 avril, dans la nuit entre le jeudi et le vendredi saints, elle souffre d’une hémoptysie, première manifestation de la maladie qui la conduira à sa mort et qu’elle accueille comme une mystérieuse visite de l’Époux divin. Elle entre alors dans une épreuve de la foi qui durera jusqu’à sa mort et dont elle donnera un témoignage bouleversant dans ses écrits. Au mois de septembre, elle achève le manuscrit B qui illustre de manière impressionnante la maturité dans la sainteté à laquelle elle est parvenue, en particulier par la découverte de sa vocation au coeur de l’Eglise.

Alors que sa santé se dégrade et que le temps de l’épreuve se poursuit, elle commence au mois de juin le manuscrit C dédié à Mère Marie de Gonzague; de nouvelles grâces l’amènent à une plus haute perfection et elle découvre de nouvelles lumières pour la diffusion de son message dans l’Église au profit des âmes qui suivront sa voie. Le 8 juillet, elle est transférée à l’infirmerie. Ses soeurs et d’autres religieuses recueillent ses paroles, tandis que s’intensifient ses souffrances et ses épreuves, supportées avec patience, jusqu’à sa mort dans l’après-midi du 30 septembre 1897. «Je ne meurs pas, j’entre dans la vie», avait-elle écrit à son frère spirituel missionnaire, l’Abbé M. Bellier. Ses dernières paroles, « Mon Dieu…, je vous aime!», scellent une existence qui s’éteint sur la terre à l’âge de vingt-quatre ans pour entrer, suivant son désir, dans une phase nouvelle de présence apostolique en faveur des âmes, dans la communion des saints, pour répandre une pluie de roses sur le monde.

Elle fut canonisée par Pie XI le 17 mai 1925 et proclamée Patronne universelle des missions, en même temps que saint François Xavier, par le même Pape, le 14 décembre 1927.

Sa doctrine et son exemple de sainteté ont été reçus par toutes les catégories de fidèles de ce siècle avec un grand enthousiasme, et aussi en dehors de l’Église catholique et du christianisme.

De nombreuses Conférences épiscopales, à l’occasion du centenaire de sa mort, ont demandé au Pape qu’elle soit proclamée Docteur de l’Église, à cause de la solidité de sa sagesse spirituelle, inspirée par l’Évangile, à cause de l’originalité de ses intuitions théologiques où brille sa doctrine éminente, et à cause de l’ universalité de la réception de son message spirituel, accueilli dans le monde entier et diffusé par la traduction de ses oeuvres dans une cinquantaine de langues.

Accueillant ces requêtes, le Saint-Père Jean-Paul II a voulu que soit étudiée l’opportunité de déclarer Thérèse de Lisieux Docteur de l’Église universelle par la Congrégation pour les Causes des Saints, compétente en la matière, avec l’avis de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en ce qui concerne sa doctrine éminente. Le 24 août, au terme de la célébration eucharistique de la XII Journée mondiale de la Jeunesse à Paris, en présence de centaines d’Évêques et devant une immense foule de jeunes du monde entier, Jean-Paul II a annoncé son intention de proclamer Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face Docteur de l’Église universelle le 19 octobre 1997, le dimanche où l’on célèbre la Journée mondiale des Missions.

Source

Le Christianisme était vrai !


Une clé et une serrure sont deux choses complexes. Et si une clé correspond à une serrure, vous savez que c’est la bonne clé.

  C’est à Notting Hill et à Battersea que j’ai commencé à voir que le christianisme était vrai. La foi a cette élaboration de doctrines et de détails qui affligent ceux qui admirent le christianisme sans croire en lui. Quand une personne a foi en un crédo, elle est fière de la complexité de sa foi, comme les scientifiques sont fiers de la complexité de la science. Cela montre combien elle est riche en découvertes. Si elle est parfaitement juste, c’est un compliment de dire qu’elle est minutieusement juste.

Un bâton peut combler un trou ou une pierre un creux par accident. Mais une clé et une serrure sont deux choses complexes. Et si une clé correspond à une serrure, vous savez que c’est la bonne clé.

Mais cette précision implicite des faits rend très difficile ce que j’ai à faire : décrire cette accumulation de vérités. Il est très difficile à un homme de défendre quelque chose dont il est entièrement convaincu. Ceci est par comparaison facile quand il n’est que partiellement convaincu. Il est partiellement convaincu parce qu’il a trouvé cette preuve-ci ou cette preuve-là de la chose, et qu’il peut l’exposer. Mais un homme n’est pas réellement convaincu d’une théorie philosophique quand il trouve qu’une chose la prouve. Il n’est réellement convaincu que quand il trouve que tout la prouve. Et plus il trouve de raisons convergentes de cette conviction, plus il est dérouté si on lui demande soudain de les résumer. Ainsi, si l’on demande sur un coup de tête à un homme d’intelligence ordinaire « Pourquoi préférez vous la civilisation à l’état sauvage ? », il porterait son regard fiévreusement autour de lui, d’objet en objet, et ne serait capable que de répondre vaguement : « Pourquoi ? Il y a la bibliothèque… et le charbon dans le seau à charbon… et les pianos …et les policiers ». Car le cas de la civilisation est un cas complexe. Elle a fait tant de choses. Mais cette grande multiplicité de preuves qui devrait rendre la réponse écrasante rend la réponse impossible.

Il y a donc, pour toute conviction certaine une sorte d’énorme impuissance (…).

Tout ce que j’avais entendu de la théologie chrétienne m’en avait éloigné. J’étais un païen à l’âge de douze ans, et un complet agnostique à dix-sept ; et je ne puis comprendre qu’une personne passe l’âge de dix-sept ans sans s’être posé une si simple question(…)

Comme je lisais et relisais tous les rapports que les chrétiens et les anti-chrétiens font de la foi, de Huxley à Bradlaugh, une lente et horrible impression grandit progressivement mais nettement dans mon esprit – – l’impression que le christianisme devait être une chose extraordinaire. Non seulement je compris qu’il avait les vices les plus flamboyants, mais il se trouvait qu’il avait un apparent talent mystique pour combiner des vices qui semblaient se contredire les uns les autres. Il était attaqué de tous les côtés et pour des raisons contradictoires. Un rationaliste n’avait pas plutôt démontré qu’il était trop loin à l’est qu’un autre démontrait tout aussi clairement qu’il était bien trop loin à l’ouest. A peine mon indignation était retombée devant sa forme angulaire et agressive, que j’étais rappelé à nouveau pour remarquer et condamner son énervante et sensuelle rondeur. Au cas où un lecteur n’ait pas rencontré ce dont je parle, je donnerai au hasard des exemples de ces contradictions dans l’attaque sceptique à mesure que je m’en rappellerai. J’en donnerai quatre ou cinq ; il y en a cinquante de plus.

Ainsi par exemple, je fus sensible à une éloquente attaque sur le christianisme comme une chose d’un pessimisme inhumain ; car j’ai pensé (et je pense toujours) que le pessimisme sincère est le péché impardonnable. (…)mais si le christianisme était, comme ces personnes le disent, une chose purement pessimiste et opposée à la vie, alors j’étais prêt à faire sauter la cathédrale St. Paul. Mais la chose extraordinaire est la suivante. Il m’ont prouvé au chapitre premier (pour mon entière satisfaction) que le christianisme était trop pessimiste ; et ensuite, au chapitre deux, ils ont commencé à me prouver qu’il était bien trop optimiste. Une accusation contre le christianisme était qu’il empêche les hommes par des larmes morbides et des peurs, de chercher la joie et la liberté au sein de la nature. Mais une autre accusation était qu’il réconfortait les hommes par une Providence fallacieuse, et les plaçait dans une nursery rose et blanche. Un grand agnostique, lui, demandait pourquoi la nature n’était pas assez belle et pourquoi il était difficile d’être libre. Un autre grand agnostique objectait que l’optimisme chrétien, « le vêtement de la crédulité tissé par des mains pieuses », nous cachait le fait que la nature était laide et qu’il était impossible d’être libre. Un rationaliste avait à peine appelé le christianisme un cauchemar, qu’un autre commençait à l’appeler le paradis d’un fou. Ceci me sidéra ; l’accusation semblait contradictoire. Le christianisme ne pouvait à la fois être le masque noir sur un monde blanc et en même temps le masque blanc sur un monde noir. L’état du chrétien ne pouvait être à la fois si confortable qu’il était un lâche de s’y cramponner et si inconfortable qu’il était un fou d’y rester. S’il falsifiait la vision de l’homme, il devait la falsifier d’une manière ou d’une autre ; il ne pouvait porter des lunettes colorées en vert et en rose en même temps (…)

On doit comprendre que je n’ai pas conclu hâtivement que les accusations étaient fausses ou que les accusateurs étaient fous. J’ai simplement déduit que le christianisme devait être quelque chose d’encore plus étrange et tordu qu’ils ne l’avaient cru. Une chose peut avoir deux vices opposés, mais elle doit être une chose bien étrange s’il en est ainsi. Un homme peut être trop gros à un endroit et trop maigre à un autre ; mais il serait de forme bizarre. A ce point, mes pensées portaient seulement sur la forme étrange de la religion chrétienne ; je ne donnais pas de forme étrange à l’esprit rationaliste.

Voici un autre cas du même genre. Je ressenti qu’une forte objection contre le christianisme résidait dans la charge selon laquelle il y a quelque chose de timide, de monacal, et de non viril dans tout ce qui est appelé « chrétien », et particulièrement dans son attitude contre la résistance et le combat. Les grands sceptiques du dix neuvième siècle furent largement viriles. Bradlaugh de manière expansive, Huxley de manière réticente, furent décidément des hommes. En comparaison, il semblait soutenable qu’il y avait quelque chose de faible et de trop patient dans les conseils chrétiens. Le paradoxe de l’Évangile à propos de « l’autre joue », le fait que les prêtres n’ont jamais combattu, et des centaines de choses ont rendu possible cette accusation que le christianisme était une tentative pour faire de l’homme un mouton. J’ai lu cela, et je l’ai cru, et si je n’avais rien lu de différent, je continuerais d’y croire. Mais j’ai lu quelque chose de très différent. J’ai tourné la page suivante de mon manuel agnostique et mon cerveau en fut tout retourné. Maintenant, je trouvais que je devais haïr le christianisme non pas parce qu’il combattait trop peu, mais parce qu’il combattait trop. Le christianisme, semblait-il, était la mère des guerres. Le christianisme avait inondé le monde d’un déluge de sang. Je m’étais tout à fait fâché contre le christianisme parce qu’il n’était jamais en colère. Et maintenant on me disait de m’emporter contre lui parce que sa colère fut la chose la plus gigantesque et la plus horrible de l’histoire humaine ; parce que sa colère avait trempé la terre et obscurci le soleil(…). Que pouvait signifier tout cela ? Qu’était ce christianisme qui a toujours interdit la guerre et qui a toujours produit des guerres ? Que pouvait être la nature de la chose qui pouvait être maltraitée d’abord parce qu’elle ne combattait pas, puis ensuite parce qu’elle était toujours en train de combattre ? Dans quel monde énigmatique était né ce meurtre monstrueux et cette monstrueuse faiblesse ? La forme du christianisme devenait une forme de plus en plus étrange à chaque instant. (…)

Cela devenait alarmant. Il ne semblait pas tant que le problème soit que le christianisme était assez mauvais pour inclure des vices, mais plutôt de savoir s’il existait un bâton assez bon pour le battre. Encore une fois, que pouvait être cette chose étonnante que les gens étaient si empressés de contredire, que ce faisant, ils ne se préoccupaient pas de se contredire eux même ? J’ai vu la même chose de tous les cotés. Je ne puis donner plus d’espace aux détails de cette discussion ; mais au moins pour qu’on ne suppose pas que j’ai biaisé en sélectionnant des cas accidentels, j’en donnerai brièvement quelques autres.

Ainsi, certains sceptiques ont écrit que le grand crime du christianisme était son attaque contre la famille ; il a traîné des femmes vers la solitude et la contemplation du cloître, loin de leurs foyers et de leurs enfants. Mais, alors, d’autres sceptiques (un peu plus avancés) ont dit que le grand crime du christianisme était de nous forcer à la famille et au mariage ; qu’il condamnait les femmes à la corvée de leur foyer et de leurs enfants, et leur interdisait la solitude et la contemplation. La charge était réellement inversée. Ou encore, certaines phrases des épîtres ou de l’office du mariage, étaient utilisées par les anti-chrétiens car elles démontraient prétendument le mépris pour l’intelligence de la femme. Mais j’ai découvert que les anti-chrétiens eux-mêmes méprisaient l’intelligence de la femme ; car c’était leur grande raillerie contre l’Église, comme quoi « seules des femmes » y allaient. Ou encore, on reprochait au christianisme ses habitudes dépouillées et faméliques ; ses vêtements de sacs et ses pois secs. Mais la minute suivante, on reprochait au christianisme ses splendeurs et son ritualisme ; ses sanctuaires de porphyres et ses robes d’or. On lui reprochait d’être trop terne et trop coloré. Ou encore, le christianisme a toujours été accusé de trop restreindre la sexualité, quand soudain Bradlaugh et Malthus découvrirent qu’il la restreignait trop peu. Il est souvent accusé dans la même lancée de trop grande respectabilité mais aussi d’extravagance religieuse. Entre les couvertures du même pamphlet athée, j’ai trouvé la foi réprimandée pour sa désunion, « l’un pense une chose, un autre pense autre chose », et réprimandée aussi pour son union, « c’est la différence d’opinion qui empêche le monde d’aller aux chiens ».(…)

J’ai souhaité être entièrement exact et je souhaite l’être maintenant. Je n’ai pas conclu que les attaques contre le christianisme étaient toutes fausses. J’ai seulement conclu que si le christianisme était faux, il était très faux. De telles erreurs hostiles peuvent être combinées dans une chose, mais cette chose doit être étrange et singulière. Il y a des hommes qui sont avares, et qui sont aussi dépensiers ; mais ils sont rares. Il y a des hommes sensuels et en même temps ascétiques ; mais ils sont rares. Mais si cette masse de contradictions folles existait réellement : pacifique et assoiffé de sang, trop magnifique et trop râpé, austère et cependant sacrifiant avec absurdité au désir des yeux, ennemi des femmes et leur refuge irraisonné, solennellement pessimiste et stupidement optimiste, si cette chose mauvaise existait, il y aurait dans ce mal quelque chose de suprême et d’unique. Car je n’ai pas trouvé dans mes maîtres rationalistes d’explication pour une si exceptionnelle corruption. Le christianisme (théoriquement parlant) n’était à leur yeux qu’une des erreurs et un des mythes ordinaires des mortels. Ils ne me donnaient aucune clé pour comprendre cette aberration tordue et artificielle. Un tel paradoxe du mal s’élevait à une stature surnaturelle. Il est en effet, presque aussi surnaturel que l’infaillibilité du pape. Une institution historique, qui n’a jamais filé droit, est réellement aussi miraculeuse qu’une institution qui ne peut se tromper. La seule explication qui survint immédiatement à mon esprit fut que le christianisme ne venait pas du Ciel, mais de l’Enfer. Réellement, si Jésus de Nazareth n’était pas le Christ, il devait être l’Antéchrist.

Alors, dans un moment de paix, une étrange pensée me frappa comme un éclair. Il me vint soudainement une autre explication en tête. Supposez que vous entendiez parler d’un homme inconnu par de nombreux autres hommes. Supposez que vous soyez surpris d’entendre que des hommes aient dit de lui qu’il était trop grand, tandis que d’autre l’aient dit trop petit ; que certains aient objecté sa rondeur, et que d’autres se soient lamentés de sa maigreur ; que certains l’aient trouvé trop noir, et que d’autres l’aient trouvé trop blanc. Une explication (comme nous l’avons déjà admis) serait qu’il a une forme étrange. Mais il y a une autre explication. Il doit être de la bonne forme . Les hommes trop grands peuvent le trouver trop petit. Les hommes très petits peuvent le trouver grand. Les hommes vieux prenant de l’embonpoint peuvent le considérer comme insuffisamment gros ; les beaux vieillards qui se dessèchent peuvent trouver qu’il est enflé au-delà des lignes étroites de l’élégance. Peut-être que les suédois (qui ont une chevelure claire ) l’ont ils appelé un homme sombre, tandis que les noirs le considéreront comme distinctement blond. Peut-être qu’en fait cette chose extraordinaire n’est-elle que la chose ordinaire ; tout au moins la chose normale, le centre. Peut-être qu’après tout, c’est le christianisme qui est sain et toutes ses critiques qui sont folles, de différentes manières . J’ai testé cette idée en me demandant moi-même s’il y avait chez ses accusateurs quelque chose de morbide qui pouvait expliquer l’accusation. Et je fus stupéfait de trouver que cette clé correspondait parfaitement à la serrure.

G.K. Chesterton, chapitre : Les paradoxes du Christianisme.

 

Pourquoi je suis catholique


L’Église n’est pas une idéologie, c’est un lieu de rencontre.

Il y a dix milles raisons d’expliquer pourquoi je suis catholique, toutes se résumant en une seule raison : c’est que le catholicisme est vrai ! Je pourrais remplir tout mon espace par des phrases indépendantes les unes des autres, chacune commençant pourtant par les mots  » L’Église catholique est la seule chose qui… » Comme par exemple

- L’Église catholique est la seule chose qui empêche vraiment un péché de demeurer secret.
- L’Église catholique est la seule chose dans laquelle le supérieur ne peut être supérieur aux autres c’est-à-dire de manière hautaine.
- L’Église catholique est la seule chose qui libère l’homme de l’esclavage de son temps.
- L’Église catholique est la seule chose qui parle en vérité, comme s’il elle était un messager authentique refusant d’accommoder un authentique message.
- L’Église catholique est le seul type de christianisme qui regroupe réellement tout type d’hommes, surtout l’homme de respect.
- L’Église catholique est la seule grande tentative de changer le monde de l’intérieur, y travaillant de toutes ses forces et non pas par la force ; etc…

Aussi bien, je pourrais traiter ce sujet personnellement en décrivant ma propre conversion ; mais il se trouve que j’ai le sentiment que cette méthode minimise les choses plus qu’elles ne le sont en réalité. Nombre d’hommes bien meilleurs que moi ont été convertis à de bien pires religions. Je préférerais de beaucoup essayer de dire ici, au sujet de l’Église catholique, des choses qui, précisément, ne peuvent être dites sur ses respectables rivaux. En bref, je dirais principalement de l’Église catholique, qu’elle est catholique… Je préfèrerais essayer de démontrer qu’elle est non seulement plus vaste que moi, mais aussi plus vaste que tout ce qui existe dans le monde ; qu’elle est en effet plus vaste que le monde. Cependant, puisque en ce court espace je ne peux écrire qu’une partie infime de ce qui concerne ce sujet, je la considérerais dans sa capacité d’être la gardienne de la vérité.

L’autre jour, un écrivain bien connu, et plutôt mal informé, déclara que l’Église catholique est toujours l’ennemie des idées nouvelles. Il ne lui est probablement pas venu à l’esprit que sa propre remarque n’était pas exactement dans sa nature une idée nouvelle. Ceci est une des notions que les catholiques doivent continuellement réfuter, parce que c’est une si vieille idée ! En effet, ceux qui se plaignent que le catholicisme ne peut dire quelque chose de neuf pensent rarement qu’il soit nécessaire de dire quelque chose de neuf sur le catholicisme. En fait, une étude sérieuse de l’histoire montrera que – bizarrement- cela est contraire aux faits. Dans la mesure où les idées sont vraiment des idées, et dans la mesure où de telles idées ne peuvent être par définition que nouvelles, les catholiques ont continuellement souffert à les soutenir parce qu’elles étaient réellement nouvelles, parce qu’elles étaient trop nouvelles pour être comprises et trouver d’autre soutien qu’eux même. Le catholicisme n’était pas seulement le premier dans ces domaines, mais il était aussi seul, là où il n’y avait encore personne d’autre pour comprendre ses avancées.

Ainsi, par exemple, presque deux cent ans avant la déclaration d’indépendance et la Révolution française, en un siècle dévolu à la fierté et la louange des princes, le cardinal Bellarmin et l’Espagnol Suarez ont lucidement élaboré l’entière théorie de la démocratie véritable. Cela en un siècle de droit divin. Pour cette raison ils donnèrent l’impression d’être des jésuites sanguinaires et comploteurs, rampant avec des poignards dans le but d’assassiner des rois. Pourtant les casuistiques des écoles catholiques dirent tout ce qui pouvait être réellement dit sur les problèmes nouveaux de notre époque, deux siècles avant qu’ils ne se soient produits. Ils ont dit qu’il y avait réellement des problèmes de conduite morale chez les gouvernants ; mais ils ont eu la malchance de le dire deux siècles trop tôt. À une époque de débats fanatiques et de vitupération libre et gratuite, ils ont simplement réussi à se faire traiter de menteurs car ils ont été psychologues avant que la psychologie ne soit à la mode. Il serait aisé de donner de nombreux autres exemples jusqu’à aujourd’hui de ces faits et de ces cas d’idées qui sont encore trop nouvelles pour être comprises. Il y a des passages de l’encyclique du pape Léon sur le travail Rerum Novarum, sortie en 1891] qui commencent seulement maintenant à être utilisés comme guides pour des mouvements sociaux plus neufs que le socialisme ! Et quand monsieur Belloc écrivit sur l’état servile, il avança une théorie économique si originale que c’est à peine si quelques personnes ont compris ce dont il s’agissait. Dans quelques siècles par conséquent, d’autres personnes répèteront probablement que l’Église catholique est toujours l’ennemie des idées nouvelles, et ils le répéteront erronément. Et alors, si les catholiques font des objections, leur protestation sera facilement expliquée par le fait bien connu que les catholiques ne s’occupent jamais des idées nouvelles !

Néanmoins, l’homme qui a fait cette remarque sur les catholiques voulait dire quelque chose qui mérite considération, et il serait loyal envers lui de le comprendre plus clairement qu’il ne l’exprima. Ce qu’il voulait dire, c’était que, dans le monde moderne, l’Église catholique est souvent l’ennemie de beaucoup de modes influentes ; la plupart d’entre elles se targuent d’être neuves alors que beaucoup d’entre elles commencent en réalité déjà à être éculées. En d’autres termes, dans la mesure où cet homme voulait dire que l’Église attaque souvent ce que le monde encourage à un moment donné de l’histoire comme étant une nouveauté, il avait parfaitement raison. L’Église se porte souvent contre la mode de ce monde qui passe ; et elle a assez d’expérience pour savoir avec quelle rapidité elle passe. Mais pour comprendre exactement de ce dont il s’agit, il est nécessaire de prendre plus de recul et de considérer la nature ultime des idées en question, de considérer, si l’on peut l’extirper, l’idée de l’idée.

Neuf fois sur dix, celles que nous appelons des idées nouvelles sont simplement de vieilles erreurs. L’Église catholique possède comme l’un de ses principaux devoirs, celui de protéger les gens de retomber dans ces vieilles erreurs ; de les refaire encore et encore et toujours, comme les gens font toujours lorsqu’ils sont abandonnés à eux-mêmes. La vérité sur l’attitude catholique face à l’hérésie, ou comme certains le diraient, face à la liberté, peut probablement être le mieux exprimée par la métaphore d’une carte. L’Église catholique porte en elle une sorte de carte de l’esprit qui ressemble à la carte d’un labyrinthe, et qui, en fait, est un guide pour le labyrinthe. Elle a été formée à partir d’une connaissance qui, même considérée comme connaissance humaine, est sans aucun parallèle humain.

Il n’existe pas d’autre exemple d’institution intelligente continue qui réfléchit sur la nature humaine depuis deux milles ans comme l’est l’Église. Son expérience couvre naturellement presque toutes les expériences possibles et particulièrement presque toutes les erreurs. Le résultat est une carte dans laquelle toutes les voies sans issue et les mauvais chemins sont clairement signalés, toutes les voies ont été marquées comme inutiles par la meilleure de toutes les preuves : la preuve de l’expérience de ceux qui sont allés dans ces voies.

Sur cette carte de l’esprit, les erreurs sont marquées comme au fer rouge des exceptions. La plus grande partie de la carte consiste en des terrains de jeux et de joyeux terrains de chasse où l’esprit peut avoir autant de liberté qu’il veut ; sans mentionner le nombre de champs de batailles intellectuelles dans lesquels la bataille est indéfiniment ouverte et indécise. En revanche, elle prend la responsabilité définitive de marquer certaines routes comme ne menant nulle part, ou menant à la destruction, à un mur ou à un précipice absolu. Par ces moyens, elle préserve les hommes de perdre leur temps ou leurs vies sur des chemins qui ont été trouvés futiles ou désastreux encore et encore, dans le passé, mais qui autrement pourraient capturer des voyageurs encore et encore dans le futur. L’Église prend elle-même la responsabilité d’avertir son peuple contre ces routes sans issues. Et c’est de ces voies que dépend réellement notre propos. Elle défend dogmatiquement l’humanité de ses pires ennemis, ces monstres horribles et voraces des anciennes erreurs. Cependant, toutes ces fausses idées ont une manière de paraître relativement nouvelles, spécialement pour une nouvelle génération. La première proposition paraît toujours innocente et plausible. Je donnerai deux exemples. Il paraît innocent de dire, comme la plupart des gens aujourd’hui l’ont dit : « Les actes sont mauvais uniquement s’ils nuisent à la société ». Suivez cette philosophie, et tôt ou tard, vous vivrez dans l’inhumanité d’une ruche ou d’une ville de la lande établissant l’esclavage comme le moyen le plus efficace et le plus économique de production, ainsi que la torture des esclaves à la recherche de preuves car l’individu n’est rien face à l’État, déclarant qu’un homme innocent doit mourir, tout comme le dirent les meurtriers du Christ. Alors peut-être vous reviendrez aux définitions catholiques et vous découvrirez que l’Église, bien qu’elle dise qu’il est de notre devoir de travailler pour la société, dit aussi d’autres choses qui interdisent l’injustice individuelle. Ou encore, il paraît pieux de dire : « Notre conflit moral devrait finir par une victoire du spirituel sur le matériel » . Suivez cette hérésie et vous finirez peut-être dans la folie des manichéens, disant que le suicide est bon parce qu’il est un sacrifice, que la perversion sexuelle est bonne parce quelle ne produit pas la vie, que le démon fit le soleil et la lune parce qu’ils sont matériels. Alors peut-être commencerez-vous à deviner pourquoi le catholicisme insiste tant sur l’existence de mauvais comme de bons esprits ; et sur le fait que la matière peut elle aussi être sacrée, comme lors de l’Incarnation ou lors de la Messe, dans le sacrement de mariage ou la résurrection des corps.

Maintenant, il n’y a aucune autre association d’esprit au monde comme l’Eglise qui soit si attentive à protéger les esprits de mal tourner. Le policier arrive en retard quand il essaye d’empêcher les hommes de mal tourner. Le docteur arrive trop tard, car il vient pour enfermer un fou, et non plus pour conseiller un homme sain afin d’éviter la folie. Toutes les autres sectes ou écoles de pensée sont inadaptées face à ce but. Ce n’est pas parce que chacune d’elle ne peut pas contenir de vérité, mais plutôt et précisément parce que chacune d’elle ne contient qu’une quantité négligeable de la vérité ; et se contente de contenir cette parcelle de vérité seulement. Aucune de ces sectes ou philosophies n’est dépositaire de l’ensemble de la vérité. Aucune d’elles ne prétend réellement veiller dans toutes les directions à la fois. L’Église n’est pas seulement armée contre les hérésies du passé, ni même du présent, mais également contre celles à venir qui pourront être à l’opposé exacte de celles d’aujourd’hui. Le catholicisme n’est pas ritualisme : il combattra dans le futur toutes sortes d’exagérations idolâtres ou superstitieuses. Le catholicisme n’est pas ascétisme : il a réprimé encore et encore dans le passé les exagérations fanatiques et cruelles de l’ascétisme. Le catholicisme n’est pas simplement une mystique, il défend aujourd’hui la raison humaine contre le pur mysticisme des Pragmatistes. Ainsi, quand le monde devint puritain au dix-septième siècle, l’Église fut accusée – à partir d’arguments fallacieux selon lesquels le péché était facilité par le laxisme du confessionnal – de pousser la charité trop loin. Maintenant que le monde n’est plus puritain, mais païen, c’est l’Église qui partout proteste contre le laxisme païen contre les bonnes mœurs. Elle fait ce que les puritains voulaient faire, mais seulement lorsque cela est devenu réellement nécessaire. Selon toute probabilité, tout ce qu’il y a de meilleur dans le protestantisme survivra uniquement dans le catholicisme ; et en ce sens, tous les catholiques seront encore puritains quand tous les puritains seront païens.

Ainsi par exemple, en un sens mal compris, le catholicisme reste en dehors de toute querelle comme celle du darwinisme à Dayton. Il reste en dehors de la dispute parce qu’il englobe l’ensemble de la question, tout comme une maison entoure deux meubles incongrus. Ce n’est pas une propagande sectaire de dire que l’Église était avant et sera après, au delà de toutes ces thèses, dans tous les domaines. Le catholicisme est impartial dans ce combat entre le fondamentalisme et la théorie des origines des espèces. Que l’on remonte à l’origine précédant cette Origine, parce que cette notion est plus fondamentale que le fondamentalisme. Cette compréhension réside dans le catholicisme qui sait d’où vient la Bible. Il sait aussi où vont la plupart des théories sur l’Évolution. Il sait qu’il y avait beaucoup d’autres faux évangiles que les quatre Évangiles, et que les autres furent éliminés par la seule autorité de l’Église catholique. Il sait qu’il y a beaucoup d’autres théories sur l’Évolution en plus de la théorie de Darwin ; et que la plus récente sera très vraisemblablement éliminée par une science plus récente. L’Église n’accepte pas, selon l’expression conventionnelle, les conclusions de la science, pour la simple et bonne raison que la science n’a pas conclu ! Conclure, c’est fermer ; et l’homme de science n’est pas du tout susceptible de fermer ses recherches ! Il ne croit pas, selon la formule conventionnelle, ce que la Bible dit, pour la simple raison que la Bible ne dit rien dans son sens scientifique. Vous ne pouvez pas mettre la Bible sur le banc des témoins et lui demander ce qu’elle signifie vraiment en rapport avec l’évolution ! La controverse fondamentaliste détruit elle-même le fondamentalisme. La Bible en elle-même ne peut être une base d’accord alors qu’elle est cause de désaccord ; elle ne peut être la base commune des chrétiens quand certains la prennent de manière allégorique et d’autres littéralement. Le catholique s’y réfère comme quelque chose qui peut parler à l’esprit vivant, consistant et permanent dont j’ai parlé ; l’esprit le plus élevé de l’homme conduit par Dieu.

Chaque instant fait croître en nous la nécessité d’une rencontre avec l’Esprit Immortel. Il y a quelque chose qui continue de maintenir les quatre piliers du monde, pendant que nous faisons nos expérimentations sociales ou bâtissons nos Utopies. Par exemple, nous devons avoir un accord définitif, ne serait-ce que sur le truisme de la fraternité humaine, qui seul résistera à la réaction de la brutalité humaine. Rien n’est plus susceptible maintenant d’arriver, que la corruption de nos gouvernements représentatifs qui mènera à la lâche partition de la richesse et au piétinement de toutes les valeurs d’égalité par un orgueil païen. Nous devons avoir des truismes partout reconnus comme véritables. Nous devons prévenir le retour de la morne répétition des erreurs anciennes. Nous devons rendre le monde intellectuel plus sûr pour la démocratie. Cependant dans les conditions de l’anarchie mentale moderne, ni cela, ni aucune idée n’est sûre, exactement comme les protestants en ont appelé à la Bible contre les prêtres, en ne réalisant pas que la Bible aussi pouvait être questionnée, et que de même, les républicains en ont appelé au peuple contre les rois, sans réaliser que le peuple aussi peut-être défié. Il n’y a pas de fin à la dissolution des idées qui étaient acceptées comme vraies, la destruction de tous les tests de vérité est devenue possible depuis que les hommes ont abandonné la volonté de conserver la Vérité centrale et civilisatrice, qui renferme toutes les vérités et ainsi nous rendre capable de démasquer et réfuter toutes les erreurs. Depuis lors, chaque groupe a fabriqué sa vérité et a passé son temps à la transformer en erreur. Nous n’avons plus rien d’autres que des idéologies ; ou en d’autres termes des monomanies. Mais l’Église n’est pas une idéologie, c’est un lieu de rencontre ; le lieu d’étude et de procès des idéologies de ce monde.

Source : G.K. Chesterton. « Why I Am A Catholic. » From Twelve Modern Apostles and Their Creeds (1926).

Blaise Pascal, pensée 373


Au lieu de vous plaindre de ce que Dieu s’est caché, vous lui rendez grâces de ce qu’il s’est tant découvert, et vous rendez grâces encore de ce qu’il ne s’est pas découvert aux gens superbes indignes de connaître un Dieu si saint. Deux sortes de personnes connaissent, ceux qui ont le cœur humilié et qui aiment leur bassesse, quelque degré d’esprit qu’ils aient, haut ou bas, ou ceux qui ont assez d’esprit pour voir la vérité, quelques oppositions qu’ils aient.

- Blaise Pascal, Pensées, 373, Edition Le Guern.

Blaise Pascal, pensée 396


Non seulement nous ne connaissons Dieu que par Jésus-Christ, mais nous ne connaissons nous-mêmes que par Jésus-Christ ; nous ne connaissons la vie, la mort que par Jésus-Christ. Hors de Jésus-Christ, nous ne savons ce que c’est ni que notre vie ni que notre mort, ni que Dieu, ni que nous-mêmes. Ainsi, sans l’Ecriture qui n’a que Jésus-Christ pour objet, nous ne connaissons rien, et ne voyons qu’obscurité et confusion dans la nature de Dieu et dans la propre nature.

- Blaise Pascal, Pensées, 396 ; Edition Le Guern.

La saint Barthélémy : les vrais faits 1/4


+++Yesus Kristus azu+++:

La Saint Barthélémy, vous en avez déjà entendu parlé… vous avez certainement entendu dire que ces Catholiques étaient de vrais assassins, de vrais meurtriers ; car, ils massacrèrent les protestants avec un plaisir diabolique… Mais, ces dires sont très loin de la Vérité. Veuillez lire le texte de l’abbé Barthélémy Charles, pour vous en convaincre, et surtout pour une meilleure des vrais faits !

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Personne, que nous sachions, n’avait osé, avant notre époque[1], répondre en détail aux déclamations des protestants et des philosophes relatives à la Saint-Barthélemy, parce que tout le monde craignait de passer pour l’apologiste d’une action que chacun avait en horreur : ainsi l’erreur s’accrut d’âge en âge, faute d’avoir été réfutée dans sa naissance. Le moment de la détruire est plus propre aujourd’hui que jamais. Éloignés de trois siècles de ce trop mémorable fait, nous pouvons le contempler sans partialité : nous pouvons répandre des clartés sur les motifs et les effets de cet événement terrible, sans être l’approbateur tacite des uns, ou le contemplateur insensible des autres.

Basé sur des preuves incontestables, dont le plus grand nombre nous est fourni par des auteurs protestants, nous entreprenons d’établir : que la religion catholique n’eut aucune part à la Saint-Barthélemy ; que ce fut une affaire de proscription, qu’elle n’a jamais dû…

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Jésus n’a pas réellement marché sur les eaux !


+++Yesus Kristus azu+++:

Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?
N’oublions pas d’appeler le SEIGNEUR au secours dans les moments difficiles, à l’instar de s. Pierre.

Originally posted on +†+Yesus Kristus azu+†+:

Parcourant le Web, je suis tombé sur un nouveau scoop : Jésus était très fort ! il a réussi à faire croire à ses Apôtres (décidément aveugles) qu’il marchait sur les eaux, alors qu’en réalité, il marchait sur de la glace (un lac gelé ) : le journal La Croix du 5 avril 2006, rapportait ce qui suit :

« Jésus n’a peut-être pas marché sur l’eau comme le racontent trois des quatre Évangiles mais sur de la glace formée sur la mer de Galilée, selon une étude publiée cette semaine par un océanographe de l’université de Miami (sud-est). Selon cette étude, les conditions météorologiques dans cette région, située aujourd’hui dans le nord d’Israël, étaient particulièrement rigoureuses dans une période comprise entre il y a 1.500 et 2.600 ans. De la glace, suffisamment épaisse pour supporter le poids d’un homme, aurait pu recouvrir une partie de la mer de Galilée, également connue sous le nom de…

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Réfutations des erreurs doctrinales des « chrétiens » anti-catholiques


Voir aussi, la vérité sur tous les mensonges historiques dont l’Eglise est victime : ici

Nous – les catholiques – sommes constamment attaqués par des « chrétiens » qui affirment n’avoir aucuns liens entre eux et détester les doctrines des autres, mais qui nous attaquent tous avec les mêmes arguments. Il s’agit des protestants, des évangéliques, des fondamentalistes, des adventistes, des baptistes, des pentecôtistes , des « chrétiens bibliques », des « chrétiens sans dénomination » etc.

Toujours est-il que comme leurs attaques anti-catholiques sont toutes les mêmes, la manière de les réfuter et toujours la même. C’est pourquoi j’ai compilés dans cet article, des liens permettant de tous les réfuter.

« l’Ecriture seule » est une fausse doctrine : cliquer ici

Les deutérocanoniques sont inspirés : cliquer ici

Preuve que toutes les affirmations catholiques sur Pierre, Rome et la Papauté sont vraies : cliquer ici

La Transsubstantiation est biblique : cliquer ici

La messe n’est pas un « re-sacrifice » : cliquer ici

L’encens à la messe: cliquer ici

Le culte des saints est conforme à la Bible : cliquer ici

La théologie catholique sur Marie est biblique : cliquer ici

Les œuvres sont nécessaires au Salut, la Foi n’est pas suffisante : cliquer ici

Le Purgatoire est enseigné par la Bible :cliquer ici

Preuves bibliques que le baptême doit être administré aux nouveaux-nés, qu’il est valable par effusion et qu’il lave de tous les péchés : cliquer ici

La confession à un prêtre a été instituée par le Christ : cliquer ici

L’Extrême onction est biblique : cliquer ici

Explication de « N’appelez personne votre Père » : cliquer ici

L’autorité de la Sainte Tradition est biblique : cliquer ici

Le signe de Croix existait chez les premiers chrétiens : cliquer ici

Les sacrements ne sont pas réducteurs de la grâce : cliquer ici

Le Nouveau Testament et les premiers chrétiens enseignent que le jour du Seigneur est le dimanche et non plus le samedi : cliquer ici

Le célibat consacré est biblique et le célibat ecclésiastique n’est pas une invention du Moyen-âge : cliquer ici

« Hors de l’Eglise, pas de Salut » est une doctrine biblique qui nous est de plus imposée par notre raison seule : cliquer ici

La vérité sur l’Eglise et les Conquistadors en Amérique


On nous raconte souvent que l’Eglise et les conquistadors furent les meurtriers d’une magnifique religion et d’une grande civilisation, et qu’elles firent le génocide des populations du continent américain. Voici la réfutation de tous ces mensonges :

[voir aussi : la vérité sur les mensonges historiques dont l’Eglise est victime : ici]

Etat des lieux de l’Amérique précolombienne :

Les dieux païens d’Amérique sont des démons! (Bibliothèque de combat)

Les Incas, adeptes du socialisme totalitaire (Bibliothèque de combat)

Les civilisations précolombiennes étaient dégénérées (Bibliothèque de combat)

La conquête Espagnole :

Les Conquistadors étaient-ils des agresseurs? (Bibliothèque de combat)

L’origine des calomnies sur les Conquistadors (Bibliothèque de combat)

Hernan Cortés, l’Empire Aztèque et la main de Dieu (Bibliothèque de combat)

La conversion des amérindiens à la religion catholique :

Les prophéties païennes des amérindiens annonçaient la venue du Vrai Dieu dans leur pays et en donnaient les signes: tous ces signes furent réalisés par les Conquistadors qui apportaient avec eux la religion catholique (Yesus Kristus azu)

L’image miraculeuse de Guadalupe (Bibliothèque de combat)

La conversion et les aveux du dernier empereur Inca (Bibliothèque de combat)


Les prophéties amérindiennes sur la venue du Vrai Dieu


Il y eut toujours dans l’Eglise un très grand mystère : celui de certaines prophéties païennes qui se sont révélées totalement ou partiellement vraies.

Il en est une des indiens de l’actuel Mexique (alors tenus en esclavage par les Aztèques) qui annonçait depuis plusieurs siècles avant l’arrivée des Espagnols, un changement d’ère qui arriverait à une date correspondant dans notre calendrier au 22 avril 1519. Cette date était sensée correspondre au jour où Quetzalcoatl (le dieu serpent à plume) viendrait les libérer de l’esclavage des Aztèques. Tout le monde dans les milieux indiens (même Aztèques) croyait dur comme fer à cette prophétie qu’ils s’étaient transmise de générations en générations depuis des siècles.

En 1509 (avant l’arrivée des Espagnols au Mexique), la sœur de l’empereur Moctezuma II eut une vision lors d’un rêve où elle fut informée de la prochaine arrivée du culte du vrai Dieu dans son pays. Elle était lors de ce rêve, transportée au bord de l’Atlantique, un ange lui apparut et lui annonça l’arrivée d’hommes qui leurs feraient découvrir l’existence et l’adoration du vrai Dieu. Il lui dit que ce temps était proche et lui donna quatre signes de reconnaissance pour identifier ces hommes. Les quatre signes étaient les suivants : 1° ces hommes seront des soldats qui arriveront par la mer (donc l’Atlantique), 2° ils arriveront sur des bateaux dont les voiles seront frappées de grandes croix noires, 3° ces soldats se déplaceront sur des animaux inconnus en pays Aztèque et 4° ces hommes auront des poils sur le visage (c’est-à-dire de la barbe et des moustaches : signe très important car les amérindiens sont naturellement imberbes).

Ces deux prophéties se sont réalisées (partiellement pour la première, totalement pour la deuxième) avec l’arrivée des Espagnols au Mexique. La première s’est réalisée car Cortés débarqua sur les côtes Aztèques avec 550 soldats et deux prêtres à la date du 22 avril 1519 et qu’il fit disparaître l’esclavage Aztèque par la conquête du pays (la partie de la prophétie qui disait que ce serait la venue du dieu serpent à plume était fausse). Cortés et ses soldats correspondaient à 100% à la seconde prophétie : 1° c’étaient des soldats arrivant par la mer, 2° les voiles de leurs bateaux étaient frappées de grandes croix noires, 3° ils se déplaçaient sur des chevaux (les chevaux n’existaient pas sur le continent américain avant la conquête européenne) et 4° ils étaient barbus et moustachus. Peu de temps après le débarquement, Cortés et ses soldats eurent à faire face à une armée indienne de plus de 30 000 hommes ; mais la prophétie fut immédiatement reconnue par ces derniers et ils acceptèrent les Espagnols en sachant qu’ils leur apportaient la connaissance du vrai Dieu.

La réalisation de ces prophéties n’a pas suffi à la conversion des indiens qui étaient rebutés par le mauvais comportement de certains soldats de Cortés, qui pratiquaient l’esclavage malgré l’interdiction de ce dernier. C’est pourquoi, Dieu envoya la Vierge, ce fut les apparitions et les miracles incroyables de Notre-Dame de Guadalupe que je vous encourage vivement à découvrir en cliquant ici.

Il y eut d’autres prophéties faites par des païens déclarant (implicitement) que les religions païennes étaient fausses et qui annonçaient la venue du culte du vrai Dieu. C’est par exemple le cas des sybilles (des prophétesses romaines païennes) qui annonçaient qu’une vierge mettrait eu monde la vrai Dieu. Ou encore des druides gaulois qui parlaient d’une « Vierge qui doit enfanter des druides » : cliquer ici.

Le Christ est réellement né le 25 décembre!


Vous entendez sûrement souvent dire que le Christ n’est pas né le 25 décembre et que c’est à l’origine la date d’une fête païenne. Voici quoi répondre:

[Voir aussi, la vérité sur tous les mensonges historiques dont l’Eglise est victime : ici]

Le mensonge des origines païennes de Noël (Yesus Kristus azu)

Quoi! Le Christ serait ne un 25 décembre? (Yesus Kristus azu)

Preuve pour les musulmans que le Christ est né le 25 décembre (Youtube)

Démonstration que le 25 décembre n’est pas la christianisation d’une fête païenne (Ebior)

Démonstration irréfutable en moins de deux minutes que la Bible indique la deuxième quinzaine de décembre pour la naissance du Christ (Abbé Marchiset)

Le recenssement de Quirinius (Yesus Kristus azu)

Démonstration de la réalité de la date du 25 décembre par un sermon de saint Jean Chrysostome:

Un extrait du sermon sur Bibliothèque de combat: ici

Le sermon complet: ici

Démonstration de la réalité de la date du 25 décembre par l’abbé Rohrbacher dans Histoire Universelle de l’Église Catholique, édition 1876:

 « Nous voyons par l’Évangile que le vieil Hérode ne mourut qu’après la naissance de Jésus-Christ. Or, d’après les dates de l’historien Josèphe, Hérode mourut l’an 750 de Rome, qui est le quatrième avant notre ère! Il ajoute que vers le temps de sa mort, il y eut une éclipse de lune, ce qui arriva le 13 de mars, à trois heures après minuit, de l’an de Rome 750, selon le calcul astronomique.

En outre, Josèphe et Dion s’accordent à dire que son fils Archélafis fut exilé en l’an de Rome 759, la dixième année de son règne; il avait donc succédé à son père l’an 750. Selon le même Josèphe, Hérode-Antipas, tétrarque de Galilée, fut exilé l’an de Rome 793. Ce prince était alors dans la quarante-troisième année de son règne, comme il paraît par ses médailles, qui datent jusque-là ; par conséquent il avait commencé à régner dès l’an 750. On tire la même conséquence d’autres médailles concernant son frère. le tétrarque Philippe.

Il paraît donc à peu près certain que le vieil Hérode mourut au printemps de l’an 750 de Rome, et que Jésus-Christ naquit le 25 décembre de l’année précédente, quatre ans et huit jours avant l’ère vulgaire. Ce qui ne doit pas trop étonner. L’usage de compter les années par celles de Jésus-Christ n’a commencé que tard; il n’a été introduit en Italie qu’au sixième siècle. par un particulier, le moine Denys le Petit, et qu’au septième en France où il ne s’est même bien établi que vers le huitième, sous les rois Pépin et Charlemagne.»

Lire le livre complet: ici

Démonstration courte et imparable de la réalité de la naissance du Christ le 25 décembre par un savant israélien:

En 1995, le savant israélien Shemaryahu Talmon a publié une étude sur le calendrier liturgique découvert dans la grotte 4 de Qumrân (4Q321). Il y trouva incontestablement les dates du service au Temple que les prêtres assuraient, à tour de rôle, encore au temps de la naissance de saint Jean-Baptiste et de Jésus. Selon ce document, copié sur parchemin entre les années 50 et 25 av. J.-C., donc contemporain d’Élisabeth et de Zacharie, la famille des Abiyya à laquelle ils appartenaient (Lc 1, 5 ; cf. 1 Ch 24,10) voyait son tour revenir deux fois l’an, du 8 au 14 du troisième mois du calendrier essénien, et du 24 au 30 du huitième mois. Cette seconde période tombe vers la fin de notre mois de septembre, confirmant le bien-fondé de la tradition byzantine immémoriale qui fête la « Conception de Jean » le 23 septembre.

Or ce fut, comme l’écrit saint Luc, le « sixième mois » de la conception de Jean que l’ange Gabriel apparut à la Vierge Marie. À compter du 23 septembre, le  » sixième mois  » tombe très exactement le 25 mars, en la fête de l’Annonciation. Dès lors, Jésus est bien né le 25 décembre, neuf mois plus tard. Noël n’est donc pas « la consécration religieuse et cultuelle d’un évènement cosmique, le solstice d’hiver qui marque la régression de la nuit ». Non ! le 25 décembre est l’anniversaire de la naissance du Christ, tout simplement… Une fois de plus la tradition séculaire de l’Église se trouve en parfait accord avec les plus incontournables découvertes scientifiques.

Le mensonge des origines païennes de Noël


Il y a quelques temps, un site nommé Patriotisme de clocher mettait en ligne un article démontrant que le 25 décembre est réellement la date de la naissance du Christ, et que ce n’est pas la christianisation d’une fête païenne comme nous pouvons souvent l’entendre dire. Malheureusement, ce site a fermé, et je ne sais pas comment joindre son ancien administrateur (d’ailleurs si un quelqu’un le connait, merci de l’indiquer en commentaire ou de me faire parvenir ses coordonnées en écrivant à l’adresse courriel indiquée dans la case « contact » dans la colonne de droite). Mais la Providence m’a fait imprimer ledit article avant la fermeture du site, et j’en reproduis ici le scan:

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