Le baptême par effusion est valable selon la Bible


Par Nicolas, ancien protestant, second rédacteur.

 

Texte de frère Peter, USA.
 

Le Baptême n’a pas besoin d’être par immersion

 

Certains non-catholiques croient que le baptême doit être reçu par immersion. Ça n’est pas enseigné dans la Bible. Considérez le fait qu’à la Pentecôte, dans le chapitre 2 de Actes, quand des milliers de gens ont été baptisés, il n’y avait pas assez d’eau pour baptiser tout le monde par immersion. Le baptême par effusion (verser) ou aspersion devait avoir été utilisé.

 

De plus, le baptême par immersion serait très difficile, voire impossible dans des conditions environnementales extrêmement froides comme l’Arctique, et dans des conditions environnementales extrêmement chaudes comme les déserts. Dans d’autres situations – comme un apostolat chez les prisonniers (par exemple, Actes 16 ) – où la liberté de mouvement est limitée, baptiser par immersion ne serait pas pratique. Jésus n’aurait jamais rendu si difficile ou impossible le fait d’administrer le baptême dans ces situations quand Il fut celui qui déclara que tout homme devait l’avoir.

 

Certains disent aussi que le mot baptême en grec signifie exclusivement immersion. C’est faux. Le mot est utilisé pour signifier l’immersion, mais il est aussi utilisé pour signifier des lavages qui ne sont pas des immersions. Des exemples où le baptême signifie lavage et non pas immersion, on les trouve dans Luc 11:38 et Hébreux 9:10. Le baptême est valide s’il est réalisé soit par immersion, effusion (c.-à-d en versant) ou par aspersion, mais l’eau doit être en mouvement tandis qu’elle touche la peau, et les mots appropriés ( ‘Je te baptise au nom du Père et du Fils et de l’Esprit Saint’ ou leur équivalent ) doivent être dits.

 

Un autre point c’est que dans le baptême, l’Esprit Saint est déversé. Ça signifie que bien qu’il soit certain que le baptême par immersion est valable s’il est fait correctement, on pourrait dire que le baptême par effusion ( en versant ) signifie plus précisément l’action de l’Esprit-Saint dans le Baptême. Il y a aussi le fait que les peintures dans les catacombes, qui furent réalisées par les premiers chrétiens, dépeignent des baptêmes par effusion. Ça montre que ces baptêmes par effusion étaient dès le début considérées comme acceptables.

 

Le Didachè avait été écrit autour de 70 ap-JC. C’est un célèbre document de l’Église primitive et un témoignage puissant des croyances et des pratiques des premiers chrétiens. Au chapitre 7, le Didachè approuve le baptême par immersion dans une rivière, mais aussi le baptême par effusion ( en versant ).

 

Le Didachè , 70 après J-C : « Quant au baptême,baptisez ainsi : après avoir proclamé tout ce qui précède, baptisez au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit dans de l’eau vive (courante). Mais, si tu n’as pas d’eau vive, baptise dans une autre eau; si tu ne peux pas (baptiser) dans l’eau froide, que ce soit dans l’eau chaude. Si tu n’as ni l’une ni l’autre (en quantité suffisante), verse trois fois de l’eau sur la tête au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. »

 

Ceci fut écrit alors que certains des apôtres pouvaient être encore en vie ou dans la première génération après eux. Tout ça montre que l’enseignement de l’Eglise catholique sur le baptême est le véritable enseignement de la Bible. C’est parce que l’Eglise catholique est la seule et vraie Eglise.

 

Ce que signifie ‘Credo’


priere-France_1363447144296Nous avons, il y a deux jours, célébrer la Résurrection du Christ. Ce thème est le point culminant de la Foi chrétienne. Et nous la retrouvons dans notre confession de Foi : Je crois (….) à la résurrection de la chair. Le but ici n’étant pas de faire un examen sur la Résurrection, cela a déjà été fait ; mais, j’aimerais m’attarder sur ce que nous entendons par croire, la signification véritable de ce terme tel qu’il est utilisé dans le Symbole.

Je crois ? Voilà bien un mot qui a, que ce soit dans le Credo catholique que dans les rangs des non-catholiques, perdu son véritable sens. Raison pour laquelle, il y a, dans le catholicisme, et plus largement dans toute la foi chrétienne, nombre de Chrétiens qui s’adonnent à un certain syncrétisme. Il est d’autant plus effrayant de voir ou d’entendre des chrétiens dire : « Je crois en la réincarnation », alors que le vocabulaire biblique ne laisse aucun doute là-dessus : c’est la Résurrection de la chair. Ainsi, des douze articles formant notre Credo, la plupart des catholiques n’y croient même pas, peut être que la moitié… De même, analogiquement, plusieurs chrétiens accordent plus de crédit aux philosophies étrangères qu’à la philosophie du Christianisme. Cette déviance est sans doute due au sens que nous nous sommes faits du mot croire, de la définition que la langue française donne à ce mot. Et ce que nous allons voir, dans cet article, consiste à montrer quel est le véritable sens du mot Croire, non pas dans la langue française – et le sens moderne, mais le sens que lui donne notre Credo. En d’autres termes, que signifie pour le catholique : Je crois en un seul Dieu… Je crois en Jésus-Christ… Je crois en la résurrection de la chair…

Si nous nous penchons sur la définition que nous fournit le Centre national des ressources textuelles et lexicales (CNRTL), nous lisons à propos du mot croire : « Croire + à + subst. Être persuadé de quelque chose par adhésion de l’esprit, de manière rationnelle, mais aussi avec confiance. » On constate ici que la définition donnée gravite autour de la certitude, c’est une bonne définition ! Car, effectivement, la manière donc nous, catholiques comprenons le credo, s’articule autour ce qui est vrai – absolument. Ce qui est tenu pour certain. Cela peut sembler aller de soi pour certains, mais pour d’autres, pas forcément. Car, il est évident que de nos jours, le credere de la foi catholique, s’apparente plutôt à la supposition, à l’opinion, au peut-être. Ainsi, beaucoup s’imaginent que, lorsque nous disons : « Je crois en un seul Dieu… », cette affirmation relève du peut-être. Il y a peut-être un Dieu, ce n’est pas sûr… On verra bien. La certitude n’est donc pas présente. Raison pour laquelle, en ce XXIe siècle, on assiste à un certain syncrétisme ; on observe des catholiques qui ne croient pas en la moitié des articles du Credo ; qui font, à l’instar de la plupart de certains Protestants, leur propre Credo ; croyant ainsi ce qu’ils veulent et de la manière dont ils l’entendent : qu’on ne se leurre, les libéraux, ce sont des faux catholiques ! De même, analogiquement, des chrétiens qui préfèrent d’autres philosophies à la philosophie chrétienne, sont des faux chrétiens !

En fait, croire, tel que nous l’entendons dans notre Credo, ne relève pas du domaine de l’opinion, ni des suppositions, ni de l’à peu près, mais bel bien du domaine de la connaissance, de la certitude, de la Vérité ! Ainsi, tout catholique qui prononce le Credo et qui, par la même occasion, n’adhère pas TOTALEMENT à ce qui est dit dans cette profession de foi, celui n’est pas catholique ! Celui-là, est un apostat et un renégat : c’est le cas du Catholicisme libéral ! Car, et en effet, il ne suffit pas de croire dans tout ce qui est dit dans le credo, mais également à tout ce qui y est implicite ! Car, martelons le encore une fois : Credo ici, a le sens de Je suis certain ! De même, tout chrétien, qui mettrait en doute un seul des douze articles, est hérétique ! Oui, cela existe. Il y a bien de personnes qui ne reconnaissent pas la Virginité de Marie avant la naissance du Christ ; d’autres diront que le Christ n’a pas vraiment souffert, car il n’avait pas un vrai corps d’homme ; ou encore qu’il n’a pas pris l’âme humaine (c’est l’hérésie christologique du Docétisme). Succinctement, tout ce qui est affirmé dans ces articles, est absolument vrai !

« Que veut dire le mot Credo, je crois, que vous dites au commencement du Symbole ? Le mot Credo, je crois, veut dire : je tiens pour absolument vrai tout ce qui est contenu dans ces douze articles, et je le crois plus fermement que si je le voyais de mes yeux ; parce que Dieu, qui ne peut ni se tromper ni tromper personne, a révélé ces vérités à la sainte Eglise catholique et par elle nous les révèle à nous-mêmes. »[1]

St-Pie-XOn peut dans cette courte phrase du pape saint Pie X, remarquer une certaine volonté de lutter contre le Relativisme (qui grandissait à cette époque où il a rédigé ce Catéchisme). Les seuls mots « absolument », « vrai », « vérités » permettent d’exclure toute supposition ; et la forte affirmation radicale de la connaissance : « je le crois plus fermement que si je le voyais de mes yeux », dénote un souci patent de lutter contre le Relativisme. Le pape ne mâche pas ses mots ! Le Credo est de l’ordre de la connaissance des plus vraies qui soient. En effet, lorsque vous voyez une chose de vos yeux, vous ne pouvez la nier ; vous ne supposez pas qu’elle est vraie, vous SAVEZ qu’elle est vraie. En fait, le saint pape s’inscrit dans la même ligne que le Concile de Vatican I, qui anathématisera quiconque osera dire qu’on ne peut pas connaître Dieu de manière certaine, à partir des biens visibles ; mais aussi du Concile de Trente : le catéchisme de saint Pie X est en fait une sorte de document complémentaire au Concile de Trente.

Mais alors, que s’est-il passé ? Pourquoi l’Eglise catholique maintient que Je crois ne renvoie pas, comme on le pense généralement dans les milieux chrétiens, à une supposition, mais à une certitude ? En fait, cela vient du fait qu’on a pris des mots grecs – chez Platon par exemple et on les a appliqué au vocabulaire biblique. Cependant, en empruntant des mots grecs, l’on a emprunté la forme seulement, et non pas le fond – qui serait dans ce cas, le sens du mot.

Considérons le mot « Croyance », en grec, il s’agit du mot pistis. Chez le philosophe grec Platon, il y a quatre affections dans l’âme. Dans sa République, nous lisons :

Tu m’as très suffisamment compris, dis-je. Applique maintenant à ces quatre divisions les quatre opérations de l’âme : l’intelligence à la plus haute, la connaissance discursive à la seconde, à la troisième la foi, à la dernière l’imagination ; et range-les en ordre en leur attribuant plus ou moins d’évidence, selon que leurs objets participent plus ou moins à la vérité[2]

Que lisons-nous ? Que des quatre affections de l’âme, la plus haute est la noèsis – intelligence, la seconde est la dianoia – connaissance, la troisième est la pistis – croyance, et la dernière est la eikasia – l’imagination. Plus loin, dans la même œuvre nous lisons :

Il suffira donc, repris-je, comme précédemment, d’appeler science la première division de la connaissance, pensée discursive la seconde, foi la troisième, et imagination la quatrième ; de comprendre ces deux dernières sous le nom d’opinion, et les deux premières sous celui d’intelligence, l’opinion ayant pour objet la génération, et l’intelligence l’essence; et d’ajouter que ce qu’est l’essence par rapport à la génération, l’intelligence l’est par rapport à l’opinion, la science par rapport à la foi, et la connaissance discursive par rapport à l’imagination[3]

On voit donc que la croyance – pistis – chez le philosophe grec est l’avant dernière affection de l’âme, et par conséquent, elle est à placer, comme le dit le texte, sous l’égide de l’opinion ! Le malentendu est là. On a repris les mots de Platon, c’est-à-dire, comme nous l’avons dit, la forme ; mais on n’a point repris la pensée de Platon. Car, de nos jours, lorsque la plupart des chrétiens ou de tous les contemporains parlent de pistis, croyance, cela représente quelque chose qui s’oppose à la connaissance, à la certitude. Mais l’Eglise ne l’a jamais compris ainsi. Car, en disant, Je crois, nous l’avons déjà souligné avec le Catéchisme de saint Pie X, je veux dire : je suis certain ! De fait, en hébreu, le mot neeman, qu’on a traduit par pistis en grec, ne signifie pas ce que nous lisons chez Platon : il signifie bien la certitude ! « Et je l’enfoncerai comme un clou en un lieu solide ; et il deviendra un trône de gloire. » (Isaïe 22, 23). Le mot solide, en grec, est pistis ! Même chose pour le verset 25 ! Le substantif emounah en hébreu désigne le Rocher, le solide, la certitude. Alors que heemin (qui signifie être certain de la vérité) est traduit par pisteuein, traduit par credere en latin, croire, en français. De même, émounah (qui signifie certitude objective de la vérité), traduit par pistis en grec, fides en latin, et croyance, en français. On voit clairement que le système est dégénéré. Car, de nos jours, qui dit croyance, dit conviction subjective. Alors que, dans le vocabulaire biblique, ce n’est pas du tout le même sens.

AnselmeNous laisserons de côté les rapports qu’entretenait Martin Luther avec la Raison. En effet, celle-ci est pour lui la plus « grande putain du Diable ». Elle est contraire à la foi ! C’est ainsi que, de nos jours, on pense (!) comme Luther ! En fait, les catholiques sont devenus luthériens ! La doctrine luthérienne se rapproche des a priori kantiens. L’Eglise a toujours récusé cette manière de penser. C’est l’éternel combat qu’ont mené nos pères – de l’Eglise, qu’ils soient africains ou occidentaux et nos docteurs (depuis les premiers siècles, l’apothéose étant atteint avec les médiévaux des XII et XIII èmes siècles, et en particulier avec s† Thomas d’Aquin).

Ainsi, lorsque nous disons : Credo in unum Deum, Patrem omnipoténtem, factόrem cæli et terræ, visibílium όmnium, et invisibílium. Et in unum Dόminum Iesum Christum, Fílium Dei unigénitum […] Et in Spíritum Sanctum, Dόminum, et vivificántem […], nous voulons en fait dire Je suis certain de la Vérité dans un Un Dieu… C’est-à-dire que Πιστεύω εἰς, est la traduction exacte de we-heemin be, qui se trouve en Genèse 15, 6 : Abraham a été certain de la Vérité ! Il n’a pas douté de l’existence de Dieu ; mais, aurait pu douter de la promesse que Dieu lui avait faite ! De l’existence de Dieu, non ! Car, dans la tradition hébraïque l’existence de Dieu est une connaissance. Dieu est connu par ses œuvres. Nous devons donc le voir comme véritable connaissance, et non de foi – surtout dans le sens qu’on donne à ce mot à notre époque. Le Concile de Vatican I n’ira pas par quatre voies. Quiconque prétend que l’on ne peut pas connaître Dieu, de manière certaine, à travers ses œuvres, le Concile est sans pitié !

« Si quelqu’un dit que le Dieu unique et véritable, notre Créateur et Seigneur, ne peut pas être connu avec certitude par les œuvres grâce à la lumière naturelle de la raison humaine, qu’il soit anathème »[4].

En définitive, l’Eglise a toujours maintenu que le sens du mot credo, signifiait je suis certain. Et non pas un sentiment mou de l’esprit, une idée purement subjective. Le fait est que l’on s’est fait piéger par les philosophies luthérienne, et peut-être kantienne, qui insistent sur le fait que la raison humaine ne peut prétendre à une connaissance. Et, par conséquent, beaucoup de Catholiques de nos jours, sont luthériens. N’avez-vous jamais entendu : « Je crois à la réincarnation » ? Cela découle de la dégradation du mot « croire ». Car, on a repris la pensée exprimée par Platon. Alors que l’Eglise, bien qu’ayant repris les mots de Platon, n’a point repris la pensée. Elle a pris la forme (le mot), et non le fond (le sens).

Enfin, terminons par Le Concile de Trente qui  stipule :

« Croire ici n’est pas la même chose que penser, imaginer, avoir une opinion. C’est, selon l’enseignement de nos Saints Livres, un acquiescement très ferme, inébranlable et constant de notre intelligence aux mystères révélés de Dieu […] celui-là croit qui s’est formé sur une vérité quelconque… et une certitude exemptes de tout doute. Et qu’on n’aille pas s’imaginer que la connaissance qui nous vient de la Foi soit moins certaine, sous le prétexte que nous ne voyons pas les vérités qu’elle nous propose à croire »[5].

Credo in unum Deum… etc. Voilà, la messe est dite ! Voilà le véritable sens du mot ‘croire’ tel qu’il est utilisé dans l’Eglise, et tel qu’il devrait être compris dans tout le Christianisme. Ce n’est pas de l’ordre de l’opinion, de l’à peu près,… mais de l’ordre d’une connaissance objective. Martin Luther avait probablement en horreur les médiévaux (Thomas, Anselme, Bonaventure…) qui se sont ‘battus’ de toute leur force pour dire que la Raison ne s’oppose pas à la Foi – bien qu’il y ait des choses qu’on comprend pas parfaitement. Cela n’enlève rien à la certitude de notre Foi. Cessons donc d’être luthériens et kantiens. Voilà ce que j’avais à vous dire aujourd’hui les amis… Et je ne sais pas quel est votre sentiment à présent… En ce qui me concerne, je ne crois pas ! Non, moi, je suis certain ! et vous ? :-)

  • [1] Saint Pie X, Catéchisme catholique, Partie I, chapitre 1.
  • [2] Platon, République, Livre VI, 511e.
  • [3] Platon, ibid, Livre VII, 534a.
  • [4] Concile de Vatican I, Canon n°1 attaché au chapitre II, Constitution Dei Filius – sur la révélation.
  • [5] Concile de Trente, Chapitre I, §1 De la Foi.

La régénération baptismale est biblique


Par Nicolas, ancien protestant, second rédacteur.

 

Texte de frère Peter, USA.

La Bible enseigne la régénération baptismale et que le baptême est nécessaire au salut

 

 

Avant-Propos : Toutes les citations bibliques de ce chapitre, sauf mention du contraire, proviennent de la célèbre bible protestante Louis Segond de 1910 (révision de la version 1888).

 

baptême christLa plupart des protestants d’aujourd’hui ne croient pas que le baptême régénère. Ça inclut les baptistes, les presbytériens, les pentecôtistes, la plupart des évangélistes, et beaucoup d’autres. Ils ne croient pas que le baptême retire le péché de l’âme et place l’homme dans un état de justification.

 

Leur position, c’est que le baptême d’eau doit être effectué, mais que ça n’est qu’un signe d’initiation, un signe d’une conversion ou d’une renaissance spirituelle qui s’est déjà passée.

 

La position catholique, c’est que le baptême est nécessaire au salut. L’Eglise catholique enseigne que le baptême est nécessaire pour toute personne, car le baptême est la cause de la renaissance spirituelle. Le Baptême régénère.

 

Donc, qu’enseigne la Bible à ce sujet ?

 

La Bible enseigne que le baptême est pour le pardon des pêchés

 

Actes 2:38-« Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. »

 

C’est très clair. La Bible dit que le baptême est pour le pardon des péchés. Il retire les péchés.

 

La Bible enseigne que le Baptême lave les péchés

 

Actes 22:12-16-« Or, un nommé Ananias…vint se présenter à moi, et me dit : Saül, mon frère, recouvre la vue. Au même instant, je recouvrai la vue et je le regardai. Il dit: … Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur. »

 

C’est clairement indiqué que les péchés de St Paul seront lavés par le baptême.

 

Jésus enseigne que tous les hommes doivent être baptisés pour avoir la foi et être sauvés

 

Bible protestante Martin, Matthieu 28:18-20 « Et Jésus s’approchant leur parla, en disant: toute puissance m’est donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, et enseignez toutes les nations, les baptisant au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit; Et les enseignant de garder tout ce que je vous ai commandé.… »

 

Dans la toute dernière INSTRUCTION QUE JESUS CHRIST DONNE AUX APOTRES AVANT DE QUITTER CE MONDE – Il donne à Ses apôtres deux commandements: enseigner toutes les nations et baptiser. Ça devrait faire percuter tout le monde sur l’importance et la nécessité du baptême. Le baptême est rendu obligatoire, par Jésus Lui-même, avec le commandement d’enseigner toutes les nations sur la foi chrétienne. C’est parce que personne ne peut être sauvé sans elle, comme on le voit dans l’Evangile de St Marc.

 

Marc 16:15-16 « Puis il [ Jésus ] leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. »

 

Jésus dit que ceux qui croient et seront baptisés seront sauvés, ce qui indique que les non-baptisés ne seront pas sauvés. Mais certains se demandent: pourquoi Jésus n’a-t-Il pas dit : ‘celui qui ne croira pas et qui ne sera pas baptisé sera condamné’, après avoir dit que celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé ? La réponse c’est que ceux qui ne croient pas ne vont pas se faire baptiser ; il n’est donc pas nécessaire de mentionner encore le baptême.

 

Romains et Ephésiens enseignent qu’on sort du péché par le Baptême

 

Dans Romains 5 et 6, St Paul explique que le Christ réconcilie certains hommes à Dieu, retire leur péché originel, et les rend membres de l’Eglise de Dieu. Il explique que ça arrive par le baptême.

 

Romains 6:3-4-« Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort… »

 

La référence d’être ‘ensevelis en sa mort’ par le baptême se réfère à la renaissance spirituelle que donne le baptême. Il met à mort le vieil homme qui vivait dans le péché originel, et donne naissance à une nouvelle vie en Christ.

 

Dans le livre d’Ephésiens, la Bible enseigne que les âmes de l’Eglise sont purifiées par le baptême d’eau.

 

Ephésiens 5:25-26 « Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau. »

 

L’Église est sanctifiée et purifiée par le baptême d’eau par la parole de vie.

 

Notez que la bible Darby dit au verset 26 : « afin qu’il la sanctifiât, en la purifiant par le lavage d’eau par la parole. »

 

Qu’est-ce que le lavage d’eau ? Ça fait évidemment référence au baptême d’eau. La ‘parole’ se réfère aux paroles données par Jésus pour la forme du baptême (Matthieu 28:19 ). Même Jean Calvin, le célèbre protestant qui niait la régénération baptismale, admettait que ce passage (Ephésiens 5:26 ) se réfère au baptême d’eau.

 

1 Corinthiens 12 nous enseigne que le baptême rend membre du Corps du Christ

 

1 Corinthiens12: 13 – « Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres…. »

 

La Bible dit qu’on vient dans le Corps du Christ et qu’on reçoit le Saint-Esprit par le baptême.

 

La Bible enseigne que tout vrai croyant doit avoir reçu le baptême unique

 

Ephésiens 4 :4-6 « vous efforçant de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix. Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous… »

 

Dans Ephésiens 4, St Paul décrit l’unité dans l’Église de Jésus-Christ. Considérons la liste qu’Il donne: Un seul Seigneur, une seule foi, un seul Dieu, un seul Père. Mis en évidence avec ‘Seigneur’ , ‘foi’ , ‘Dieu’ et ‘Père’ , se trouve le baptême. C’est parce que c’est par ce baptême qu’un homme devient uni à Dieu et incorporé dans l’unité de l’Eglise. Croire que des gens dans l’Eglise n’ont pas ce baptême unique est équivalent au fait de croire qu’ils n’ont pas l’unique Seigneur et la foi unique. Voilà pourquoi le baptême est nécessaire.

 

La Bible enseigne que la Foi est reçue par le Baptême

 

Dans Galates 3, on voit le lien entre le fait de recevoir la foi et recevoir le baptême. On voit qu’on reçoit d’abord la foi par le baptême.

 

Dans Galates 3:23, St Paul dit : « Avant que la foi vînt… »

 

Au verset 24, il dit : « afin que nous fussions justifiés par la foi…»

 

Au verset 25, il dit : « La foi étant venue… »

 

Au verset 26, il dit : « Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ ; »

 

St Paul explique exactement ce qu’il entend par ‘la foi en Jésus-Christ’ dans le verset suivant ( verset 27 ).

 

Galates 3:27-28 « vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. »

 

Ce chapitre fort intéressant de l’Écriture devrait alerter tout le monde. Il enseigne clairement ce que l’Eglise catholique soutient depuis 2000 ans : que c’est par le moyen du sacrement du Baptême qu’on reçoit la foi. Voilà pourquoi depuis les temps apostoliques, le baptême se faisait appeler ‘le sacrement de la foi’. Sans baptême, on n’a pas la foi et on ne peut pas être sauvé.

 

La Bible enseigne que le Baptême d’eau sauve

 

Tite 3:5 « il nous a sauvés, non à cause des oeuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit. »

 

La Bible dit que les hommes sont sauvés par le ‘baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit’. Il s’agit de la régénération spirituelle donnée dans les eaux baptismales. L’eau qui coule extérieurement fait l’effet du lavage intérieur et du renouvellement du Saint-Esprit. Cette action sacramentelle justifie l’âme, et applique le mérite du Sang de Jésus-Christ tandis que se déroule baptême.

 

Des protestants pourraient tenter d’expliquer ce passage là avec la bible Darby, en disant que le verset emploie un autre terme que ‘baptême’ : « …mais selon sa propre miséricorde, par le lavage de la régénération, et le renouvellement de l’Esprit Saint. »

 

Ils pourraient prétendre que le ‘lavage’ ne renvoie pas à l’eau du baptême, mais à la purification de l’Esprit sans baptême. C’est réfuté par la comparaison de ce passage avec 1 Pierre 3:20-21. Ils enseignent tous deux que ‘le baptême sauve’. 1 Pierre 3:20-21 se réfère clairement au baptême d’eau, et pas seulement un lavage spirituel. Ça démontre que Tite 3:5 fait également référence à la régénération par l’eau du baptême.

 

Bible Louis-Segond, 1 Pierre 3:20-21 « … lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé, pendant la construction de l’arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, c’est-à-dire, huit, furent sauvées à travers l’eau. Cette eau était une figure du baptême … qui maintenant vous sauve … »

 

Bible Darby, 1 Pierre 3:20-21 « … quand la patience de Dieu attendait dans les jours de Noé, tandis que l’arche se construisait, dans laquelle un petit nombre, savoir huit personnes, furent sauvées à travers l’eau ; or cet antitype vous sauve aussi maintenant, c’est-à-dire le baptême … »

 

1 Pierre 3:20-21 c’est l’un des passages les plus forts dans la Bible sur la nécessité du Baptême.

 

Notez ici la puissance de l’affirmation de St Pierre : Le Baptême vous sauve maintenant. Il parle bien sûr du baptême d’eau (le sacrement ), parce qu’il établit une analogie entre les eaux baptismales et les eaux du Déluge. Pierre compare recevoir le sacrement du Baptême ( Eau ) avec le fait d’être dans l’Arche de Noé. Tout comme personne n’a réchappé de la mort physique en dehors de l’arche de Noé durant la période du déluge ( seulement huit âmes survécurent à l’inondation en étant solidement plantées sur l’arche ), personne n’évite la mort spirituelle ou n’ est sauvé du péché originel sans le baptême ! Le Baptême vous sauve. Jusqu’où ça doit être évident que la Bible enseigne que le baptême d’eau est nécessaire au salut ?

 

La traversée de la Mer Rouge était un type de baptême d’eau

 

Ça m’amène à un autre point. La typologie. Comme mentionné dans la section sur la Vierge Marie, un type biblique est un événement réel ou une personne réelle ou une chose réelle dans l’Ancien Testament qui préfigure et pointe vers quelque chose dans le Nouveau Testament. Il y a des types de baptême d’eau. Un type de baptême d’eau et sa nécessité se trouve dans la traversée de la Mer Rouge par Moïse et les israélites.

 

Tout comme personne n’a réchappé de mort physique aux mains des égyptiens, sans traverser les eaux de la mer Rouge, personne n’échappe la mort éternelle sans avoir reçu les eaux baptismales. St Paul fait le lien dans 1 Corinthiens 10:1-2 :

 

1 Corinthiens 10:1-2 « Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous passé au travers de la mer, qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer. »

 

Autres types de Baptême d’eau dans l’Ancien Testament

 

Au tout début, Dieu créa le ciel et la terre, et la première chose mentionnée dans la Bible ce sont les eaux. Regardez les deux premiers versets du premier livre de la Bible.

 

Genèse 1:1-2 « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. »

 

Ça nous indique que l’eau avait été dès le début une importance majeure – et même unique – pour la création de Dieu. Elle faisait partie intégrante de Son plan. Il l’a utilisé pour laver, pour générer une nouvelle vie. Il est parfaitement logique, donc, que l’élément qu’ Il choisirait, en apportant aux âmes la vie nouvelle de Jésus-Christ, en dispensant le mérite de Sa passion et le lavage de l’Esprit-Saint, c’est cet élément primordial sur lequel se mouvait Son Esprit au début de la création.

 

Un autre type, ou référence, des effets sanctifiants du baptême d’eau , se trouve dans Ezéchiel 36.

 

Ezéchiel 36:24-26 « Je vous retirerai d’entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai dans votre pays. Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. Je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; »

 

Ça se rapporte clairement au pouvoir nettoyant de l’eau du baptême, qui transmettra la vie nouvelle de Jésus-Christ, et sera administré au peuple de Dieu rassemblé partout sur la Terre. La référence à ‘eau pure’ dans Ezéchiel 36 prouve qu’il se référe à la justification dans le Nouveau Testament ; car on trouve le même langage dans Hébreux 1:22, pour décrire le changement intérieur effectué par la justification dans le Christ. Dans Hébreux 10: 22, ce changement est décrit comme un coeur purifié d’une mauvaise conscience. Ezechiel 36 indique spécifiquement que cette purification du cœur est effectuée par l’aspersion d’eau pure (dans le baptême).

 

Certains font objection sur ce point. Ils ramènent le Bon Larron sur la croix comme un exemple allant contre la nécessité du baptême. Mais cet exemple échoue. Premièrement, la loi du baptême, que Jésus a rendu obligatoire pour tous, est devenu une obligation après la Résurrection de Jésus, quand Jésus donna le commandement de prêcher l’Évangile et de baptiser toutes les nations dans Matthieu 28:19. Le Bon Larron est mort sous l’Ancienne Loi, avant que la loi du Baptême ne soit devenue obligatoire pour tous. Deuxièmement, le Bon Larron n’est pas allé au Ciel le jour où Jésus fut crucifié. On le sait parce que personne n’est allé au Ciel jusqu’à ce que Jésus l’ai fait. Jésus avait la primauté en toutes choses, comme le dit St Paul dans Colossiens 1:18.

 

Jésus n’est monté au ciel qu’après Sa Résurrection, comme le prouve Jean 20:17. Ainsi, le Bon Larron n’est pas un exemple contre la nécessité du baptême pour le salut. Voilà pourquoi le Credo des Apôtres, que récitent les catholiques, déclare à juste titre que Jésus a été crucifié, est mort et a été enseveli ; est descendu en Enfer ; le troisième jour est ressuscité d’entre les morts, et puis Il est monté au Ciel. Il n’est monté au Ciel qu’après Sa Résurrection, et il est descendu en Enfer le jour de Sa mort. Quel était cet Enfer? C’était le sein d’Abraham, le lieu d’attente des justes de l’Ancien Testament. C’est là où s’est rendu le Bon Larron avec Jésus le jour de Sa Crucifixion ; Jésus l’avait appelé paradis car Il y serait.

 

Jésus s’est soumis au baptême pour montrer à tous le monde qu’il est nécessaire d’être baptisé

 

Le baptême est tellement nécessaire que Jésus s’y est Lui-même soumis. Il fut baptisé par St Jean le Baptiste pour montrer à chaque homme – et Jésus était à la fois vrai Dieu et vrai homme – qu’il doit être baptisé pour son salut. Il faut souligner que dans la théologie catholique, le baptême donné par Jean le Baptiste n’était pas le même que le baptême que Jésus a institué: le vrai sacrement du Baptême. Il n’avait pas la même force ou puissance.

 

Le baptême institué par Jésus remet le péché originel et les péchés actuels, ainsi que toutes les peines dues au péché; le baptême de Jean était un baptême qui suscitait les gens à la repentance et était une préfiguration du baptême institué par Jésus. Voilà pourquoi ceux qui avaient seulement reçu le baptême de Jean devaient être baptisés à nouveau ( Actes 19:4-5 ). Mais la réception de Jésus du baptême des mains de Jean est considéré comme la transition entre le baptême préfiguré de Jean et le baptême réel du Christ. Le baptême de Jésus a sanctifié les eaux pour qu’elles puissent être efficaces à retirer les péchés, bien que le baptême qu’instituera Jésus ne deviendrat obligatoire pour tous qu’après la Résurrection.

 

Luc 3:21-22 « … Jésus fut aussi baptisé; et, pendant qu’il priait, le ciel s’ouvrit, et le Saint-Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles : Tu es mon Fils bien-aimé; en toi j’ai mis toute mon affection. »

 

La descente du Saint-Esprit signifie les puissances de régénération du baptême. L’ouverture du ciel signifie que le Ciel est ouvert à un homme une fois qu’il a reçu proprement le baptême. Il fait de lui un fils adoptif de Dieu, au lieu d’un enfant d’Adam exclu.

 

Le Sang et l’Eau sont sortis du côté de Jésus parce que Son Sang se déverse dans l’eau du baptême

 

La Bible fait un lien évident entre le Sang de Jésus et l’eau du baptême. Dans Jean 19, on voit que le sang et l’eau sont sortis du côté de Jésus après Sa mort sur la Croix. Cet événement réel avait aussi une signification symbolique.

 

Jean 19:34 « mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau. »

 

Ça signifiait que Son Sang (et le mérite de Sa passion) se déverserait avec l’eau dans le baptême. Voilà pourquoi on lit aussi dans 1 Jean 5 qu’il y a un lien entre l’esprit, l’eau et le sang.

 

La Bible enseigne que le Sang de Jésus, le renouveau spirituel, et l’eau du baptême ne font qu’un

 

Bible Louis-Segond , 1 Jean 5:8 – « l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois sont d’accord. »

 

Bible Martin, 1 Jean 5:8 « Il y en a aussi trois qui rendent témoignage sur la terre, savoir l’Esprit, l’eau, et le Sang; et ces trois-là se rapportent à un. »

 

Bible Darby, 1 Jean 5:8 « L’Esprit, et l’eau, et le sang, et les trois sont d’accord pour un même témoignage. »

 

Ça se réfère aux trois témoins dans la justification: la vie nouvelle ou l’esprit apporté par la justification ; l’eau du baptême ; et le sang de Jésus. Ces trois éléments doivent être présents pour qu’une personne soit justifiée. Le premier et le troisième se réunissent – sont déversés – dans l’eau du baptême. Voilà pourquoi Jésus parle de naître de nouveau d’eau et de l’esprit ( Jean 3:5 ). En vérité, Il aurait pu aussi parler de naître de nouveau d’eau, de sang et d’esprit.

 

Jésus dit que personne n’entre dans le ciel sans renaître d’eau et d’esprit

 

Jean 3:3-5 « Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ? Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. »

 

Considérez attentivement que quand Jésus enseigne cette vérité profonde, Il préface Sa déclaration en disant: ‘En vérité, en vérité’ ou ‘Amen, amen’, selon la traduction que vous lisez.

 

Cette double affirmation est un acte de prestation de serment. Dans une cour de justice juive, nul ne pouvait être mis à mort sans le témoignage de deux témoins ( Deutéronome 19:15 ). Ils devaient tous les deux lever la main droite et dire : Amen ( voir Néhémie 8 :6 comme exemple de la solennité de cette formule ). Par conséquent, ce langage solennel indique que ce que Jésus a à dire ici, est extrêmement sérieux. Jésus affirme dans un serment solennel que personne n’entre dans le ciel sans naître de nouveau d’eau et de l’Esprit Saint.

 

Jésus dit à Nicodème que si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Puis Nicodème lui demande expressément comment ça se passe ; comment naît-on de nouveau ? Jésus répond dans Jean 3:5, en déclarant que si un homme ne naît D’EAU ET D’ ESPRIT, IL NE PEUT ENTRER DANS LE ROYAUME DE DIEU. Donc, naître de nouveau signifie naître d’eau et du Saint-Esprit. Ça se réfère clairement au baptême d’eau.

 

C’est vrai que des non-catholiques ont tenté d’expliquer l’évidente signification de ces paroles, mais c’est vain. Beaucoup d’entre eux disent que l’eau se réfère à la naissance naturelle, et que l’Esprit se réfère au procédé de naître de nouveau en acceptant la foi. C’est impossible parce que le passage est à propos de la renaissance. Jésus dit que la renaissance est d’eau et d’Esprit. Par ailleurs, l’expression en grec ‘d’eau et d’Esprit’ ( ek hudatos kai pneumatos ) est une unité linguistique unique, comme le font noter les savants grecs. Ça décrit le fait de ‘naître d’eau et d’Esprit’, et non pas ‘naître d’eau’ d’une côté, et ‘naître d’Esprit’ de l’autre côté.

 

En plus, le contexte élargi du passage confirme que ça se réfère au baptême d’eau. Dans le chapitre suivant, on lit que les apôtres de Jésus sortaient et baptisaient. Regardez Jean 4:1-2. Donc, après que la Bible présente l’absolue nécessité du baptême d’eau, elle mentionne que les apôtres pratiquaient ce qu’a prêché Jésus.

 

C’est crucial que les gens comprennent que Jean 3:5 se réfère au baptême d’eau ; car ils sont des millions à tenir un concept faux et non-biblique de ce que signifie renaître. Ils pensent que ça signifie parvenir à un engagement véritable que Jésus soit le Sauveur. C’est inexact, et ça n’était pas cru par l’Eglise primitive. C’est certain que c’est nécessaire pour quelqu’un au-dessus de l’âge de raison d’accepter Jésus-Christ, de croire à la Trinité et à l’Incarnation, et d’accepter tous Ses enseignements. Mais la Bible enseigne clairement que naître de nouveau se réfère à la régénération spirituelle que confère le baptême d’eau. Les preuves accablantes qu’on a considéré dans les autres passages du Nouveau Testament le prouvent aussi.

 

Le sacrement du baptême enlève tous les péchés, originel et actuels, pour ceux qui le reçoivent proprement. Néanmoins, il faut noter que recevoir ce sacrement n’est pas une garantie de salut. On peut perdre la grâce du baptême par des péchés mortels et en reniant la foi véritable de Jésus-Christ.

 

Les Pères de l’Eglise enseignaient tous la régénération baptismale
et que le baptême est nécessaire au salut

 

Dès le tout début de l’Église chrétienne, les Pères de l’Eglise croyaient à l’unanimité en la nécessité du baptême d’eau et la régénération baptismale. Ils fondaient cette conviction sur l’enseignement du Nouveau Testament, de Jean 3:5 et de la Tradition apostolique. Voici quatre passages. On pourrait en citer des douzaines d’autres.

 

Dans la Lettre de Barnabé, datée aussi tôt que l’an 70 après J-C, on lit : «…nous descendons dans l’eau remplis de péchés et de souillures ; mais nous en sortons chargés de fruits…»

 

Dans le Berger d’Hermas, daté de 140 après J-C, Hermas cite Jésus dans Jean 3:, disant : «…il y avait nécessité pour elles à remonter à travers l’eau, afin qu’elles fussent vivifiées; car elles ne pouvaient entrer dans le royaume de Dieu autrement… »

 

En 155 après J-C, dans la Première Apologie – 61, St Justin le Martyr écrit : « … Nous les conduisons dans un endroit où se trouve de l’eau, et là, ils renaissent dans le même genre de renaissance dans laquelle nous-mêmes étions renés… en nom de Dieu … ils reçoivent le baptême d’eau. Car le Christ a dit: ‘à moins qu’un homme ne renaisse de l’eau et du Saint Esprit, il ne peut pas entrer dans le Royaume de Dieu.. ‘. La raison de faire ceci, c’est que nous l’avons appris des apôtres. »

 

St Aphraate, le plus ancien des pères syriens, écrit dans ses traités, en 336 après J-C : « Puisque par le baptême, nous recevons l’Esprit du Christ … Car l’Esprit est absent chez tous ceux qui sont nés de la chair, jusqu’à ce qu’ils viennent à l’eau de la re-naissance.»

Bonne fête de Pâques !


Je vous souhaite à tous, chers lecteurs, et chers visiteurs, une bonne fête de Pâques ! Par sa Glorieuse Résurrection, le Christ révèle son Identité : il est Vrai Dieu ! Sa résurrection nous montre également qu’un jour, ce sera à notre tour de nous lever !

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Je crois en la résurrection de la chair : explication de l’article du Credo (partie 1)

La prière aux saints, l’expansion de l’Evangile et la suite des miracles


Par Nicolas, ancien protestant, second rédacteur.

 

Texte de frère Peter, USA.
 

La preuves irréfutable que prier les saints est biblique

 

On a vu avec beaucoup de détails que la Bible enseigne la communion des saints. On a vu que prier les saints est biblique. On a vu que Jésus enseigne que les saints dans le Ciel sont comme les anges. On a vu que des saints décédés et leurs prières intercèdent pour les hommes. On a vu que des reliques et statues ne sont pas idolâtres, mais fondées bibliquement. Rien de tout ça ne suggère qu’on ne peut pas prier directement Jésus.

 

Les vrais catholiques prient directement Jésus chaque jour, mais prier les saints et invoquer leur intercession est extrêmement efficace, puissante, et accorde souvent les grâces de Jésus qui , autrement, n’est pas enclin à les donner. C’est particulièrement important et nécessaire dans le cas du plus grand de tous les saints : la mère de Jésus, la bienheureuse Vierge Marie, le vaisseau par lequel Il a choisi de venir sur Terre. La vénération et l’intercession des saints étaient reconnus par les pères de l’Église dès le tout début de l’Eglise catholique.

 

Les saints catholiques ont répandu l’Evangile partout sur Terre

 

Les miracles, les efforts missionnaires, et les vies de saints catholiques ont fait partie des instruments les plus importants dans la propagation de l’Evangile partout sur terre. Tout ce que sont les saints catholiques et ce qu’ils ont fait, c’est par la grâce de Jésus-Christ. En coopérant avec, ils ont conquis le monde spirituel pour le Christ, un monde qui est malheureusement tombé dans l’apostasie et a abandonné l’héritage chrétien catholique qui l’avait défini.

 

C’est le saint catholique St Patrick qui a apporté la foi de Jésus en Irlande. C’est le saint catholique St Boniface qui a apporté l’Evangile à l’Allemagne. C’est le saint catholique St Augustin de Canterbury qui a apporté l’Evangile aux angles, en Angleterre. C’est le saint catholique St Francois-Xavier qui a apporté l’Evangile dans une grande partie de l’Asie et de l’Extrême-Orient. Aux 16e et 17e siècles, ce sont des saints catholiques et des missionnaires, surtout jésuites, qui ont définitivement apporté l’Evangile en Amérique du Nord et du Sud. Beaucoup de ces terres étaient habitées par des peuples barbares et païens. Ceux-là torturaient et assassinaient souvent des étrangers et de supposés ennemis. En leur apportant l’Evangile, ces saints durent souvent subir d’ahurissantes épreuves et endurer d’incroyables luttes. Ils apprenaient méticuleusement les arcanes des langues, des coutumes et des cultures, pour enseigner à ces gens Jésus-Christ et les amener dans Sa foi. Parfois, ils étaient sauvagement torturés. Ils devaient voyager dans des conditions quasi- invraisemblable, souffrant des températures en dessous de zéro, sans vêtements ni sommeil en suffisance, sous plusieurs mètres de neige, environnés par une région sauvage.

 

Jésus a prédit la tradition ininterrompue de miracles qu’on aperçoit dans la vie de saints catholiques.

 

Cette conversion des peuples païens fut également facilitée par les miracles que Jésus accordaient à Ses saints. Il y a une tradition ininterrompue de miracles dans la vie des saints catholiques qui s’étend tout droit vers le début de l’Église catholique. Cette réalité, fascinante à lire dans les vies des saints, fut prédite par Jésus.

 

Jean 14:12 – « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père. »

 

La communion des saints est biblique. Prier et vénérer les saints ne porte pas atteinte à la gloire de Dieu. Au contraire, elle nous inspire à fixer nos vies autour du Christ avec plus d’ardeur et de faire Sa volonté, comme eux le faisaient. Tout au long de son histoire, l’Église catholique est restée fidèle à l’enseignement de Jésus et de la Bible sur les anges et les saints. C’est parce que l’Église catholique est la seule et vraie Église du Christ.

La vénération des images et des statues


Par Nicolas, ancien protestant, second rédacteur. Texte de frère Peter, USA.

La Bible sur la vénération des images et des statues

veneration de la croixBeaucoup de protestants rejettent l’utilisation de statues et d’ images de saints. Ils pensent qu’ils sont idolâtres et condamnés dans la Bible. Mais comme on l’a vu avec leur position sur les reliques des saints, leur position n’est pas non plus correcte sur ce point. L’un des versets majeurs qu’ils aiment citer, c’est Deutéronome 5:8

Deutéronome 5:8 – « Tu ne te feras point d’image taillée, de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. »

Ils disent que ce passage condamne le fait de fabriquer ou d’utiliser des images taillées. Mais cet argument échoue pour plusieurs raisons. Tout d’abord, si l’on devait prendre ce passage en lui-même et comme ils le comprennent, il interdirait de faire la moindre représentation de quoique ce soit sur terre. ‘Tu ne feras point… de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre’.

Ça voudrait dire qu’on ne pourrait pas fabriquer ou avoir le portrait d’un animal, car un tel portrait est la représentation de quelque chose sur terre. Presque tous les protestants, cependant, rejetteraient cette compréhension du passage, même si c’est ce qu’il dit. Non seulement la plupart des protestants acceptent des images telles que la représentation d’ animaux, mais ils acceptent aussi des images et des représentations d’autres humains. Ils portent sur eux des photos de membres de leur famille. C’est contraire à leur interprétation des mots de Deutéronome 5:8.

Par ailleurs, plusieurs de ces mêmes protestants n’ont pas de problème avec des statues de chefs militaires éminents ou d’autres figures. Du peu de gens qui font objection pour de telles statues , presque tous acceptent et utilisent des images taillées, comme des pièces de monnaie. Les pièces de monnaie dans leurs poches ont des images taillées d’hommes. Selon leur compréhension de Deutéronome 5:8, ils commettraient l’idolâtrie et violeraient le commandement de Dieu en gardant ces pièces et /ou en les utilisant. Le point ici, c’est que leur compréhension de ce passage est complètement fausse. Voilà pourquoi ils doivent être très sélectifs dans leur application de Deutéronome 5:8 et des passages similaires.

Alors, est-ce que le passage interdit réellement la fabrication d’images taillées ? Pas du tout, comme on va le voir. C’est montré par le contexte du passage – en particulier le verset suivant.

Deutéronome 5:8-9 – « Tu ne te feras point d’image taillée, de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point. »

Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point. C’est la clé. Voilà pourquoi Dieu interdit. Il interdit la fabrication de statues ou d’ images visant à les adorer ou adorer des créatures, comme des animaux, etc.

Les catholiques n’adorent pas des statues ou des images. Dire le contraire est un mensonge. Les catholiques n’adorent que Dieu. Les images et les statues servent en tant que rappels du peuple saint et des actions qu’elles représentent. Mais il y a plus.

Dieu ordonne spécifiquement la fabrication de statues religieuses

Dans la Bible, Dieu exige spécifiquement la fabrication et l’utilisation de statues à des fins religieuses. Le verset suivant devrait écraser une fois pour toutes la fausse idée que la Bible condamne l’utilisation de véritables statues et images religieuses.

Exode 25:18-19 – « Tu feras deux chérubins d’or, tu les feras d’or battu, aux deux extrémités du propitiatoire ; fais un chérubin à l’une des extrémités et un chérubin à l’autre extrémité; vous ferez les chérubins sortant du propitiatoire à ses deux extrémités. »

Dieu ordonne spécifiquement la fabrication de deux statues de chérubins. Les Chérubins sont des anges. Voilà ce qui reste de l’idée ( fausse ) que la fabrication de statues ou d’ images taillées est interdite. Une telle idée est une déformation totale de l’enseignement de l’Ecriture Sainte, qui les interdit en référence à l’adoration idolâtre de créatures. D’autres passages de la Bible où l’on voit des références au commandement de Dieu, de faire des statues à des fins véritablement religieuses, sont : Exode 26:11 ; 1 Rois 6 ( 3 Rois 6 dans la bible catholique Vulgate ) ; et 1 Rois 7:25-36 ( 3 Rois 7:25-36, Vulgate ).

Dieu a ordonné aux israélites d’utiliser l’image d’un serpent brûlant

On trouve aussi que Dieu commande l’utilisation d’images pour soigner des gens – des images qui, pour certains, pourraient à première vue être surprenantes, voire pire. Dieu a ordonné à Moïse de faire une image d’un serpent pour que le peuple le regarde et soit guérit.

Nombres 21:8 – « L’Eternel dit à Moïse : Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie. »

Les Protestants qui condamnent l’usage de statues et d’images partagent la croyance ( iconoclaste ) des musulmans

Les non-catholiques qui considèrent comme idolâtre l’utilisation de statues ou d’images religieuses, condamnent non seulement les passages bibliques qu’on vient de couvrir, mais ils partagent aussi leur croyance avec les musulmans. Les musulmans ont en abomination de telles statues et images. En fait, au VIIIe siècle, l’empereur byzantin Léon III était devenu consterné devant certaines défaites militaires chrétiennes aux mains face aux musulmans. Il avait faussement conclu que c’était là le résultat du mécontentement de Dieu à cause de l’utilisation de statues et d’images dans les églises chrétiennes.

Ces images ont été utilisées tout au long de l’Eglise chrétienne (catholique), dès les premiers jours.

Ces images et statues sont utilisées pour élever l’esprit vers Dieu, pour se rappeler de lui, de Sa sainte Mère et de Ses serviteurs célestes. Voilà pourquoi Dieu leur a commandé qu’ils soient faits pour le temple. Mais l’empereur Léon III entreprit une campagne visant à détruire ces images et de les retirer des églises chrétiennes.

Les papes sont opposés à cette hérésie, qui était connue comme l’iconoclasme. L’iconoclasme, qui signifie ‘icône casser’ , est une hérésie que tiennent beaucoup de protestants aujourd’hui. Elle fut rejetée et condamnée comme fausse par l’Église catholique au second Concile de Nicée, en 787. Ce concile catholique des premiers temps – connu comme le 7e concile oecuménique – est le dernier concile catholique accepté par les ‘orthodoxes’ orientaux, les anglicans, et les protestants.

L’objection protestante que les catholiques adorent des statues et des images, parce que les catholiques s’agenouillent parfois ou s’inclinent devant en prière, est réfutée par la Bible.

Une autre fausse idée qu’il faut répondre, c’est l’idée que les catholiques adorent les statues parce que parfois ils s’agenouillent ou s’inclinent devant elles en prière. Cette objection est fausse et démentie par l’Écriture Sainte.

La posture de l’agenouillement – et même celle de se proserner au sol – ne signifie pas nécessairement le culte ou l’adoration. Elle signifie cela dans certains contextes religieux et dans certaines fausses religions, mais s’incliner, s’agenouiller, et même se prosterner complètement peuvent être simplement un signe de respect, une posture humble.

Quiconque a pris le temps de lire l’Ancien Testament, sait que se prosterner devant quelqu’un ne signifie pas nécessairement une adoration. Tout au long de l’Ancien Testament, on lit que de figures saintes se prosternaient devant d’autres hommes, non pas comme un signe de culte ou d’adoration, mais un signe de respect et d’humilité. Par exemple :

Genèse 33:3 – « Lui-même [ Jacob ] passa devant eux; et il se prosterna en terre sept fois, jusqu’à ce qu’il fût près de son frère [ Esaü ]. »

Jacob se prosterna à terre 7 fois devant son frère Esaü. Il fit ça en signe d’humilité. C’est le même Jacob, dont Jésus dit dans Luc 13:28 : ‘quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes, dans le royaume de Dieu …’ Il n’était pas un idolâtre, bien sûr.

On lit une chose similaire avec d’Abraham dans Genèse 23:12 : « Abraham se prosterna devant le peuple du pays. »

Lot s’était prosterné face contre terre afin de vénérer les anges qui étaient venus

Genèse 19:1 – « Les deux anges arrivèrent à Sodome sur le soir; et Lot était assis à la porte de Sodome. Quand Lot les vit, il se leva pour aller au-devant d’eux, et se prosterna la face contre terre. »

Il y a beaucoup d’autres passages comme celui-ci dans les livres des Rois et de Samuel

2 Samuel 9:8 ( 2 Rois 9 dans la bible catholique de la Vulgate ) – « Il se prosterna, et dit : Qu’est ton serviteur, pour que tu regardes un chien mort, tel que moi ? »

1 Samuel 24:8 ( 1 Rois 24 , Vulgate ) – « …David se leva… Il se mit alors à crier après Saül : O roi, mon seigneur ! Saül regarda derrière lui, et David s’inclina le visage contre terre et se prosterna. »

D’autres passages montrant que les hommes se prosternaient, etc, devant d’autres hommes, non pas de manière idolâtre, mais simplement par humilité et respect, sont Genèse 43:26 ; Ruth 2:8-10 et d’autres. C’est suffisant pour réfuter la fausse affirmation que les catholiques adorent les statues quand ils s’agenouillent ou s’inclinent dans une posture humble et respectueuse, tout en invoquant la figure céleste que représente la statue ou l’image.

Le Monothélisme


Puisque, en ce jour, c’est le vendredi saint (et donc, une implication de l’Histoire du Salut), j’aimerais vous proposer une réflexion sur un débat qui a eu lieu dans les premiers siècles sur la personne du Christ. Il s’agit de savoir si en Christ, il y a deux ou une seule Volonté… Dans les premiers siècles, nous le savons, plusieurs crises ont fait surface dans la foi chrétienne. En ce jour saint, je veux vous faire part d’une crise particulière : la crise monothélite. Le mot ‘monothélisme’ est formé du grec monos, « seul » et ethelô, « vouloir ». Comme la quasi-totalité des crises, si ce n’est la totalité, le monothélisme est une crise christologique. Elle consistait à reconnaître dans la Personne du Christ une seule Volonté.

jésus mont des oliviersNous sommes au début du VIIe siècle. Mais des siècles précédents, des débats houleux avaient eu lieu sur la personne du Christ. Les questions de savoir si cet Homme était Dieu ou non ont été discutées. Les questions autour des deux Natures de ce Christ ont été discutées gravement… La question de la Trinité a déjà été tranchée. La question de savoir si Marie est mère de Dieu ou non a déjà été tranchée à Ephèse au Ve siècle – contrairement à ce qu’on peut croire, la déclaration de « Marie mère de Dieu », n’a rien à voir avec un culte à la Mère du Christ, il s’agissait avant tout d’un débat, une querelle christologique. Les adoptianistes, l’arianisme, Marcion, les ébionites, le docétisme et d’autres hétérodoxies telles que le pélagianisme ont déjà été réfutées !

De nombreux débats ont déjà eu lieu, mais seulement il reste des problèmes inextricables dans la foi chrétienne. La personne du Christ ne fait pas accorder tous les camps. D’où proviennent les divisions ? Tout simplement de l’année 451 : année du concile de Chalcédoine. Le sujet ici n’étant pas le concile de Chalcédoine (nous en reparlerons dans l’avenir), nous montrons simplement ses concluions. Le concile avait en effet affirmé un duophysisme, c’est-à-dire qu’il avait reconnu en Christ deux Natures distinctes en une seule Personne. La formule de Chalcédoine (Ve session) s’exprime ainsi :

« Un seul et même Christ, Fils, Seigneur, l’unique engendré, reconnu en deux natures, sans confusion, sans changement, sans division et sans séparation, la différence des natures n’étant nullement supprimée à cause de l’union, la propriété de l’une et l’autre nature étant bien plutôt gardée et concourant à une seule personne et une seule hypostase[…] »

Cependant, cette conclusion ne fait pas l’unanimité. Les Eglises des trois conciles, encore connues sous le nom d’Eglises orthodoxes orientales, rejettent la conclusion du concile de Chalcédoine. Eglises des trois conciles, car elles ne reconnaissaient que le premier concile de Nicée (325), le premier concile de Constantinople (381), et le concile d’Ephèse (431). Pas de panique, nous reviendrons sur tous ces conciles sur ce blog. Ce qu’il faut retenir, c’est tout simplement que les Eglises des trois conciles, n’admettant pas les conclusions de Chalcédoine, se séparent ainsi de l’Eglise officielle. Pour ces Eglises, le Christ n’a qu’une seule nature, et elle est divine. En fait, ces Eglises professent qu’il y a deux natures dans le Christ, mais que la nature Divine a, en quelque sorte, absorbé la nature humaine – c’était la formule d’un certain Eutychès. Cependant, les Eglises des trois conciles ne sont pas vraiment partisanes du monophysisme d’Eutychès, mais elles adoptent une position plus subtile : le miaphysisme. Cette doctrine affirme qu’il y a dans le Christ une seule Nature (humaine et Divine). On peut donc ici observer la subtilité. Et donc, pour elles, la définition de Chalcédoine d’une personne en Deux natures distinctes ne convient pas. Le séparatisme est donc inévitable. Cependant, une alternative est proposée, par Serge, patriarche de Constantinople en ce temps : le monothélisme, énoncé en 616.

La doctrine monothélite avait pour but d’unifier l’Eglise officielle (l’Eglise chalcédonienne, notre Eglise donc), et les Eglises des trois conciles (non-chalcédoniennes, ou encore, Eglises orthodoxes orientales). Le monothélisme accepte le duophysisme de Chalcédoine, mais ajoute que le Christ réalise ses actions par une seule Volonté et une seule activité théandrique. Mais des théologiens tels que Sophrone de Jérusalem s’opposent à cette formule. La question n’est pas réglée de suite. Il faudra du temps pour répondre. Mais, attardons nous sur l’argumentation proposée par chaque camp…

En ce qui concerne le monoénergisme, Cyrus, Patriarche d’Alexandrie affirme : « L’unique et même Christ opérant ce qui est divin et ce qui est humain par une seule activité théandrique, comme le dit saint Denys »[1]. Cependant, il faut relever que Denys n’avait pas parlé d’une seule activité, mais plutôt d’une nouvelle activité.

Pour ce qui est du monothélisme, Sergius, Patriarche de Constantinople écrit :

« De même l’expression ‘deux opérations’ [dio-énergisme] scandalise un grand nombre parce qu’elle n’a jamais été employée par aucun des saints et recommandables prédicateurs des mystères de l’Eglise et qu’elle aurait pour conséquence que l’on confesserait deux volontés se comportant de façon contraire l’une par rapport à l’autre, comme si d’une part le Dieu Verbe avait voulu accomplir la passion salvatrice, et que d’autre part l’humanité qui est en lui avait résisté à sa volonté en lui étant contraire. Ce faisant, on introduirait deux êtres qui veulent des choses contraires – ce qui est impie – car il est impossible que, pour un seul et même sujet, deux volontés subsistent en même temps et par rapport au même objet »[2]

On peut d’emblée, remarquer que dans l’affirmation du Patriarche de Constantinople, il y a deux paralogismes. D’abord, le fait qu’une expression n’ait jamais été employée par les saints et les prédicateurs recommandables ne permet pas de déduire que cette expression est fausse. Le second paralogisme. Celui-ci est basé sur le fait que, s’il y avait en Christ deux volontés, la volonté humaine s’opposerait à la volonté Divine. C’est un raisonnement qui, loin d’être un simple à priori, est un argument à posteriori se basant sur le fait la Volonté humaine a une tendance à s’opposer à la volonté Divine. Sans tenir compte que, justement, le Christ était un homme parfait. Et l’opposition de la volonté humaine à la volonté Divine est due, entre autre, au fait que l’homme est pécheur, ce que le Christ, lui n’était pas. Car, il avait tout assumé de l’Homme, sauf le péché. Donc, vous l’avez compris, le monothélisme sera condamné ! Car, la doctrine de l’Eglise officielle reconnaîtra qu’il y a, effectivement, dans le Christ deux Volontés.

« Père, si tu voulais transporter cette coupe loin de moi; toutefois que ma volonté ne soit point faite, mais la tienne ». (S† Luc, 22, 42 ; Bible Martin)

La réponse de s† Maxime le Confesseur, apparaît ainsi : Le Christ (une seule et même hypostase), par sa volonté Divine (qu’il a en commun avec le Père et le Saint-Esprit), et par sa volonté humaine (qui lui est propre) ; les deux volontés étant en accord ; veut notre Salut. Par sa volonté Divine, le Christ veut notre Salut ; par sa volonté humaine, le Christ veut notre Salut. Il y a donc, en Christ Jésus, deux volontés ; celles-ci veulent la même chose : le Bien (le Salut de l’Humanité). La Volonté humaine du Christ ne s’oppose pas à la Volonté Divine, mais est soumise à celle-ci.

2014-04-18 21.45.11 (1)

En 649, saint Martin Ier, successeur de Théodore Ier,  convoque un concile de Latran, dans lequel le monothélisme est condamné. L’affirmation de la dualité des volontés est maintenue, et Martin anathématise les Patriarches défendant la doctrine qui soutient une seule Volonté dans le Christ… Dans le canon 10 du Concile de Latran :

« Si quelqu’un ne confesse pas, selon les saints Pères, en un sens propre et véritable, deux volontés [thelèmata] du même et unique Christ notre Dieu unies ans un plein accord [sumphuôs], la divine et l’humanité, puisque selon chacune de ses deux natures il était, par nature, à même de vouloir notre Salut, qu’il soit anathème ».

Le pape s† Martin Ier, pour avoir refusé le monothélisme et avoir prononcé l’anathème sur ceux qui défendaient cette doctrine, sera traduit en justice, lors d’un procès considéré comme violent. Mal traité, s† Maxime le Confesseur quant à lui,  on lui coupera la main (car, c’est elle qui servait à écrire), et la langue (car, c’est elle qui servait à parler). D’où le nom « le Confesseur ». Peu importe, au IIIe concile de Constantinople (680-681), le monothélisme sera anathématisé ! En définitive donc, il faut reconnaître (selon la formule orthodoxe) qu’en Christ, il y a deux Volontés ! La volonté humaine ne s’opposant pas à la volonté Divine. C’est la position actuelle de l’Eglise. Mais, attention à ne pas mêler les choses en ce qui concerne la Sainte Trinité. Il y a, en Elle, une et une seule Volonté.

« (…) et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix » (Philippiens 2, 8)

___________

  • [1] F.-X Murphy et P. Sherwood, Constantinople II et Constantinople III, Paris, 1974, p. 305.
  • [2] Ekthèsis, en 638; Théologie de l’agonie du Christ, trad. F.-M. Léthel, Paris, 1979, p. 37.

La Bible enseigne le culte des reliques


Par Nicolas, ancien protestant, second rédacteur.

 

Texte de frère Peter, USA.

La Bible sur les reliques des saints

 

reliquesLa Bible enseigne aussi que même les reliques de ces saints hommes sont vénérés et peuvent être miraculeuses. D’abord, dans Matthieu 9:20-22, on voit qu’une femme ayant touché le vêtement de Jésus fut guérie d’une hémorragie. Certes, Jésus était Dieu, et non pas un simple saint. Beaucoup de non-catholiques diront que c’est superstitieux ou idolâtre de vénérer les reliques des saints. Mais la Bible enseigne le contraire.

 

Les mouchoirs et des tabliers de Paul ont été miraculeux

 

Actes 19:11-12 – « Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul, au point qu’on appliquait sur les malades des linges ou des mouchoirs qui avaient touché son corps, et les maladies les quittaient, et les esprits malins sortaient. »

 

Paul n’avait pas seulement reçu des pouvoirs miraculeux, mais les mouchoirs et les linges qu’il aait touché étaient efficaces pour faire des miracles. On voit une chose similaire avec St Pierre. Dans Actes 9, St Pierre a ressuscité le mort. Dans Actes 5:15, on lit que son ombre était considérée comme efficace pour soigner et guérir miraculeusement.

 

 

Le manteau d’Elie partagea miraculeusement le Jourdain

 

Dans l’Ancien Testament, on voit le même enseignement biblique sur les reliques des saints. Dans 2 Rois 2 ( 4 Rois 2 dans la Bible catholique de la Vulgate ) , on voit que le manteau du prophète Elie se sépara miraculeusement du fleuve Jourdain.

 

2 Rois 2:13-14 – « et il releva le manteau qu’Elie avait laissé tomber. Puis il retourna, Et s’arrêta au bord du Jourdain ; il prit le manteau qu’Elie avait laissé tomber, et il en frappa les eaux … il frappa les eaux, qui se partagèrent çà et là, et Elisée passa. »

 

Les os du prophète Élisée ont ramené un homme à la vie

 

Un autre exemple d’une relique miraculeuse vient de 2 Rois 13:21 ( 4 Rois 13:21 dans la Bible catholique de la Vulgate ). On lit que les os du prophète Elisée étaient si puissantes qu’elles ramenèrent un homme à la vie.

 

2 Rois 13:21 – « Et comme on enterrait un homme, voici, on aperçut une de ces troupes, et l’on jeta l’homme dans le sépulcre d’Elisée. L’homme alla toucher les os d’Elisée, et il reprit vie et se leva sur ses pieds. »

 

Les os des saints sont dans les reliques les plus couramment utilisées par les catholiques. Loin d’être idolâtres ou superstitieuses, on constate que les reliques catholiques sont enracinées dans l’enseignement biblique et la pratique.

 

Evangile du Jeudi Saint !


lavement des pieds christAvant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est venu de Dieu et qu’il retourne à Dieu, se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.

Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! » Jésus lui déclara : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. »

Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : « Comprenez-vous ce que je viens de faire ? Vous m’appelez ‘Maître’ et ‘Seigneur’, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.

Evangile selon s. Jean, XIII, 1-15

Comme d’habitude, lorsque le Christ s’adresse à un disciple particulier, c’est toujours à Saint Pierre. Mais, le jeudi saint n’est pas seulement la scène du Lavement de pied ! C’est aussi :

L’institution de l’Eucharistie !

Remarquez qu’il y a ici un lien. Le Christ, lors du Lavement des pieds parle de Pureté, il est évident que l’Eucharistie, également, a cette Valeur de Purification, et même, Elle est salut ! S’il est vrai que Notre Salut est déclenché par le ‘Oui’ de la Mère du Seigneur, il est encore plus imminent lors de la dernière Cène : puisque, le dénouement final touche à sa fin. Demain, et le jour suivant, nous aborderons un grand débat théologique – en lien avec le Salut, sur la Personne du Christ. Entre temps, Prière.

Comme conseil personnel, je vous invite – en tout cas sont qui y arrivent – à veiller cette nuit : entre minuit et 3h du matin ! Veillez avec le Seigneur ! La veille, selon le temps que vous voudrez (une heure, deux heures, 30 minutes, 15 minutes)… Priez le Seigneur !


Anima Christi, sanctifica me.
Corpus Christi, salva me.
Sanguis Christi, inebria me.
Aqua lateris Christi, lava me.
Passio Christi, conforta me.
O bone Jesu, exaudi me.
Intra tua vulnera absconde me.
Ne permittas me separari a te.
Ab hoste maligno defende me.
In hora mortis meae voca me,
Et jube me venire ad te,
Ut cum Sanctis tuis laudem te
In saecula saeculorum.

Pour la récitation du Anima Christi (en français), prière de l’exécuter avec le vouvoiement !

La Bible enseigne que les saints sont des modèles


Par Nicolas, ancien protestant, second rédacteur.

 

Texte de frère Peter, USA.
 

La Bible enseigne que Dieu a sauvé 276 personnes pour St Paul

 

saint_paulLes saints sont des modèles d’imitation, car de grands saints gagnent tant de grâces et tant de faveur avec le Christ que leur intercession, par la grâce de Jésus-Christ, peut littéralement aider à sauver des vies et des âmes. Par exemple, dans Actes chapitre 27, on lit que Paul était sur un bateau en route pour l’Italie. Une grande tempête se leva, menaçaant de détruire le vaisseau et de tuer tout le monde à bord.

 

Actes 27:21-23 – « On n’avait pas mangé depuis longtemps. Alors Paul, se tenant au milieu d’eux, leur dit : O hommes, il fallait m’écouter et ne pas partir de Crète, afin d’éviter ce péril et ce dommage. Maintenant je vous exhorte à prendre courage; car aucun de vous ne périra, et il n’y aura de perte que celle du navire. Un ange du Dieu à qui j’appartiens et que je sers m’est apparu cette nuit, et m’a dit : Paul, ne crains point; il faut que tu comparaisses devant César, et voici, Dieu t’a donné tous ceux qui naviguent avec toi. »

 

Un ange lui a dit que tous les hommes seraient sauvés parce que Dieu les a tous donné à lui. Songez-y. Ça montre la profonde puissance d’intercession qu’ont les saints hommes. En tout, Dieu a sauvé 276 hommes pour Paul.

 

La Bible enseigne que les saints doivent être distingués en tant que modèles.
Voilà pourquoi l’Eglise catholique canonise les saints.

 

Philippiens 3:17 – « Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. »

 

Voilà pourquoi l’Eglise catholique canonise les saints, et les élève pour notre imitation et vénération. En fait, la Bible le fait précisément – les distinguent en tant qu’exemple – avec les champions de la foi dans l’Ancien Testament.

 

Jacques 5:10 – « Prenez, mes frères, pour modèles de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. »

 

Hébreux chapitre 11 passe au travers d’une liste entière de modèles de foi et d’actes de l’Ancien Testament afin de les signaler pour l’admiration et l’imitation. Hébreux 12:1 décrit ces saints comme une nuée de témoins.

 

Hébreux 12:1 – « Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte. »

Seule la conception catholique du Ciel est conforme à la Bible


Par Nicolas, ancien protestant, second rédacteur.

 

Texte de frère Peter, USA.
 

Hébreux 12 : Le chrétien s’approche devant les ‘esprit des justes parvenus à la perfection
(les saints dans le Paradis)

 

Tournons-nous maintenant vers le chapitre 12 d’Hébreux. C’est un chapitre très important à l’égard de ce thème. Dans Hébreux 12, on trouve une description de l’Eglise de Jésus-Christ et de sa majesté céleste. Notez que le chrétien, en s’approchant de la description céleste de l’Église, s’approche des esprits des justes parvenus à la perfection ( les saints ). Laissez-moi le dire encore une fois : il s’approche des esprits des justes parvenus à la perfection : les saints dans le Ciel. Le chrétien est averti de s’approcher devant tout ce qui suit :

 

Hébreux 12:22-25 – « Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le choeur des anges, de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel. Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle… »

 

Les esprits des justes parvenus à la perfection, les saints, sont dans les cieux. On voit qu’ils sont éminemment inclus dans la description de ceux vers qui s’approche le chrétien dans l’image de l’Eglise céleste. Ça donne plus de crédibilité au fait que les prières pour eux, et leur intercession, sont fondées bibliquement et sont d’une valeur inestimable. C’est parce que Dieu est glorifié, non pas dénigré, par ses saints.

 

Dieu est glorifié par Ses saints

 

2 Thessaloniciens 1:10 – « lorsqu’il [ Jésus ] viendra pour être, en ce jour-là, glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru… »

 

Les saints ne diminuent pas la gloire de Dieu; au contraire, ils l’augmentent. Ils mettent en évidence les choses grandioses et extraordinaires que fait Dieu avec ceux qui le servent. Ceux qui sont le plus proche du roy peuvent obtenir des faveurs qui ne sont pas toujours données à ceux qui sont davantage éloignés de Lui, comme dans toute autre hiérarchie, famille, entreprise, équipe, etc. C’est la conception catholique et véritable du Ciel

 

La conception catholique du Ciel, qui reconnaît l’intercession et la juste place des saints,
rend pleine gloire à Jésus – la conception protestante Lui retire la gloire

 

Pour faire une analogie, la conception catholique du Ciel est comme le magnifique palais d’un roy, où se trouvent des dizaines de fonctionnaires et agents aux degrés différents. Ils sont au service du roy et lui ont tout consacré. Ils sont Ses vrais amis, en plus d’être Ses serviteurs. Leur joie, leur vie de service, et leur exemple extraordinaire, frappent de crainte chaque visiteur.

 

Tous les serviteurs du roy possèdent leur propre splendeur. Elle leur a été donné en raison de leur place d’honneur dans le palais. Le roy a accordé à tous une partie de sa propre gloire avec Lui, même si la leur est infiniment plus petite que la sienne. Leur gloire personnelle contribue à la gloire de tout le palais. La gloire profonde des serviteurs du roy et des amis frappent à merveille. Quelle doit être la gloire unique du roy en lui-même, que servent tous ces gens ?

 

Tandis que vous voyez plus du palais, et que vous vous rapprochez du roy, la gloire de ses amis et de ses serviteurs augmente. Tout comme dans la création en elle-même, l’arrangement éclatant du dessein de Dieu est un délice pour les yeux – avec des vues aussi diverses passant des montagnes enneigées à l’écoulement des rivières, à la jungle verte et aux bois magnifiques – il y a dans le Ciel une variété incalculable de personnes ; chacune ayant une histoire différente, un procès différent, un sacrifice différent, un don différent, qui furent tous dévoués et utilisés au maximum pour Dieu, et qui ont culminé en un bonheur parfait dans le Ciel. Cette variété étonnante – cet ordre brillant de l’armée céleste – inspire à aimer davantage le Tout-Puissant et à le craindre. C’est la conception catholique du Ciel et de la hiérarchie céleste. En vérité, la gloire des saints n’enlève en rien la gloire de Dieu, mais elle la grossit. Comme l’a dit Marie :

 

Luc 1:46 – « Et Marie dit : Mon âme exalte le Seigneur. »

 

La conception protestante est très différente. C’est comparable à un palais n’étant rempli que de son roy. Dans ce palais, il semble n’y avoir personne d’ autre présent. Quel est le roy le plus glorieux? Quelle est la véritable image du royaume céleste ? Laquelle est biblique ? La réponse c’est que la Bible enseigne la conception catholique, la communion des saints.

 

La Bible enseigne la conception catholique du Ciel, de Jésus et des saints
- elle n’enseigne pas la conception protestante –

 

Daniel 7:10 – « Un fleuve de feu coulait et sortait de devant lui. Mille milliers le servaient, et dix mille millions se tenaient en sa présence. Les juges s’assirent, et les livres furent ouverts. »

 

Ce passage est frappant, non seulement parce qu’il révèle la puissance impressionnante du jugement et la prescience de Dieu, mais aussi parce que le nombre ahurissant de serviteurs qui lui donnent leurs soins rend l’image encore plus captivante.

 

Matthieu 25:3 – « Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire. »

 

Dieu vient avec et est glorifié par Ses ministres, Ses anges et Ses saints.

 

Bible Martin, Jude 1:15 – « Voici, le Seigneur est venu avec ses Saints… »

 

Comme on le voit, la conception catholique est de façon très claire la conception correcte et biblique du Roy céleste et de l’ordre de la hiérarchie céleste.

Le culte des anges est biblique


Par Nicolas, ancien protestant, second rédacteur.

 

Texte de frère Peter, USA.
 

L’importance et la fréquence des anges dans le plan de Dieu

 

Comme appui supplémentaire de l’enseignement de la Bible sur l’intercession des saints, on doit considérer l’enseignement de la Bible sur l’intercession des anges.

 

1 Chroniques 21 à 18 ( 1 Paralipomènes 21:18 dans la Bible catholique de la Vulgate) – « L’ange de l’Eternel dit à Gad de parler à David… »

 

2 Rois 1:3 ( 4 Rois 1:3 dans la Vulgate ) – « Mais l’ange de l’Eternel dit à Elie… toi, monte à la rencontre des messagers … et dis-leur… »

 

Actes 8:26 – « Un ange du Seigneur, s’adressant à Philippe, lui dit : Lève-toi, et va du côté du midi… »

A travers la Bible, on voit que Dieu utilise Ses anges. Il y a littéralement des douzaines de passages qu’on pourrait citer. Il les utilise pour délivrer Son message, pour donner Ses instructions, pour livrer Sa justice, et répondre aux prières.

 

Dieu répond aux prières de ses anges

 

Nombres 20:16 – « Nous avons crié à l’Eternel, et il a entendu notre voix. Il a envoyé un ange… »

 

Isaïe 37: 15, 20, 36 – « à qui il [ Ezéchias ] adressa cette prière :… Maintenant, Eternel, notre Dieu, délivre-nous de la main de Sanchérib… L’ange de l’Eternel sortit, et frappa dans le camp des Assyriens cent quatre-vingt-cinq mille hommes. »

 

Dieu répond aux prières en envoyant Ses anges. C’est clair.

 

Les anges sont également implorés, suppliés, et priés

 


saint pierre délivré par l'ange du seigneurLa communication et l’intercession des anges en faveur de Dieu sont si fréquentes, si naturelles, si étroitement liées au dessein de Dieu, comme le montrent des dizaines de passages , que les anges ne sont pas seulement envoyés par Dieu, mais ils sont implorés et suppliés par les hommes. Les anges sont demandés ; ils sont implorés par le peuple de Dieu, pour des réponses et pour l’assistance, dans leurs besoins temporels et spirituels.

 

Juges 6:12-13 – « L’ange de l’Eternel lui apparut, et lui dit : L’Eternel est avec toi, vaillant héros ! Gédéon lui dit : Ah ! mon seigneur, si l’Eternel est avec nous, pourquoi toutes ces choses nous sont-elles arrivées ? »

 

Ici, on voit que Gédéon implore l’ange. Ça signifie qu’il réclame quelque chose à l’ange ; il lui demande quelque chose. Dans le Livre d’Osée, on constate que Jacob adresse des supplications à un ange. Une supplication c’est une demande humble ou sérieuse ; c’est une prière. La traduction de la Bible Darby dit que Jacob ‘demanda grâce’ à l’ange. Demander grâce signifie prier.

 

Osée 12:4 – « Il [ Jacob ] lutta avec l’ange, et il fut vainqueur, Il pleura, et lui adressa des supplications

 

Donc, la Bible enseigne que non seulement les anges transmettent des messages de Dieu, infligent Sa justice, sont envoyés en réponse aux prières, mais ils sont aussi priés. Ça n’est pas parce que les anges sont Dieu, bien sûr, mais parce que les anges sont des serviteurs puissants et surnaturels du Très-Haut, qui ont une relation étroite avec Lui dans le Ciel. Voici un autre passage pertinent:

 

Luc 1:10-13 – « Toute la multitude du peuple était dehors en prière, à l’heure du parfum. Alors un ange du Seigneur apparut à Zacharie … Zacharie fut troublé en le voyant, et la frayeur s’empara de lui. Mais l’ange lui dit : Ne crains point, Zacharie; car ta prière a été exaucée … »

 

On voit que l’ange a entendu la prière et a répondu. Après avoir considéré certains de ces faits et passages, certains non-catholiques pourraient dire : ‘ok, vous avez montré que la Bible enseigne que les anges répondent aux prières et peuven même , peut-être, être priés. Mais ça se réfère aux anges, pas aux saints’. En réponse, je leur demanderais d’examiner attentivement ces paroles de Jésus:

 

Jésus dit que les saints seront comme les anges de Dieu

 

Mathieu 22:29-30-« Jésus leur répondit : Vous êtes dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Ecritures, ni la puissance de Dieu. Car, à la résurrection, les hommes ne prendront point de femmes, ni les femmes de maris, MAIS ILS SERONT COMME LES ANGES DE DIEU DANS LE CIEL. »

 

Jésus enseigne que les saints de Dieu dans le Ciel sont comme les anges. Ce que Jésus dit ici s’applique non seulement après la résurrection finale, mais dès maintenant pour les saints dans le Ciel. Car dans le même chapitre, Jésus poursuit par parler comme vivants des justes décédés Abraham, Isaac et Jacob ( Mathieu 22:32 ). La version de ce passage dans l’Evangile de Luc fait encore plus clairement ressortir cette vérité.

 

Luc 20:34-36 – « Jésus leur répondit : Les enfants de ce siècle prennent des femmes et des maris; mais ceux qui seront trouvés dignes d’avoir part au siècle à venir et à la résurrection des morts ne prendront ni femmes ni maris. Car ils ne pourront plus mourir, parce qu’ils seront semblables aux anges, et qu’ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection. »

 

Donc, les saints dans le Ciel sont comme les anges. Les anges rendent-ils la justice de Dieu? Oui. Les anges répondent-ils, en faveur de Dieu, aux prières envoyées au Ciel ? Oui. Les anges reçoivent-ils supplication et prière ? Oui. Par conséquent, les saints de Jésus font toutes ces choses.

 

Maintenant qu’on a vu le lien entre les anges et les saints, on a besoin de considérer un peu plus de choses à cet égard. L’intercession des anges en faveur de Dieu est extraordinairement puissante et efficace. Les anges transmettent avec tant de précision le message du Tout-Puissant que, dans de nombreux passages, ça n’est pas totalement clair si c’est l’ange qui parle ou si c’est Dieu qui parle. Dans certaines descriptions bibliques, les deux se transforment en un, si vous voulez, parce que les anges sont au service complet du Tout-Puissant. Voici quelques exemples :

 

Zacharie 12:8 – « … La maison de David sera comme Dieu, Comme l’ange de l’Eternel devant eux. »

 

Luc 2:9 – « …un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux … »

Exode 3:2-4 – « L’ange de l’Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d’un buisson… L’Eternel vit qu’il [ Moïse ] se détournait pour voir; et Dieu l’appela … »

 

Les Anges dans le ciel ( et donc les saints ) sont intimement impliqués
dans le salut des hommes sous Jésus Christ

 

On voit l’importance que Jésus donne au témoignage des anges ( et donc des saints ) dans le passage suivant.

 

Luc 12:8-9 – « … quiconque me confessera devant les hommes, le Fils de l’homme le confessera aussi devant les anges de Dieu; mais celui qui me reniera devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu. »

 

En plus de Sa confession devant Son Père ( Matthieu 10 :32 ), Jésus considère Sa confession devant les anges comme extrêmement significative.

 

Jésus indique aussi que les anges sont intimement impliqués dans, et soucieux pour , la conversion et le salut des hommes. Regardez ce qu’Il dit ici:

 

Luc 15:10 – « De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. »

 

Cette déclaration de Jésus suggère que les anges ont un lien ( une influence ) avec le salut des hommes. Ils se réjouissent quand un homme se convertit, parce qu’ils désirent son salut, et leur intercession assiste sa conversion. Ils l’applaudissent , lui viennent en aide, prient pour lui. Voilà pourquoi les catholiques comprennent l’intercession des saints comme étant si importante, pareillement pour les prières leur étant adressées. Les saints dans le ciel sont comme les anges de Dieu. Lorsqu’on prie pour eux, ils prient Dieu en retour , qui accorde couramment Ses grâces en leur faveur, en raison de leur étroite relation avec Lui.

 

La Bible enseigne que les anges sont présents lors des assemblées de fidèles,
et que leur présence mérite l’honneur

 

1 Corinthiens 11:10 – « C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend. »

 

Ce passage concerne les foulards que les femmes doivent porter sur la tête lors du service du culte. Il dit qu’elles doivent se couvrir à cause de l’autorité des anges. Songez-y. Le passage aurait pu dire qu’une femme doit avoir un foulard sur sa tête à cause de Dieu. Mais il dit à cause des anges, ce qui indique que la vénération est également due à leur disposition. Au fait, dans l’Eglise catholique traditionnelle, les femmes couvrent leur tête à la messe. Cette tradition provient de ce précepte biblique.

 

La Bible décrit St Jean le Baptiste comme l’ange de Dieu

 

Pour compléter le point et la comparaison entre les anges et les saints hommes, on doit noter que Jésus décrit St Jean le Baptiste comme l’ange qui avait été prophétisé pour préparer son chemin.

Matthieu 11:10 – « Car c’est celui dont il est écrit : Voici, j’envoie mon messager devant ta face, Pour préparer ton chemin devant toi. »

 

Jean le Baptiste fut décrit comme l’ange de Dieu [ aggelon en grec ], car les anges et les saints agissent tous deux comme des messagers de Dieu. Ils sont une avenue pour Ses instructions, Ses grâces, et pour les réponses du Ciel aux prières.

La semaine Sainte : quelques précisions !


La Semaine Sainte commence le dimanche des Rameaux (célébration de l’entrée solennelle du Christ à Jérusalem), inclut le jeudi Saint (célébration de l’institution de l’Eucharistie et du Sacerdoce par le Christ) et le vendredi Saint (célébration de la Passion du Christ et de sa mort sur la croix). Elle s’achève avec la veillée pascale, pendant la nuit du samedi Saint au dimanche de Pâques (résurrection du Christ).

porter sa croixParmi les célébrations jalonnant cette montée vers Pâques – messe du dimanche des Rameaux, messe chrismale, messe de la Cène du Seigneur, office de la Passion, Vigile pascale et messe de Pâques – l’une d’entre elles tient une place particulière : la Vigile pascale. La Vigile pascale rassemble, par ses rites, tous les éléments du message de Pâques. Les baptêmes d’adultes et de jeunes, qui seront célébrés cette nuit-là, rejaillissent sur toute la communauté et rappellent à chacun les promesses de son baptême.

Dimanche des Rameaux. Paques – Rameaux

Six jours avant la fête de la Pâque juive , Jésus vient à Jérusalem. La foule l’acclame lors de son entrée dans la ville. Elle a tapissé le sol de manteaux et de rameaux verts, formant comme un chemin royal en son honneur. En mémoire de cet événement, les catholiques viennent à l’église, ce jour-là, avec des rameaux (de buis, olivier, laurier ou palmier, selon les régions) que le prêtre bénit au début de la messe. Les fidèles les emportent ensuite chez eux pour orner leur crucifix jusqu’au dimanche des Rameaux de l’année suivante.

Mercredi Saint

Le mercredi de la Semaine Sainte, de nombreux diocèses proposent la messe chrismale. Elle peut être fixée un autre jour de la Semaine Sainte : dans le rite catholique latin, la messe chrismale n’appartient pas, au sens strict, au triduum pascal. Si elle a lieu le plus souvent le Jeudi Saint au matin, elle peut être transférée à un autre jour, pourvu qu’elle soit proche de Pâques.

Beaucoup d’évêques, pour faciliter la participation des fidèles et des prêtres, choisissent un soir de l’un ou l’autre des jours saints, le lundi, le mardi ou le mercredi. Durant la messe chrismale, l’évêque consacre le saint chrême et bénit les autres huiles saintes.

Jeudi Saint

Jésus prend son dernier repas avec les douze Apôtres dans la salle dite du « Cénacle ». Saint Paul et les évangélistes Marc, Luc et Matthieu rapportent les récits de la Cène (première Épître aux Corinthiens, 11 ; Évangile selon saint Marc, 14 ; Évangile selon saint Luc, 22 ; Évangile selon saint Matthieu, 26) au cours de laquelle, en prenant le pain et le vin, le Christ rend grâce et offre son Corps et son Sang pour le salut des hommes.

Après ce repas de la Cène, l’heure de l’épreuve approchant, le Christ se rend au jardin des Oliviers avec les apôtres pour veiller et prier… Le Jeudi Saint, l’Église célèbre la messe « en mémoire de la Cène du Seigneur », puis les fidèles s’unissent à la prière du Christ ce soir-là, en veillant auprès du Saint- Sacrement (le pain et le vin consacrés au cours de la messe) jusque tard dans la nuit.

Vendredi Saint

Trahi par son disciple Judas, le Christ est arrêté. Il est accusé de semer le désordre par ses enseignements et surtout d’usurper le titre de Messie, c’est-à-dire de Fils de Dieu envoyé pour sauver les hommes. Interrogé par Ponce Pilate (gouverneur romain de la région), flagellé par les soldats, Il est condamné à être cloué sur une croix – supplice alors réservé aux criminels.

Chargé de la croix, le Christ gravit la colline du Golgotha (littéralement « Mont du crâne », autrement appelé « Calvaire ») et tombe plusieurs fois d’épuisement. Crucifié, Il expire au bout de quelques heures. Descendu de la croix par ses proches, Il est enveloppé dans un linge blanc (le « linceul ») et mis au tombeau… Les chrétiens sont appelés au jeûne (qui consiste à se priver de nourriture suivant l’âge et les forces du fidèle), démarche de pénitence et de conversion, expression de l’attente du Christ. L’office du Vendredi Saint, appelé « célébration de la Passion du Seigneur », est centré sur la proclamation du récit de la Passion (Évangile selon saint Jean 18, 1 – 19,42). Il est proposé aux fidèles un chemin de Croix qui suit les étapes de la Passion du Christ.

Samedi Saint

La célébration de la nuit du Samedi Saint au dimanche de Pâques est « une veille en l’honneur du Seigneur » durant laquelle les catholiques célèbrent Pâques, passage des ténèbres à la lumière, victoire du Christ sur la mort. C’est pourquoi, dans la nuit, le feu et le cierge de Pâques sont allumés, puis la flamme est transmise aux fidèles.

C’est aussi durant cette veillée – ou Vigile pascale – que sont célébrés les baptêmes d’adultes. Ils sont aussi l’occasion pour les fidèles de renouveler les promesses de leur baptême. Au cours de la Vigile pascale 2008, plus de 2675 baptêmes ont été célébrés (2700 en 2007, 2650 en 2006 et 2400 en 2005). Près de 80 % de ces catéchumènes ont entre 18 et 40 ans.

Pour les enfants, les jeunes et les adultes qui vont être baptisés au cours de la vigile pascale, Pâques résonne en événement inaugural de leur vie de chrétien.

A l’issue de leur chemin catéchuménat, vécu depuis plusieurs années, cette nuit pascale constitue un sommet pour leur initiation chrétienne ; Sommet signifié par l’ensemble de la liturgie qui célèbre la mémoire de Jésus Christ… Au cœur de la vigile, les rites spécifiques aux sacrements d’initiation sont parlants : La plongée dans l’eau, symbole de mort et de vie, passage à la résurrection dans le Christ. On est baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit… Au sortir de l’eau, les nouveaux baptisés seront revêtus du vêtement blanc. Ils le porteront au cours de certaines célébrations du temps pascal.

S’ils sont confirmés ce soir-là, il y aura le rite avec le saint chrême, la marque de l’Esprit Saint. Avec toute l’assemblée, ils recevront le cierge allumé. Tels des porteurs de la lumière de foi dans leur vie, ils participent à la liturgie eucharistique et communient pour la première fois. Ce qui est beau à voir et non moins significatif, c’est la joie rayonnante de ces nouveaux baptisés. Cette émotion profonde et toute simple mais qui en dit long sur la transformation humaine et spirituelle qu’ils sont en train de vivre. Ils sont les mêmes hommes, les mêmes femmes qu’auparavant mais tout autre quand même puisque résolument disciples de Jésus de Nazareth.

Dimanche de Pâques ; La resurrection

« Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rend au tombeau. La pierre a été enlevée… Les bandelettes ont été déposées… Le linge est roulé à part » (Évangile selon saint Jean, 20).

Étymologiquement, « Pâques » signifie « passage » : par ce passage de la mort à la Vie, le Christ a sauvé l’Homme du péché et l’a appelé à la vie éternelle. La Résurrection du Christ est l’accomplissement des promesses faites par Dieu à son peuple. C’est pourquoi la fête de Pâques, célébrée par une messe solennelle, est le sommet du calendrier liturgique chrétien. Ce jour d’allégresse est marqué dans les églises par la couleur blanche ou dorée, symbole de joie et de lumière.

Texte – légèrement modifié – issu de http://www.eglise.catholique.fr  - A partir du mercredi saint, je vous proposerai une réflexion qui s’articulera autour de la journée choisi, afin de nous permettre de mieux vivre ce temps saint. Des réflexions qui seront autour de la personne du Christ. Bonne semaine sainte à tous ! Soyons persévérants :-D

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