Jésus n’a pas réellement marché sur les eaux !


+++Yesus Kristus azu+++:

Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?
N’oublions pas d’appeler le SEIGNEUR au secours dans les moments difficiles, à l’instar de s. Pierre.

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Parcourant le Web, je suis tombé sur un nouveau scoop : Jésus était très fort ! il a réussi à faire croire à ses Apôtres (décidément aveugles) qu’il marchait sur les eaux, alors qu’en réalité, il marchait sur de la glace (un lac gelé ) : le journal La Croix du 5 avril 2006, rapportait ce qui suit :

« Jésus n’a peut-être pas marché sur l’eau comme le racontent trois des quatre Évangiles mais sur de la glace formée sur la mer de Galilée, selon une étude publiée cette semaine par un océanographe de l’université de Miami (sud-est). Selon cette étude, les conditions météorologiques dans cette région, située aujourd’hui dans le nord d’Israël, étaient particulièrement rigoureuses dans une période comprise entre il y a 1.500 et 2.600 ans. De la glace, suffisamment épaisse pour supporter le poids d’un homme, aurait pu recouvrir une partie de la mer de Galilée, également connue sous le nom de…

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Réfutations des erreurs doctrinales des « chrétiens » anti-catholiques


Par Nicolas, ancien protestant, second rédacteur.

Nous – les catholiques – sommes constamment attaqués par des « chrétiens » qui affirment n’avoir aucuns liens entre eux et détester les doctrines des autres, mais qui nous attaquent tous avec les mêmes arguments. Il s’agit des protestants, des évangéliques, des fondamentalistes, des adventistes, des baptistes, des pentecôtistes , des « chrétiens bibliques », des « chrétiens sans dénomination » etc.

Toujours est-il que comme leurs attaques anti-catholiques sont toutes les mêmes, la manière de les réfuter et toujours la même. C’est pourquoi j’ai compilés dans cet article, des liens permettant de tous les réfuter.

« l’Ecriture seule » est une fausse doctrine : cliquer ici

Les deutérocanoniques sont inspirés : cliquer ici

Preuve que toutes les affirmations catholiques sur Pierre, Rome et la Papauté sont vraies : cliquer ici

La Transsubstantiation est biblique : cliquer ici

Le culte des saints est conforme à la Bible : cliquer ici

La théologie catholique sur Marie est biblique : cliquer ici

Les œuvres sont nécessaires au Salut, la Foi n’est pas suffisante : cliquer ici

Le Purgatoire est enseigné par la Bible :cliquer ici

Preuves bibliques que le baptême doit être administré aux nouveaux-nés, qu’il est valable par effusion et qu’il lave de tous les péchés : cliquer ici

La confession à un prêtre a été instituée par le Christ : cliquer ici

L’Extrême onction est biblique : cliquer ici

Explication de « N’appelez personne votre Père » : cliquer ici

L’autorité de la Sainte Tradition est biblique : cliquer ici

Le signe de Croix existait chez les premiers chrétiens : cliquer ici

Les sacrements ne sont pas réducteurs de la grâce : cliquer ici

Le Nouveau Testament et les premiers chrétiens enseignent que le jour du Seigneur est le dimanche et non plus le samedi : cliquer ici

Le célibat consacré est biblique et le célibat ecclésiastique n’est pas une invention du Moyen-âge : cliquer ici

« Hors de l’Eglise, pas de Salut » est une doctrine biblique qui nous est de plus imposée par notre raison seule : cliquer ici

La vérité sur l’Eglise et les Conquistadors en Amérique


Par Nicolas, ancien protestant, second rédacteur.

On nous raconte souvent que l’Eglise et les conquistadors furent les meurtriers d’une magnifique religion et d’une grande civilisation, et qu’elles firent le génocide des populations du continent américain. Voici la réfutation de tous ces mensonges :

[voir aussi : la vérité sur les mensonges historiques dont l’Eglise est victime : ici]

Etat des lieux de l’Amérique précolombienne :

Les dieux païens d’Amérique sont des démons! (Bibliothèque de combat)

Les Incas, adeptes du socialisme totalitaire (Bibliothèque de combat)

Les civilisations précolombiennes étaient dégénérées (Bibliothèque de combat)

La conquête Espagnole :

Les Conquistadors étaient-ils des agresseurs? (Bibliothèque de combat)

L’origine des calomnies sur les Conquistadors (Bibliothèque de combat)

Hernan Cortés, l’Empire Aztèque et la main de Dieu (Bibliothèque de combat)

La conversion des amérindiens à la religion catholique :

Les prophéties païennes des amérindiens annonçaient la venue du Vrai Dieu dans leur pays et en donnaient les signes: tous ces signes furent réalisés par les Conquistadors qui apportaient avec eux la religion catholique (Yesus Kristus azu)

L’image miraculeuse de Guadalupe (Bibliothèque de combat)

La conversion et les aveux du dernier empereur Inca (Bibliothèque de combat)


Les prophéties amérindiennes sur la venue du Vrai Dieu


Par Nicolas, ancien protestant, second rédacteur.

Il y eut toujours dans l’Eglise un très grand mystère : celui de certaines prophéties païennes qui se sont révélées totalement ou partiellement vraies.

Il en est une des indiens de l’actuel Mexique (alors tenus en esclavage par les Aztèques) qui annonçait depuis plusieurs siècles avant l’arrivée des Espagnols, un changement d’ère qui arriverait à une date correspondant dans notre calendrier au 22 avril 1519. Cette date était sensée correspondre au jour où Quetzalcoatl (le dieu serpent à plume) viendrait les libérer de l’esclavage des Aztèques. Tout le monde dans les milieux indiens (même Aztèques) croyait dur comme fer à cette prophétie qu’ils s’étaient transmise de générations en générations depuis des siècles.

En 1509 (avant l’arrivée des Espagnols au Mexique), la sœur de l’empereur Moctezuma II eut une vision lors d’un rêve où elle fut informée de la prochaine arrivée du culte du vrai Dieu dans son pays. Elle était lors de ce rêve, transportée au bord de l’Atlantique, un ange lui apparut et lui annonça l’arrivée d’hommes qui leurs feraient découvrir l’existence et l’adoration du vrai Dieu. Il lui dit que ce temps était proche et lui donna quatre signes de reconnaissance pour identifier ces hommes. Les quatre signes étaient les suivants : 1° ces hommes seront des soldats qui arriveront par la mer (donc l’Atlantique), 2° ils arriveront sur des bateaux dont les voiles seront frappées de grandes croix noires, 3° ces soldats se déplaceront sur des animaux inconnus en pays Aztèque et 4° ces hommes auront des poils sur le visage (c’est-à-dire de la barbe et des moustaches : signe très important car les amérindiens sont naturellement imberbes).

Ces deux prophéties se sont réalisées (partiellement pour la première, totalement pour la deuxième) avec l’arrivée des Espagnols au Mexique. La première s’est réalisée car Cortés débarqua sur les côtes Aztèques avec 550 soldats et deux prêtres à la date du 22 avril 1519 et qu’il fit disparaître l’esclavage Aztèque par la conquête du pays (la partie de la prophétie qui disait que ce serait la venue du dieu serpent à plume était fausse). Cortés et ses soldats correspondaient à 100% à la seconde prophétie : 1° c’étaient des soldats arrivant par la mer, 2° les voiles de leurs bateaux étaient frappées de grandes croix noires, 3° ils se déplaçaient sur des chevaux (les chevaux n’existaient pas sur le continent américain avant la conquête européenne) et 4° ils étaient barbus et moustachus. Peu de temps après le débarquement, Cortés et ses soldats eurent à faire face à une armée indienne de plus de 30 000 hommes ; mais la prophétie fut immédiatement reconnue par ces derniers et ils acceptèrent les Espagnols en sachant qu’ils leur apportaient la connaissance du vrai Dieu.

La réalisation de ces prophéties n’a pas suffi à la conversion des indiens qui étaient rebutés par le mauvais comportement de certains soldats de Cortés, qui pratiquaient l’esclavage malgré l’interdiction de ce dernier. C’est pourquoi, Dieu envoya la Vierge, ce fut les apparitions et les miracles incroyables de Notre-Dame de Guadalupe que je vous encourage vivement à découvrir en cliquant ici.

Il y eut d’autres prophéties faites par des païens déclarant (implicitement) que les religions païennes étaient fausses et qui annonçaient la venue du culte du vrai Dieu. C’est par exemple le cas des sybilles (des prophétesses romaines païennes) qui annonçaient qu’une vierge mettrait eu monde la vrai Dieu. Ou encore des druides gaulois qui parlaient d’une « Vierge qui doit enfanter des druides » : cliquer ici.

Le Christ est réellement né le 25 décembre!


Par Nicolas, ancien protestant, second rédacteur.

Vous entendez sûrement souvent dire que le Christ n’est pas né le 25 décembre et que c’est à l’origine la date d’une fête païenne. Voici quoi répondre:

[Voir aussi, la vérité sur tous les mensonges historiques dont l’Eglise est victime : ici]

Le mensonge des origines païennes de Noël (Yesus Kristus azu)

Quoi! Le Christ serait ne un 25 décembre? (Yesus Kristus azu)

Preuve pour les musulmans que le Christ est né le 25 décembre (Youtube)

Démonstration que le 25 décembre n’est pas la christianisation d’une fête païenne (Ebior)

Démonstration irréfutable en moins de deux minutes que la Bible indique la deuxième quinzaine de décembre pour la naissance du Christ (Abbé Marchiset)

Le recenssement de Quirinius (Yesus Kristus azu)

Démonstration de la réalité de la date du 25 décembre par un sermon de saint Jean Chrysostome:

Un extrait du sermon sur Bibliothèque de combat: ici

Le sermon complet: ici

Démonstration de la réalité de la date du 25 décembre par l’abbé Rohrbacher dans Histoire Universelle de l’Église Catholique, édition 1876:

 « Nous voyons par l’Évangile que le vieil Hérode ne mourut qu’après la naissance de Jésus-Christ. Or, d’après les dates de l’historien Josèphe, Hérode mourut l’an 750 de Rome, qui est le quatrième avant notre ère! Il ajoute que vers le temps de sa mort, il y eut une éclipse de lune, ce qui arriva le 13 de mars, à trois heures après minuit, de l’an de Rome 750, selon le calcul astronomique.

En outre, Josèphe et Dion s’accordent à dire que son fils Archélafis fut exilé en l’an de Rome 759, la dixième année de son règne; il avait donc succédé à son père l’an 750. Selon le même Josèphe, Hérode-Antipas, tétrarque de Galilée, fut exilé l’an de Rome 793. Ce prince était alors dans la quarante-troisième année de son règne, comme il paraît par ses médailles, qui datent jusque-là ; par conséquent il avait commencé à régner dès l’an 750. On tire la même conséquence d’autres médailles concernant son frère. le tétrarque Philippe.

Il paraît donc à peu près certain que le vieil Hérode mourut au printemps de l’an 750 de Rome, et que Jésus-Christ naquit le 25 décembre de l’année précédente, quatre ans et huit jours avant l’ère vulgaire. Ce qui ne doit pas trop étonner. L’usage de compter les années par celles de Jésus-Christ n’a commencé que tard; il n’a été introduit en Italie qu’au sixième siècle. par un particulier, le moine Denys le Petit, et qu’au septième en France où il ne s’est même bien établi que vers le huitième, sous les rois Pépin et Charlemagne.»

Lire le livre complet: ici

Démonstration courte et imparable de la réalité de la naissance du Christ le 25 décembre par un savant israélien:

En 1995, le savant israélien Shemaryahu Talmon a publié une étude sur le calendrier liturgique découvert dans la grotte 4 de Qumrân (4Q321). Il y trouva incontestablement les dates du service au Temple que les prêtres assuraient, à tour de rôle, encore au temps de la naissance de saint Jean-Baptiste et de Jésus. Selon ce document, copié sur parchemin entre les années 50 et 25 av. J.-C., donc contemporain d’Élisabeth et de Zacharie, la famille des Abiyya à laquelle ils appartenaient (Lc 1, 5 ; cf. 1 Ch 24,10) voyait son tour revenir deux fois l’an, du 8 au 14 du troisième mois du calendrier essénien, et du 24 au 30 du huitième mois. Cette seconde période tombe vers la fin de notre mois de septembre, confirmant le bien-fondé de la tradition byzantine immémoriale qui fête la "Conception de Jean" le 23 septembre.

Or ce fut, comme l’écrit saint Luc, le « sixième mois » de la conception de Jean que l’ange Gabriel apparut à la Vierge Marie. À compter du 23 septembre, le " sixième mois " tombe très exactement le 25 mars, en la fête de l’Annonciation. Dès lors, Jésus est bien né le 25 décembre, neuf mois plus tard. Noël n’est donc pas « la consécration religieuse et cultuelle d’un évènement cosmique, le solstice d’hiver qui marque la régression de la nuit ». Non ! le 25 décembre est l’anniversaire de la naissance du Christ, tout simplement… Une fois de plus la tradition séculaire de l’Église se trouve en parfait accord avec les plus incontournables découvertes scientifiques.

Le mensonge des origines païennes de Noël


Par Nicolas, ancien protestant, second rédacteur.

Il y a quelques temps, un site nommé Patriotisme de clocher mettait en ligne un article démontrant que le 25 décembre est réellement la date de la naissance du Christ, et que ce n’est pas la christianisation d’une fête païenne comme nous pouvons souvent l’entendre dire. Malheureusement, ce site a fermé, et je ne sais pas comment joindre son ancien administrateur (d’ailleurs si un quelqu’un le connait, merci de l’indiquer en commentaire ou de me faire parvenir ses coordonnées en écrivant à l’adresse courriel indiquée dans la case "contact" dans la colonne de droite). Mais la Providence m’a fait imprimer ledit article avant la fermeture du site, et j’en reproduis ici le scan:

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Deux ans, déjà !


esprit colombeIl y a deux ans, naissait le blog Yesus Kristus azu. Son avenir était incertain, car nous ne savions pas que nous serions capable de gérer un site ; en rédigeant des articles régulièrement. Surtout que le chemin que se voulait de suivre le site s’apparentait à la polémique, aux réponses que peuvent apporter les Catholiques à ceux qui les considèrent comme des aveugles, conduits par des aveugles ! Nous avons même entendu dire : que le dogme est une limite à la liberté de l’individu ! et donc que ceux qui sont attachés au dogme, ces hommes qui aiment les contes de fées, ces catholiques donc, ne sont pas pleinement libres ! C’est mal comprendre ce qu’est un dogme, et c’est mal comprendre ce qu’est la Liberté – la vraie.

Sur son chemin, le blog a accueilli un nouveau rédacteur : Nicolas ! qui travaille également sans relâches pour faire vivre le blog par des articles… Et les articles, comme vous l’avez bien remarqué, ont un seul but : la défense de la foi catholique, de manière simple ; disons simplement que ce blog est une réaction aux mensonges, diffamations qui pullulent le web, concernant le Catholicisme : et le second rédacteur l’avait bien compris, puisque ses articles vont dans ce sens : la réfutation des erreurs, et des mensonges.

Nous remercions tous ceux et celles qui nous suivent de près ou de loin, qui corrigent souvent certaines erreurs : ou simplement qui donnent leur avis sur la question (concernant un sujet d’un article). Nous espérons également que les articles concernant l’histoire, vous intéressent, car c’est à ce niveau que l’Eglise est attaquée également, ainsi, cette rubrique, nommé Mensonges historiques, permet de remettre les choses où elles devraient être – en excluant les a priori, les à peu près, et en recherchant une seule chose, la Vérité. Nous remercions également ceux dont les textes ont servi à alimenter ce blog : que ce soit d’autres internautes catholiques, certains contacts Facebook (Christian G. par exemple) sans oublier les abonnés Facebook (!), et aussi notre ami David VINCENT : qui participe aussi à ce blog, avec des remarques intéressantes… A tous ceux qui lisent nos articles, qui sont abonnés, Merci ! Cela fait donc deux ans ! et le blog est tout de même une réussite : le but a été atteint, voire transcendé. Mais, nous ne nous arrêterons pas là : le travail continue ! en espérant évidemment que les articles vous plaisent, et vous servent… Dernière chose : si vous avez des envies sur des articles, des sujets à proposer que vous aimeriez voir traités sur le blog, n’hésitez pas à nous le faire connaître…

Enfin, prions donc les uns les autres… prier également pour nous, rédacteurs ; car, comme le dit saint Paul, on peut aider les autres, à comprendre la Foi, mais en fin de compte, ne pas être sauvé. Nous avons également besoin, chers ami(e)s, besoin de vos prières. Que le SEIGNEUR nous bénisse tous !

Pour en finir avec la légende de Giordano Bruno!


Par Nicolas, ancien protestant, second rédacteur.

L’Eglise a-t-elle réellement fait ce que l’on dit à Giordano Bruno? Voici la vérité:

[Voir aussi, la vérité sur tous les mensonges historiques dont l’Eglise est victime : ici]

La légende tragique de Giordano Bruno 1/2 (Yesus Kristus azu)

La légende tragique de Giordano Bruno 2/2 (Yesus Kristus azu)

La légende de Giordano Bruno, une énième escroquerie anti-catholique (Bibliothèque de combat)

La légende tragique de Giordano Bruno (Bibliothèque de combat)

La mort de Giordano Bruno: un crime de l’Eglise ou un mystification anticléricale? (Egalité et Réconciliation)

Pour en finir avec l’affaire Galilée!


Par Nicolas, ancien protestant, second rédacteur.

Contrairement à ce qu’on affirme, l’Eglise catholique n’a jamais combattu Galilée par obscurantisme vis-à-vis de la science:

[Voir aussi, la vérité sur tous les mensonges historiques dont l’Eglise est victime : ici]

L’affaire Galilée, une grossière imposture (Bibliothèque de combat)

L’affaire Galilée, une polémique malhonnête (Bibliothèque de combat)

Il est inconcevable de parler encore de l’affaire Galilée (Bibliothèque de combat)

Pourquoi l’Eglise a-t-elle censuré Galilée? (Bibliothèque de combat)

Le "Moyen-âge" n’a jamais cru que la terre était plate! (Contre-info)

La vérité sur l’affaire Galilée (Christ-Roi.net)

Galilée, martyr de l’Inquisition? 1/2 (Yesus Kristus azu)

Galilée, martyr de l’Inquisition? 2/2 (Yesus Kristus azu)

L’affaire Galilée par Artur Koestler (Vive le Roy)

Galilée: défenseurs de la vérité (Site de Marie)

La mystification d’anges et démons (la Question)

 

Pour en finir avec la Saint Barthélémy!


Par Nicolas, ancien protestant, second rédacteur.

Voici la vérité sur les évènements de la Saint Barthélémy:

[Voir aussi, la vérité sur tous les mensonges historiques dont l’Eglise est victime : ici]

 La Saint-Barthélémy (ChristRoi.over-blog)

La vérité sur la Saint Barthélémy (Christ-Roi.net)

La Saint Barthélémy: les vrais faits 1/4 (Yesus Kristus azu)

La Saint Barthélémy: les vrais faits 2/4 (Yesus Kristus azu)

La Saint Barthélémy: les vrais faits 3/4 [a] (Yesus Kristus azu)

La Saint Barthélémy: les vrais faits 3/4 [b] (Yesus Kristus azu)

La Saint Barthélémy: les vrais faits 3/4 [c] (Yesus Kristus azu)

La Saint Barthélémy: les vrais faits 4/4 (Yesus Kristus azu)

La Saint Barthélémy mise en relief avec les crimes protestants à la même époque… (Bibliothèque de combat)

La vérité historique sur la Saint Barthélémy (La France pittoresque)

 

Pour en finir avec les cathares!


Par Nicolas, ancien protestant, second rédacteur.

Vous avez certainement déjà entendue la bonne blague selon laquelle les cathares auraient été de gentils et bons chrétiens et qu’ils se seraient fait massacrés par les méchants et mauvais catholique! Voici la vérité:

[Voir aussi, la vérité sur tous les mensonges historiques dont l’Eglise est victime : ici]

Qu’est-ce que l’hérésie cathares? (Bibliothèque de combat)

La vérité sur les cathares (Christ-Roi.net)

La Croisade des Albigeois, par Maurice LANDRIEUX, Professeur d’histoire à l’université de Besançon en 1911 (Yesus Kristus azu)

Suite du lien précédent (Yesus Kristus azu)

Suite et fin du lien précédent (Yesus Kristus azu)

 

Pour en finir avec l’Inquisition!


Par Nicolas, ancien protestant, second rédacteur.

Voici la vérité sur les pseudo-« crimes » de l’Inquisition :

[Voir aussi, la vérité sur tous les mensonges historiques dont l’Eglise est victime : ici]

Extrait de

 Erreurs et mensonges historiques, Paris, Charles Blériot, Éditeur, 1881

par l’abbé Charles BATHÉLÉMY

sur +++Yesus Kristus azu+++

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Partie 4

L’Inquisition romaine

SES ORIGINES, SON FONCTIONNEMENT

Par Louis-Albert GAFFRE

Sur +++Yesus Kristus azu+++

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Partie 4

L’Inquisition

LES TEMPS, LES CAUSES, LES FAITS

Par Maurice LANDRIEUX

Lettre de M. J. GUIRAUD

Professeur d’histoire à l’université de Besançon

Directeur de la « Revue des Questions Historiques ».

Besançon, le 22 Mars 1911.

Sur +++Yesus Kristus azu+++

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Partie 4

Partie 5

Parties 6 et 7 à venir.

L’Inquisition (Christ-Roi.net)

Catégorie: Inquisition (Bibliothèque de combat)

L’Inquisition: institution sainte, clémente et indulgente! (la Question)

La sainte Inquisition: une institution nécessaire! (La Question)

L’Inquisition (Gesta Dei per Francos)

L’Inquisition (cosmovisions.com)

L’Inquisition, l’institution (cosmovisions.com)

La vérité sur l’Inquisition par le Père Henri Hello (site de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X)

L’Inquisition ou le fantasme des ignorants! (Démocratie Royale)

INQUISITION: LES VRAIS CHIFFRES (Démocratie Royale)

Inquisition: l’histoire contre la légende (Démocratie Royale)

La vérité de l’Inquisition (Abbé Pagès)

Bernard Gui (inquisiteur célèbre), quelques éléments biographiques mettant fin aux fantasmes (Wikipédia)

L’Inquisition: un péché de l’Église? Partie 1 (Gloria.tv)

L’Inquisition: un péché de l’Église? Partie 2 (Gloria.tv)

La malhonnêteté des médias sur l’Inquisition (Yesus Kristus azu)

 

L’inquisition : les temps, les causes, les faits 5/7


L’INQUISITION EN ESPAGNE

[...] Lorsqu’on s’insurge contre l’Inquisition, c’est l’Inquisition d’Espagne que l’on vise. On ne parle pas trop de la toute première Inquisition, dans le Nord de l’Italie et dans le Midi de la France. Elle eut pourtant une période d’activité qui se prolongea durant tout un long siècle.

Serrés de très près, traqués de toutes parts, les Nihilistes doctrinaires du Moyen Âge, Cathares et autres, finirent par être domptés. La masse, prudente et avisée, sous le coup de la grâce ou de la peur, passa par la porte large ouverte des conversions ; un bon nombre furent emprisonnés ou bannis ; on supprima les obstinés, les irréductibles ; les autres rentrèrent sous terre, dans le mystère de leurs Loges plus secrètes que jamais.

L’Inquisition, semble-t-il, avait fini sa tâche.

On n’en avait vu, dans le Nord, que de rares et fugitives apparitions dont aucune ne mérite d’être retenue : car le fameux procès des Templiers, en 1312, ne peut guère passer pour un procès d’Inquisition et l’infâme tribunal de Rouen qui, payé par l’Angleterre pour assassiner Jeanne d’Arc, prit les allures de Saint Office, n’en fut qu’une pitoyable parodie[70].

Vers la fin du XIVe siècle, on pouvait donc croire que l’Inquisition, qui sommeillait depuis longtemps, allait s’éteindre pour toujours, lorsque tout à coup, au déclin du XVe siècle, ou la vit renaître et fonctionner en Espagne, avec plus de vigueur que jamais, contre les Mores et surtout contre les Juifs, ou plutôt contre les convertis relaps, de race juive ou arabe. Et il ne faudrait peut-être pas chercher ailleurs les raisons de cette rancune tenace, inexplicable, anormale, contre l’Inquisition espagnole : elle a touché aux Juifs !

Les évènements tragiques ne manquent pas, certes, dans l’histoire des peuples, plus ensanglantés encore que celui-là ; il y en a de pires, moins lointains et plus récents qui ont atteint, non pas de vagues étrangers, mais nous-mêmes : ils ne soulèvent plus les passions populaires. Les jeunes générations n’épousent ni facilement ni longtemps les indignations et les colères des générations précédentes. Chaque siècle a trop à faire de panser ses plaies pour gémir indéfiniment sur les misères du passé. Où en serions-nous si chaque goutte de sang versé, dans les luttes d’autrefois, engendrait ces haines implacables que le temps n’apaise pas et que rien n’assouvit jamais !

Ces ressentiments sournois et irréductibles ne sont pas dans notre tempérament. Les races latines sont impressionnables, ardentes, passionnées, mais mobiles, généreuses, promptes à l’action et trop tôt lassées. Elles s’enflamment aisément ; elles oublient plus vite encore.

Nous n’avons pas pu porter seulement pendant vingt-cinq ans, nous autres, après la catastrophe de 70, l’idée de revanche, ni le deuil farouche de la Patrie mutilée. Et, à côté de nous, les Russes, les Slaves, ont déjà tendu la main au Japon.

La race juive, au contraire, est tellement homogène, d’une si parfaite cohésion, si fortement ancrée dans son type, que rien n’a pu l’entamer et qu’elle reste debout, identique toujours à elle-même, après quarante siècles, comme un être fantastique que la mort n’aurait osé frapper et qui survivrait à toutes les générations : elle a tout vu et elle n’a rien oublié, du mal surtout qu’on lui a fait. Et alors, en dépit du temps et de la distance, hier comme aujourd’hui, chaque Juif étant solidaire de tous les Juifs, Israël, dans la mesure de sa puissance, intrigue, se remue, s’agite pour entraîner le monde entier dans ses inimitiés et l’associer à ses vengeances.

Sur ce point, rien ne peut nous faire mieux comprendre ce qui s’est passé autrefois que ce qui se passe aujourd’hui sous nos yeux.

Avant d’aborder l’histoire de l’Inquisition en Espagne, il ne sera pas inutile d’examiner l’instrument en détail, pour voir dans quel esprit les Papes l’avaient conçu et de quelle façon il devait fonctionner ; nous rappellerons ensuite les motifs qui ont déterminé les rois d’Espagne à s’en servir ; nous dirons quel usage ils en ont fait.

I

Les tribunaux d’Inquisition ne peuvent point être confondus avec les autres. C’étaient des tribunaux spéciaux, institués dans un but particulier et adaptés à ce but. Tout en prenant figure de tribunaux ordinaires, ils devaient, dans la pensée des Papes, sous l’appareil sévère de la justice humaine, s’inspirer de l’esprit miséricordieux du tribunal de la pénitence.

Les Inquisiteurs avaient mission de poursuivre le crime d’hérésie, et, en même temps charge d’âmes.

Ils étaient juges et, en quelque sorte, confesseurs. À l’inverse des magistrats civils, qui ne se soucient pas de ce que pense l’inculpé, mais s’inquiètent uniquement de ce qu’il a fait, ils voulaient atteindre le délit et guérir la conscience[71].

Bien que l’hérétique justiciable de l’inquisition ne soit pas celui qui adhère, dans son for intérieur, à une doctrine hétérodoxe, mais celui qui fait publiquement acte d’hérésie, il n’en est pas moins vrai que le délit externe est intimement lié à l’état d’âme et qu’avec cette préoccupation d’ausculter la conscience pour obtenir une conversion avant de punir le délit, la liberté du juge se trouvait extrêmement gênée, dans son office public, par les scrupules de son ministère apostolique[72].

Cette double fonction était aussi complexe que délicate.

La souplesse, dont avait besoin le prêtre pour toucher à l’âme, s’accommodait mal des prescriptions étroites, rigides et minutieuses de la procédure. Et l’on fut amené, par la force et la nature même des choses, à conférer à l’Inquisiteur un pouvoir en quelque sorte discrétionnaire, pour laisser au confesseur une plus grande latitude.

Il y avait là assurément un danger ; car, pour qu’une pareille autorité ne dégénérât pas en abus, il aurait fallu, aux hommes qui en étaient dépositaires, une science toujours éminente et une vertu à toute épreuve.Le Saint-Siège avait pris toutes les précautions possibles. Après les Abbés de Cîteaux, le choix des moines mendiants, fils de S. Dominique et de S. François, était sage.

Outre qu’ils étaient très populaires et respectés partout, on était fondé à croire que leurs vieux les prémuniraient contre les séductions de l’ambition et de la cupidité ; que les franchises de l’Ordre garantiraient leur indépendance vis-à-vis des pouvoirs civils et que leur qualité d’étrangers les soustrairait aux influences locales[73].

On ne prenait que des religieux éprouvés, qualifiés par leur expérience et leur savoir. On allait jusqu’à se méfier des mérites précoces, en fixant à quarante ans un minimum d’âge[74], afin qu’aux autres vertus vînt s’ajouter plus sûrement la maturité du jugement.

Dominicains et Franciscains se partagèrent d’abord la charge. Plus tard, elle incomba toute aux Dominicains[75].

Ils y mirent tant de courage et tant de zèle, qu’on les appela, en jouant sur les mots, les Chiens du Seigneur : Dominicani, Domini canesUne fresque d’Orcagna[76] les représente ainsi, dans l’église de Santa-Maria-Novella, à Florence, étranglant des loups qui figurent les hérétiques.

À part quelques indignes que l’histoire a justement flétris, comme Conrad de Marbourg, en Allemagne, Robert le bougre, Torquemada, Deza, Valdès…, la plupart firent grande figure de magistrats. Fiers devant les puissants, impassibles sous la menace, ils portèrent sans fléchir le poids de ce redoutable ministère. Ils y risquaient leur vie. On ne compte pas ceux qui furent massacrés[77]. L’Église en a canonisé plusieurs.

L’Inquisiteur, débarquant dans la province pour laquelle il avait délégation, présentait d’abord les Lettres qui l’accréditaient au Prince et à l’Évêque, pour requérir aide et protection : car toutes les autorités locales, ecclésiastiques et civiles, étaient au service de l’inquisition[78].

Puis, il constituait son tribunal : deux assesseurs, l’évêque du lieu toujours, c’était de droit, et, généralement, le Prieur du couvent ; un notaire qui devait consigner toutes les dépositions par écrit et tenir les archives[79] ; les prud’hommes, viri probi, pris sur place, qui répondaient de la moralité des témoins et contrôlaient les témoignages ; des jurisconsultes experts, laïcs ou ecclésiastiques, qui furent parfois très nombreux, 25, 30, jusqu’à 50 et plus, ébauche de notre jury moderne.

Avant toute action judiciaire, il y avait le temps de grâce, publié dans toutes les églises par les curés, qui durait d’ordinaire trente jours, quelquefois deux, trois et quatre mois[80], remplis par les exercices d’une longue mission.

Tout hérétique qui spontanément venait se dénoncer et abjurer, n’encourait aucune pénalité, sauf, en certains cas, quelques pénitences canoniques.

Il est à remarquer que, pendant ce répit, les hérétiques obstinés pouvaient parfaitement soustraire leurs biens aux risques de la confiscation, en les liquidant eux-mêmes.

Le temps de grâce écoulé, plus de rémission : la justice suivait son cours. Sommation avait été faite à tous et à chacun d’avoir à se présenter à l’Inquisiteur pour lui signaler les loups et les brebis galeuses. Et, à faire ainsi causer tout le monde, on recueillait pas mal de renseignements. Les aveux des uns, les dénonciations des autres, la rumeur publique finissaient par tirer de l’ombre les vrais coupables.

L’Inquisition avait sa police, les familiers, fonctionnaires subalternes que le peuple redoutait, parce que, forts de l’immunité qui les couvrait, ils se montraient indiscrets et violents ; et, comme le fait d’entraver l’action du Saint-Office était un délit très grave et mal défini[81], la moindre querelle avec ces gens-là pouvait mener très loin.

Une première information, l’enquête qui se poursuivait secrètement par les commissaires, aboutissait rarement à la preuve ; on arrivait à établir la suspicion et rien de plus.

On cherchait, on provoquait des témoignages. Sur ce point, la procédure inquisitoriale s’écartait du droit commun. Alors que les autres tribunaux déclaraient irrecevable le témoignage d’un hérétique ou d’un excommunié, l’Inquisition l’admettait : c’était souvent le seul moyen de percer le mystère dont la secte s’enveloppait[82]. On ne faisait pas connaître à l’accusé les témoins qui déposaient contre lui ; on lui communiquait les dépositions, mais sans livrer les noms. La crainte trop justifiée des représailles avait imposé cette réserve.

Malgré les précautions prises, des témoins furent assassinés[83]. En Espagne surtout, ces vendetta sauvages étaient fatales, car l’Inquisition poursuivait l’hérésie, en haut comme en bas de l’échelle sociale, sans s’incliner jamais devant la qualité ou la situation de l’hérétique ; elle citait à sa barre des Princes et des Seigneurs, des Évêques aussi bien que les petites gens ; et, lorsqu’il s’agissait de puissants personnages ou seulement de quelques bourgeois influents, les témoins n’auraient jamais pu parler sans s’exposer à de terribles vengeances[84].

On avait tout fait pour rétablir l’équilibre en faveur de l’accusé. On lui demandait d’abord la liste de ses ennemis déclarés, qui étaient récusés a priori. Les prud’hommes qui résidaient dans la localité et pouvaient se rendre compte, étaient appelés à donner leur appréciation sur les témoins. Tandis qu’on devait suspendre le jugement tant qu’il restait à entendre un témoin à décharge, fût-il en Amérique, Torquemada défend de le différer pour attendre un témoin à charge[85]. Un code particulièrement rigoureux contre le faux témoignage invitait les déposants à compter leurs paroles et à les peser, car c’était la loi du talion, jusqu’à la peine de mort inclusivement[86]. Enfin, le moindre vice de forme, dans la procédure, entraînait la nullité du jugement, au bénéfice de l’accusé[87].

Cité à comparaître, l’inculpé devait se présenter ; sinon on l’arrêtait. Mais l’Inquisition réagissait déjà contre un abus qui subsiste encore dans notre législation du XXe siècle : elle n’admettait pas la prison préventive[88].

S’il avouait, la cause était entendue : le juge s’effaçait devant le confesseur et le pénitent subissait une pénitence qui pouvait être très sévère, comme l’étaient alors les pénitences canoniques, mais, de même ordre.Le plus souvent, il niait. C’était la lutte.

L’accusé n’était pas dénué de tous les moyens de défense, comme on l’a dit.

Sans doute, dans les premiers temps, la jurisprudence semble bien lui refuser un avocat[89], qu’on lui accorde bientôt, – les documents en font foi – quand les dangers de compromission disparurent. En Espagne, cela devint tout de suite la règle[90]. Mais, au début, personne n’aurait consenti à plaider pour un hérétique, au risque de se faire suspecter soi-même d’hérésie.

Il pouvait récuser l’Inquisiteur[91], qui devait alors confier l’affaire à son vicaire.

Il jouissait du droit d’appel ; et, ces appels furent si nombreux en cour de Rome que l’action des Inquisiteurs en était paralysée et qu’ils s’en plaignirent[92].

Non seulement il était libre de se justifier, mais on le mettait formellement en demeure de le faire.

Lorsqu’on avait la certitude morale de tenir un sectaire avéré et qu’il s’obstinait à nier, le juge, obsédé par le désir de muer ce coupable en pénitent, s’obstinait, lui aussi, à le faire avouer. La conscience angoissée par cette alternative ou de perdre une âme en condamnant avant d’avoir converti ou de relâcher, par un non-lieu, un loup dans la bergerie, il tentait l’impossible pour arracher des aveux : la prison cellulaire[93], des délais prolongés, tout, à tel point que, partant de ce principe, indiscutable après tout, que le mal du corps n’est rien en comparaison de la damnation, il en concluait que, si le chirurgien était autorisé à traiter ses patients, sur le vif, et sans anesthésiques alors, par le fer et le feu, lui, devait avoir le droit d’infliger au criminel le traitement de la douleur, pour son bien, en vue de la vie éternelle[94]. Il ne sut pas résister à la tentation d’emprunter au pouvoir séculier le suprême moyen, insensé, barbare, mais d’un usage quotidien dans tous les tribunaux civils : la torture.

La torture appartenait, en effet, à la justice séculière. La Papauté lui avait toujours fermé la porte des tribunaux ecclésiastiques. Le droit canonique ne la connaissait pas. Sur les instances des inquisiteurs, vraisemblablement, Innocent IV, en 1252, l’autorisa, uniquement dans la cause d’hérésie, par une dérogation expresse à la discipline de l’Église et avec des restrictions très positives[95] : jamais au gré de l’Inquisiteur, ni en sa présence, mais par le ministère du bras séculier, dans des cas prévus et déterminés[96], à la dernière extrémité seulement, du consentement de l’Évêque[97], et de telle façon que le patient n’en restât jamais estropié.

Tout aveu obtenu par la douleur était nul, s’il n’était réitéré hors de la chambre de torture et vingt-quatre heures après[98].

En France, à s’en rapporter du moins aux documents, il ne semble pas que l’Inquisition ait abusé de la torture. Certains auteurs, sans le prouver autrement, prétendent que les documents, sur ce point, sont d’un mutisme suspect. De fait, on ne relève que trois cas certains dans les dossiers qui nous restent du Languedoc, où pourtant le Saint-Office ne chôma point[99]Bernard Gui, le grand Inquisiteur de Toulouse, en parle à plusieurs reprises dans ses Instructions, mais ses jugements la mentionnent rarement et son collègue de l’Aragon, N. Eymeric, dont le Directoire fait autorité, recommande de ne recourir à la question qu’avec la plus grande circonspection : il la condamne comme inefficace et trompeuse[100].

L’Inquisiteur ne jugeait pas tout seul. Non seulement l’affaire était mise en délibéré devant le tribunal : tous les jugements relatent l’intervention des assesseurs, des jurisconsultes experts, mais l’Évêque diocésain devait être consulté[101]. Il ressort des procès-verbaux que les causes étaient étudiées avec soin, puisqu’on y relate souvent l’avis de chacun des conseillers.

Les décisions étaient prises, semble-t-il, à la majorité des voix, l’Inquisiteur ayant voix prépondérante, en cas de partage ; et, la plupart du temps, il s’en rapportait à l’évêque[102].

Toujours soucieuse de sa double mission, réduire l’hérésie et sauver l’hérétique, l’Inquisition, à l’encontre de la justice civile, faisait état du repentir. Elle se réservait de remettre ou de commuer les peines. Ce n’était pas un droit acquis au coupable, mais une faculté laissée au juge. Les adoucissements de peines n’étaient pas rares : le nombre des rechutes en est la preuve[103].

Les sentences étaient graduées, selon les cas : dans le code purement pénitentiel, depuis l’offrande d’un cierge jusqu’à la très onéreuse réquisition de la Croisade ; aussi bien que dans le code pénal : l’amende[104], les verges, la rouelle[105], la prison[106] (la confiscation des biens[107]), le bannissement et l’abandon au bras séculier, la rélaxation, qui entraînait, à peu près fatalement, la peine de mort[108]En Espagne, les sentences de mort étaient soumises à la révision d’une Cour Suprême[109].

Seuls, vraiment, les impénitents irréductibles en arrivaient à cette extrémité ; et encore leur accordait-on de longs répits pour leur laisser le temps de se convertir. On les gardait en prison, on les visitait, on les exhortait régulièrement[110]. Enfin, jusqu’à la dernière minute, sur le bûcher, l’abjuration était admise ; et, sauf pour les relaps, l’exécution n’avait pas lieu[111].

On ne précipitait pas les exécutions. On attendait, pour grouper un certain nombre d’affaires ; et, deux ou trois fois l’an, on organisait une manifestation extraordinaire, annoncée d’avance, qui comportait deux parties : à l’église, une prédication solennelle suivie de l’abjuration et de la réconciliation des pénitents ; puis, sur la place publique où une estrade était dressée, la proclamation des sentences pour les condamnés et l’excommunication de ceux qui devaient être livrés au bras séculier[112].

En Espagne, ces démonstrations sensationnelles s’appelaient l’auto da fé, l’acte de foi.

Friands de lise en scène et d’émotions fortes, les Espagnols, si passionnés encore pour leurs sanglantes corridas qui font passer, dans les veines, à l’abri du danger, le frisson voluptueux de la peur, couraient en foule aux autodafés.

L’exécution n’avait lieu que le lendemain, ou plus tard, et par les soins de l’autorité civile. C’est donc une grossière erreur que de confondre, comme le font journellement des plumes fantaisistes ou malhonnêtes, l’autodafé avec le bûcher. On n’a jamais tué ni brûlé dans un autodafé[113].

Sans aller plus avant, on peut déjà juger l’Inquisition pontificale.

Elle a été cela. Les Papes ont voulu qu’elle fût cela, et rien que cela : c’est-à-dire que, dégagée des tares et des abus qui sont le fait de la politique et des passions humaines, bien loin d’avoir le moindre trait commun avec la furie démente et sanguinaire qui légalisa, en 1793, les massacres de la Terreur, elle marque, aux yeux de ceux qui raisonnent et qui pensent, un progrès notable, dans le sens de l’équité, sur la procédure et les pratiques judiciaires de l’époque[114] ; au point que les Templiers, aux prises avec la justice royale, mieux placés que nous ne pouvons l’être pour comparer, souhaitaient d’avoir affaire à elle[115].

Elle a été cela. Les Papes ont dû tolérer qu’elle fût cela, et tout cela ; mais, pour minime que soit la part qu’on y laissa à la torture, il nous déplaît qu’on l’y ait introduite.Encore faut-il tenir compte des mœurs et des idées du temps.

Tout le monde s’accorde, aujourd’hui, à trouver odieux les traitements infligés jadis aux criminels : tout le monde, autrefois, les trouvait naturels.

Ces petits-fils de barbares, plus chrétiens par la tête que par le cœur, énergiques, violents jusque dans leurs jeux, durs à eux-mêmes, méprisaient la souffrance. Ils se défendaient de la pitié comme d’une faiblesse. Ils aimaient à frapper de grands coups, ne craignaient pas d’en recevoir.

Les codes punissaient beaucoup plus sévèrement le vol que les blessures, même graves. On faisait bon marché de sa vie et de celle des autres : mélange de rudesse et de foi ; rudesse de soldat, toute en force, qu’avait déjà bien adoucie la religion, mais mal endormie et prompte au réveil, même chez les meilleurs, sous l’afflux soudain d’impulsions ataviques.

Dans cet ordre de choses contingentes, l’Église ne devance pas les siècles. Elle marche avec eux, en essayant de les amender. Elle travaille, sans répit, à la réforme des mœurs, dans la mesure où l’humanité en a besoin, dans la mesure aussi où l’humanité peut le supporter.

Elle n’a pas aboli l’esclavage en un jour. Elle a eu fort à faire pour discipliner l’humeur batailleuse des Francs, des Goths et des Germains. Il lui a fallu du temps et de la patience pour transformer le reître brutal en chevalier chrétien[116].

Elle a incliné, tant et sitôt qu’elle l’a pu, vers plus d’équité et plus de douceur, la justice féodale.

Or, c’est précisément à l’époque où elle allait avoir enfin raison de ces errements bizarres et cruels qu’on appelait les ordalies ou jugement de Dieu[117], que la torture, tombée peu à peu en désuétude depuis le Ve siècle, était rentrée, par une autre porte, dans les prétoires du Moyen Âge, à la remorque du vieux droit païen de Rome et sous l’influence des légistes, qui y trouvaient un système plus méthodique et plus sûr d’information.

Les malfaiteurs, brigands de métier ou routiers sans solde, étaient nombreux et hardis ; la police mal organisée, débordée et impuissante.

Les criminalistes s’inquiétaient plutôt de renforcer les pénalités que de les mitiger : on remplaça ces violentes épreuves des ordalies, par l’épreuve de la Question ; et, moins préoccupés des formalités de la procédure que du but à atteindre, les magistrats s’efforçaient d’enrayer la criminalité, en effrayant, par la torture des criminels, le monde des escarpes et des malandrins, assez dur à émouvoir.

On escomptait l’effroi des préparatifs. Souvent, en effet, la seule vue des instruments déliait les langues.

On n’alléguait pas, au civil, pour excuser ces rigueurs, le bien spirituel du patient, mais la chance qu’on lui offrait d’éviter la mort, s’il n’avouait pas. On prétendait lui imposer le moindre mal pour lui épargner le pire. Et les intéressés paraissent bien l’avoir compris ainsi, car il y avait des écoles d’endurcissement où ils s’entraînaient entre eux à l’endurance, en s’appliquant mutuellement la question.

Quoi qu’il en soit des théories ou des préjugés, c’est un fait que la torture sévissait dans tous les États d’Europe.

L’Italie et l’Allemagne en usèrent avec un acharnement qui dépasse tout ce qu’on a fait en France. En Espagne, elle a été à peine interrompue. L’Angleterre, qui n’y vint officiellement que sous Henri VIII, l’employa même contre les témoins[118].

Donc, puisque ces instruments de torture, qu’on retrouve dans les musées, constituaient le mobilier courant des tribunaux civils et des cours de justice, puisqu’ils ont été fabriqués par le pouvoir séculier pour les malfaiteurs de droit commun, c’est un mensonge, une imposture de les étaler, cyniquement, dans les exhibitions foraines, sous l’étiquette exclusive de l’Inquisition et de les présenter, par l’image ou par le livre, avec des airs indignés, comme l’arsenal tout spécial de l’Église contre l’hérétique, pour faire croire au peuple que, de tous les tribunaux, celui-là seul s’en serait servi qui en a le moins usé.

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